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de l'univers, obéir à cette loi d'équilibre qui empêche les mondes de s’entrechoquer, le corps humain de se
__ désagréger, la société de périr par l'anarchie. Il est . : tout aussi injuste et tout aussi odieux de persécuter les supérieurs au nom de l'égalité, que de persécuter e les inférieurs au nom de l'inégalité. Avant tout, la
société a besoin de cohésion et la crise actuelle ne
! peut, comme les crises antérieures, se dénouer que par
oo une transaction.
: C’est à une transaction qu'ont doute et les luttes des petits métiers contre les lignages, et des compagnons contre les maîtres, au xin° et au x1v° siècle: c’esl à une transaction qu'ont abouti les luttes religieuses du
. xw° siècle, les luttes politiques du xvmr siècle. C’est à une transaction qu’aboutira un jour la lutte sociale du xix° siècle et cette transaction assurera la marche régulière du progrès, en faisant la part de la liberté et de l'autorité, de l'élément individuel et de de: l'élément social, des droits et des devoirs de chacun. La conciliation entre la liberté et l'autorité, c'est l'autorité décentralisée, substituée à l'État centralisateur.
: ‘1 La conciliation entre l'élément individuel et l’élé-
ous ment social, c’est le groupement social des intérêts, |
oE substitué à l'isolement de l'individu. La conciliation entre les droits et les devoirs de 3
s chacun, c'est le développement de Pesprit social,
c'est-à-dire la morale de la fraternité, du désintéressement et de l'amour, substituée à la morale de l'égoïsme et de l’intérêt personnel. |
Tels sont les points que je voudrais € examiner d’ une
4 façon plus ADO