‹ L'Organisation de la PoliceChapitre 26 sur 57 · SD ON TE EL RP · texte numérisé non relu

SD ON TE EL RP

(1) Note du Secrétaire Général du Gouvernement Tunisien, en date du 20 Juillet 1885. (Arch. Sûreté Publique).

(2) Note du 20 Juin 1897. (Arch. Direction Sûreté Puique) V. Décret du 17 Avril 1807.

témoignage de confiance et de satisfaction pour ce service. » ({)

Lors de la discussion du budget de 1909, le même rapporteur déclarait : € Malgré l'importance du nouveau crédit demandé pour les commissaires et les agents, — crédit qui s'élève à 1.500.000 francs, supérieur de 80.000 francs à celui de l’année précédente, — la Commission l’a accepté intégralement, désireuse de marquer de façon effective sa sympathie à l'égard d’un personnel si intéressant. C’est dans le même sentiment qu’elle a voté les 273.000 francs portés à l’article « métériel » (2. Les crédits demandés par le rapporteur furent approuvés à la Conférence consultative.

La création de nouveaux postes, l'augmentation des effectifs dans beaucoup de localités, le relèvement des traitements à raison de la cherté de la vie sont des mesures réclamées avec autant d’insistance que de raison. La Conférence consultative est d’ailleurs intéressée au bon fonctionnement de la Sûreté publique, puisque la plupart de ses membres sont des colons et des commerçants. Or, il est d'expérience que le maintien de l’ordre et de la sécurité permet seul le développement de la colonisation et du commerce,enmême temps qu’il a pour

(4) Rapport du Rapporteur de la commission d'administration. V. Procès-Verbaux de la Conférence : 31e Session, Novembre 1907. pp. 598 et 606.

(2) V. « Journal Officiel Tunisien » No 22 qi 17 Lu None pp. 346 et 347.

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inévitable effet d'accroître la plus-value de la terre. Ces motifs ont donc encouragé puissamment les membres de honorable Assemblée à favoriser l’extension des Services de la Police.

Il est intéressant de relever ici la statistique des crédits affectés à la Police depuis 1898, date à laquelle l'influence de la Direction de la Süreté publique a commencé à se faire sentir d’une façon effective. Le tableau ci-contre,que nous empruntons au rapport annuel sur la situation de la Tunisie, donne une idée exacte de l’accroissement continu des dépenses : (1)

(1) V. Rapports de 1898 à 1908.

ANNEES PERSONNEL | MATÉRIEL 1898 443.447 | 46.009 1899 447.037 63.575 1900 535.964 76.953 1901 603.711 108.957 1602 631.048 94.974 1903 648.884 195.660 1904 705.646 148.194 1905 774.728 149.354 1906 898.049 195.762 1907 952.193 201 .714 1908 1.156.800 231 .100 1909 1.234.600 973.900

Le Budget de la Police s’est donc accru en onze ans de 971.860 francs. L’élévation progressive des crédits du personnel a porté simultanément ; 10 gur la création des commissariats et Postes de Police ; 2° sur l'augmentation numérique du personnel dans les principales villes ; 3° sur l'élévation des traitements. On remarquera l'importance des crédits accordés à la Direction de la Sûreté publiblique pour l’année 1909, crédits qui s’élèvent à 1.508.500 francs. Le personnel absorbe à lui seul

une somme de 1.234.600 francs. IL a fallu, en effet, renforcer les effectifs pour assurer la surveillance de la population ouvrière accrue du fait du développement rapide et continu de l’industrie minière ; d'autre part, en présence de l’aggravation des conditions de la vie, l'Administration a dû relever dans de notables proportions le traitement des commissaires et agents de police. Il en est résulté des dépenses qui ont exigé de la part du Gouvernement du Protectorat un sacrifice important. Nous avons vu combien la Conférence consultative .a accueilli favorablement les demandes de crédit présentées par l'Administration chaque fois qu’elles ont été soumises à son approbation. Et nous devons à la vérité de dire que le personnel de la Police, dont le zèle et la discipline sont au-dessus de tout éloge, a su apprécier la situation nouvelle qui lui a été faite. (1)

Il faut espérer que cette réforme, qui a reçu la haute approbation de M. Pichon, alors Résident Général, et du Secrétaire Général du Gouvernement Tunisien, aura les plus heureuses conséquences, notamment en ce qui concerne le recrutement et la stabilité des agents et gradés. (2)

(4) Notons que depuis le 1er Janvier 1910 les crédits relatifs au service anthropométrique ont été rattachés au budget de la Sûreté Publique. Jusqu'à cette date, le chef de ce service émargeait au budget du Service Pénitentiaire.

() Les chiffres que nous pourrions citer ici n'auraient qu'un intérêt relatif, puisque les traitements sont essentiellement

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Sous la rubrique « Matériel », figure au budget une somme de 273.900 francs. Les dépenses les plus importantes sont dues à la location et à l’aménagement de nouveaux Commissariäts et postes de police ; à l'achat de bicyclettes et de chevaux, nécessité par la création et le renforcement des brigades cyclistes et du corps des gardez de police à cheval ; à l'habillement, à l'armement et à l’équipement des agents. Depuis la mise en exploitation d'importantes mines, notamment celles de Metlaoui, de Kalaa- Djerda, de Kaala-es-Senam, du Djebel Djerissa, de Bir-Lafou, qui a nécessité l'installation de postes de police, la Direction de la Sûreté publique a obtenu des Sociétés intéressées, la construction de locaux destinés au logement du personnel à titre gratuit. :

Une somme de 1.200.000 francs lui a été d'autre part attribuée par le Gouvernement pour la construction de postes de police dans les centres de colonisation.

Un certain nombre de postes sont ainsi construits

variables et susceptibles d’être élevés tous les ans. Pour plus de développement : Cf., le Rapport sur la situalion de la Tunisie que fait paraître chaque année le Ministère des Affaires Etrangères. Toutefois, pour bien montrer l'effort fait par l'administration en faveur du personnel, faisons remarquer qu’en 1902 le traitement des agents français variait de 1080 fr. à 1440 fr., et celui des agents indigènes de 600 à 1000 fr. Le traitement de début est aujourd’hui de 1200 fr. pour les premiers, pour s’élever ensuite de 1400 à 2000 fr. Pour les agents indigènes, le traitement de début est de 800 francs, pour s'élever ensuite de 1.000 à-1.600 francs.

chaque année sur les terrains domaniaux. Les dé-

penses relatives à la location d'immeubles sont, par suite, diminuées d'autant chaque année.

Ce rapide aperçu du Budget de la Police permet d'apprécier la place que tient. la Sûreté publique dans les préoccupations du Gouvernement. Mais ce

\ budget n’a pas atteint son apogée ; ilest certain, en. |

présence de l'essor industriel de Ja Régence, qui

favorise l'immigration de nombreux ouvriers étran- S gers, que l'accroissement des dépenses relatives à la police est inévitable encore pendant un certain

| nombre d'années.

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