PAM
Vers la fin du XVITe siècle, une révolution générale créa l'indépendance des souverainetés barbaresques en substituant la souveraineté locale à t’autorité ottomane, dont l'action ne sétait pas restreinte, en Tunisie, qu’aux villes du littoral (1).
À la suite de cette révolution, Houssein-ben-Ali, Agha de la Kasbah, imposa son autorité. Proclamé Bey par ses troupes en 1705, il fut le fondateur de la dynastie actuelle.
Cet affermissement du pouvoir local n’entraina dans l’ordre politique aucun changement. La source de la souveraineté était toujours personnelle ; l'administration resta rudimentaire et se contenta presque exclusivement de veiller au maintien de l’ordre. Tous les six mois, une colonne militaire parcourait le pays ; à l'origine, le bey accompagnait les troupes, rendait la justice, percevait l'impôt. Maintenues par des forces supérieures, les tribus se plièrent peu à peu à l’hégémonie des nouveaux princes. Somme toute, les conséquences du nouveau régime profitèrent à la Tunisie. En même temps que la politique des Beys acquérait plus de stabilité, leur intérêt s’identifiait davantage avec celui des populations. [ls réprimèrent les désordres, et, grâce à la paix qu'ils firent régner, la production
(1) En sens contraire : « La Tunisie » op. cit. Tome Il. p. 4. Il y avait des garnisons turques dans les villes de l’intérieur aussi bien que sur la côte. (Ex. : Kairouan, Béja, Le Kef, etc.)