II. — Visites fréquentes des Collectivités indigènes
En théorie, chaque tribu doit être visitée au moins une fois par mois par un officier des Affaires indigènes, qui règle sur place les questions qui peitvent l’être sans l'intervention des Chcfs indigènes.
Dans la pratique, ce n’est pas une fois par mois, mais plusieurs fois par mois que toutes les fractions sont visitées par des officiers en tournée. (1) Leurs chevauchées à travers des régions presqu’exclusivement peuplées d’indigènes, sont d'une grande utilité au point de vue de la sécurité de nos territoires du Sud.
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(1) V. Circulaire du 20 Mars 1884 prescrivant aux gouverneurs et ctls de subvenir aux besoins des officiers des bureaux des affaires indigènes en tournée (Zeys Tome I, p. 58) et Circulaire du 20 Octobre 1886, adressés par le Premier Ministre aux Caïds, relative aux fournitures à faire aux militaires français voyageant dans la Régence, (Officiel, 1886, 241).
III. — Stationnement d’Officiers sur les points éloignés des centres administratifs.
En dirigeant loin de leur centres de surveillance les travaux d'utilité publique, les officiers des Affaires indigènes s'efforcent de se concilier les sympathies des indigènes en s'intéressant aux détails de leur existence. Ils découvrent ainsi les causes de souffrance et de mécontentement à l’état latent et se rendent compte des aspirations légitimes dont la satisfaction est de nature à attirer à nous les populations. On comprend facilement toute l'importance de cette pratique qui permet à l'autorité supérieure de prévenir bien des actes regrettables. En effet, il se peut que des chefs de tribus exaspèrent leurs administrés par des procédés tyranniques, au point de leur faire prendre les armes. Il se peut aussi, qu’une grande misère, oc:asionnée par la sécheresse ou une crise commerciale quelconque, incite les indigènes. à commettre des vols ou même des assassinats.
Les officiers se rendront compte de ces différents états de chose et pourront ainsi provoquer des mesures à l'effet de les faire cesser.