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Rapports annuels de la Caisse postale d'épargne

t à Primes et Montant des assu- aitrés frais Nombre d’as- rances payés Date surances en milliers de zl.

el KE

SLMTEC 101925 ON 6.030 | 18.769 | QPAGIl

| 1 | 31 déc.1929 T5) 15.507 | 54.462 | 2.101

| | | 31 déc. 1930 ..:. | 39.059 | 103.849 | 3.160

Il est intéressant de remarquer qu’à la fin de 1930, on constatait les pourcentages suivants :

Assurances pour des sommes :

heidépassant pas 200071 PME SRE HR TES de 20006000 IPPME SRE ARERS LATE dé 000 10 000 MISERERE DOUCE

Nous voyons donc que la majeure partie des assurances porte sur de faibles sommes. Elles sont conclues dans une proportion allant jusqu’à 80 % par les classes laborieuses et surtout par les employés et les fonctionnaires. La Caisse postale d'épargne remplit ainsi son but qui est de rassembler, par la voie des assurances, les épargnes des classes peu aisées de la population, épargnes, qui, autrement, auraient été perdues pour le marché national du crédit.

C) Politique de caisse de la P. K. O.-— Avant de passer à l’étude des opérations actives de la P. K. O. et à l’utilisation des capitaux accumulés par elle, il fœut dire quelques mots de sa politique de trésorerie, ce problème étant en effet très étroitement rattaché à toute sa politique de crédit et de placement.

Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, le caractère de la très grande majorité des ressources de la Caisse postale d'Epargne est d’être exigible à vue.

La politique de placement de ses capitaux doit être, par conséquent, extrêmement prudente, la nécessité de devoir satisfaire, à chaque moment, à toute demande de remboursement est pour la P.K.0., plus que pour une autre ins-

titution financière, de toute première importance. Le pivot autour duquel tourne toute la politique financière de celle-ci, c’est le problème du maintien d’une liquidité suffisante de ses actifs par rapport aux capitaux qui lui sont confiés.

En effet, la Caisse ne possède pas de capital social: capitaux propres, (réserves, etc.) restent infimes par rapport à la totalité des capitaux empruntés. Elle opère exclusivement avec ces derniers qui, se composant de faibles dépôts d'épargne, de soldes des comptes chèques-postaux et seulement, en dernier lieu, de capitaux provenant des opérations d'assurance, de dépôts à prime et de dépôts valorisés, n'ayant pas un caractère d’exigibilité immédiate. Ceux-ci sont cependant encore insignifiants par rapport à la totalité des capitaux dont dispose la P. K. O.

Il est néanmoins évident que, malgré la grande prépondérance des capitaux à vue, elle n’a pas à craindre de trop fortes secousses. En effet, le nombre des participants à la circulation des chèques postaux et celui des déposants est fort grand; ceux-ci sont en outre dispersés sur tout le territoire de l'Etat et ils appartiennent à toutes les professions. Ainsi, la P. K. O. n’est pas très exposée au danger d’une sortie massive et sans retour des capitaux. De grandes oscillations existent cependant, celles-c1 augmentent toujours davantage lorsque surgissent certaines difficultés économiques ou sociales! C’est pour cela aussi que le principe, mis actuellement au premier plan, est qu'une liquidité suffisante des capitaux de l’institution doit être maintenu et que, dans la politique de crédit, la Caisse doit agir avec prudence et circonspection, pour sauvegarder les fonds qui lui sont confiés.

Il faut toutefois insister sur ce que le prestige de l’institution et la confiance de la population envers elle marquent un progrès remarquable dans ces quelques dernières années.

Voyons maintenant l'application de'ces principes, c’est-à-dire quelle a été la proportion des actifs immédiatement disponibles par rapport aux passifs exigibles à vue. {Voir tableau

suivant)?.

1. Mentionnons le fort retrait des dépôts qui eut lieu lors de la crise de 1925, également à la P. K. O. Ceci s'explique par le fait que les déposants voyant que la poste ne rembourse plus de 1001. par jour, l’ont identifié avec les banques envers lesquelles la confiance avait alors complètement disparu.

2, Rapport de la P. K. O. pour l’année 1930, p. 59.

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En analysant les chiffres du tableau ci-dessus, nous voyons que les postes « Caisse » et « Disponibilités » destinés à parer à toute éventualité sont en augmentation constante. La diminution de 1929 s'explique par le fait que la P. K. O., soucieuse de la rentabilité de ses capitaux, a retiré une partie des disponibilités à la Banque de Pologne, qui ne sert aucun intérêt, et les a employées en opérations d’escompte de traites de la plus haute sécurité. Ce genre d'opérations connut cependant une diminution en 1930 et à partir du mois de septembre de cette année l’encaisse tend à augmenter.

Ce poste qui représentait à la fin de 1924 8 %, des exigibilités à vue, 15 % à la fin de 1995, 29 % en 1926, 23 en 1927, 22% en 1928, tombe à la fin de 1929 à 14 ©, et à la fin 1930 à 13%. Après la période de crise de 1925 où d'importants retraits de dépôts se produisent et où la P. K. O. a beaucoup souffert de l'insuffisance de ses disponibilités, elle augmente considérablement la proportion de celles-ci par rapport aux exigibilités. La diminution du pourcentage à partir de 1927 se justifie par la renaissance de la confiance dans la population. La Caisse fait cependant des efforts pour augmenter ses disponibilités.

Bien que certains fléchissements du total des disponibilités par rapport à celui des exigibilités à vue se soient produites, les montants absolus augmentent cependant continuellement, (en dehors de l’année 1925) et restent toujours dans un rapport plus ou moins fixe avec l’augmentation des passifs immédiatement exigibles qui oscillent autour de 30% ; ils atteignent ainsi un pourcentage très important et suffisant pour que la sécurité de l’institution ne soit compromise à aucun moment:

La P. K. O. possède, en outre, une forte réserve sous forme de crédits importants auprès de la Banque de Pologne sur gage de ses titres, réserve qui, de cette facon, augmente ses liquidités latentes.

Mettons maintenant en évidence les actifs immobilisés en les comparant avec les capitaux propres.

(Voir tableau page suivante).

Les immobilisations de la Caisse n’augmentent ainsi en chiffres absolus que dans une très faible mesure; elles subissent, par ailleurs, une diminution continue par rapport aux totaux des bilans. Le pourcentage des immobilisations, par rapport aux capitaux propres, était au début très anormal, il tend ce-

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