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à 5 $ Coop. de créd. nouvellémenl créées dans les départements | Année n RS ro s < 8 Total | Centre Est | Ouest | Sud ER | | | | | | 1925402928 1 SE C0 62 13 42 | | | 1924 | 943 164) 45 | 64 | 18 | 37 | | | | | | 1925 | 1.573 | 537 | 190 | 215 22 | 110 | | | | | É 1926 | RE EE nt PE ET 27 98 I | | 1927 | 1.899 | 598 2120 Eloi 48 164157 | | | | | 1928 | 2.230 | 896 | 290 À| 364 51 toi | | | | 7 19298 0107190 ER CSS EE 2702 59 36 [269 | | |
tements du Centre et de l’Est où il reste d’une grande puissance, Par contre, ce mouvement dans l’ancienne partie allemande reste très faible, bien qu’une certaine recrudescence se fasse remarquer dans les dernières années et surtout à partir de 1927. Dans l’ancienne partie autrichienne le mouvement de création de coopératives se renforce considérablement à partir.de: 1927.
Il faut observer que parmi les deux types de sociétés coopératives de crédit, celles de Schulze-Delitsch et celles de Raiffeisen, les premières se concentrent en majorité dans l’ancienne partie prussienne où elles pourvoient également aux be-
1. Annuaires de statistique de l'Office Central de statistique.
soins de la population agricole. Ceci s'explique par le fait que les banques populaires de l’ancienne partie prussienne avaient un rayon d'action beaucoup plus restreint et que, d'autre part, des moyens de communication meilleurs, des conditions économiques et un niveau culturel de la population beaucoup plus élevés rendaient plus facile la pénétration de l'influence de ces banques parmi la population rurale. Par contre, dans les autres parties du pays, les grandes coopératives de crédit n’arrivaient pas à suffire aux besoins de la population agricole et ce sont surtout les petites caisses Raiffeisen qui pénètrent dans les villages, venant ainsi en aide à la petite propriété agricole. La population agricole des autres parties du paysest beaucoup plus pauvre et l’usure y faisait et y fait encore des ravages énormes. Il est, d'autre part, notoirement connu que ce sont uniquement les petites caisses type Raiffeisen ou autres, bâties sur un système analogue, qui arrivent à lutter avec succès contre cette plaie sociale qu'est l'usure. C’est pour cela que le type des caisses Raifeisen fut adopté par les chefs du mouvement coopératif avant la guerre en Galicie et aussi, à Pheure actuelle, dans les autres parties du pays. Le mouvement de création des caisses Raiffeisen est actuellement beaucoup plus fort que celui des coopératives du type Schultze-Delitsch: Les premières pénètrent toujours davantage dans l’ancienne partie allemande, bien qu'elles y restent encore en faible nombre.
Le mouvement de création de coopératives de crédit présente également un caractère différent suivant les différentes nationalités habitant la Pologne { Voir tableau page suivante?) :
Nous voyons que le nombre des nouvelles coopératives de crédit de la nationalité polonaise est très considérable par rapport aux sociétés coopératives des autres nationalités. Les pourcentages des coopératives de crédit polonaises nouvellement créées par rapport à l’ensemble des coopératives de crédit récemment fondées sont respectivement
RAM MAR ETS: 26.9 % RENE RME ER 67.7 % ROIS Dh RE NME 75.6 % SRE MERE 47.6 % 2 LORS AN ORNES 61.0 %.
CDS VAE 66.5 % ODA Le 47.3 %
1. Annuaires de statistique de l'Office central de statistique.
Nalionalité! 1923 | 1924 1925 1926 1927 1928 | 1929 ee | Ensemble du pays ........ 187 | 164 | 587 | 418 | 598 896 683 POIDS Re Libre 50 | 111 | 406 | 199 | 365 | 596 | 3230 UKTAIMICNTN EEE ERP EE EEE 3 | 5) : 48 | 16 | 50 80 168 BITEMANTOREE EEE cer 23 | 8 | 5) 7 | 10 | 20 10 IN Soonraicsonmmeone ts 94 | 36 | "7 | 165 | 144 | 185 173 NOMME ARS Es dote JE 4 | 7 | 11 FRS TETS 9 Départements Centre et Est | | 405 | 213 | 303 | 654 | 380 Polonaise ee Mu Ne 40 | 85 | 311 | TATAR) 262 | 493 | 241 Ükrainienne. 247.0. | 3 | 29 % | 11 | 15 19 AIIEMANTORPEEERPE EEE 13 | 18] 2 | 6 | 4 | 2 2 Juive ...….. Pobrs de 66 19 | 58 123 | 99 | 132 112 Non MXCeRE er ‘a à SD Ars 15 | 1 5 | 10 | 17 | 12 6 Dépariements de l'Ouest | | 20 Es 24 | 48 51 36 BOTONAIS RER PETER EE A PL O | 17 23 44 39 29 ATIEMANTE MERE PRET EEE 10 | 7 3 1 1 12 6 JUIVES PMR ARS EURE | | | 1 Doparenene Tue De | Abe 101 157 e 191 267 POLONAISE PEER PE RENTE 8 | 16 78 LOS PR 0 64 53 Ukrainiènne SR ET DEL Shaun | 2 19 9 50 65 149 ATIeMANTE ENS EAN RAr EE — — — —. | 2 6 2 TUE Pr PDO tee 28 | 16 13 62 | 45 | 53 60 NOn tiré REPORT LEE à | 3 | 2 | 1 | 12 | 3 3 |
1. Nationalité au sens ethnique. Parmi les sociétés coopératives ukraïniennes nous avons compris celles désignées dans les annuaires sous le nom de « ruthènes » et « polono-ruthènes ».
Une forte diminution du nombre des coopératives de crédit de nationalité polonaise, aussi bien en chiffres relatifs qu’en chiffres absolus, est visible cependant en 1929; par ailleurs, celui de nationalité ukrainienne augmente très intensivement Ce phénomène s'explique par le fait que le réseau des coopératives de crédit de la première catégorie de la population marque une forte progression dans les années précédentes, par contre, la politique de l’Union des coopératives ukrainiennes commence à s'intéresser toujours davantage à la création de coopératives de crédit, contrairement au plan antérieurement adopté.
Le mouvement de création de coopératives de crédit de nationalité juive ne subit pas de fortes oscillations à partir de 1926. Numériquement le chiffre de ces coopératives nouvellement créées reste toujours assez important. Leur pourcentage, par rapport à l’ensemble des coopératives de crédit récemment fondée :
CLOS PE ATEN e re 50.3 © LES) DNS Pr AN DS AGS CES 22.0
PATATE AE 13.2 % SO CO RE RC 44.3 % RON TONER En UE Sr 24.1 %, ARTS A is ee cn 20.7 0, OO D PL. a 25.3 Y
La coopération de la population allemande déploie une activité assez faible. Le plus grand nombre des coopératives de crédit allemandes nouvellement créées se trouvent dans les départements de l'Ouest, bien que même ici leur chiffre, par rapport à celui de la population polonaise, reste infime
Le nombre des coopératives de crédit disparues, pour des causes diverses, est actuellement assez important et s’explique par une activité plus intense de révision etde contrôle de la part du Conseil coopératif. Il n’est pas inutile de remarquer que la plus grande partie des sociétés coopératives de crédit disparues est formée de celles qui datent de la période de l’inflation ;
Total! 55". :0e0r 243 364 248 Dissolution volontaire ...... 66 159 112 — fOrCOe er Een Halo 186 114 FUSIONNER NME EEE 1 21 18 RAT teS Re ARR EPS Es 5 4 3
Il est impossible de faire une revue complète de l’activité de toutes les coopératives de crédit qui existent en Pologne, étant donné que seules les unions de révision établissent des statistiques relatives aux sociétés qui en font partie et que ces statistiques, quoique s’améliorant d’une façon notable dans ces dernières années, ne sont pas absolument complètes. Ainsi les statistiques de l'Office central de statistique, aussi bien que celles contenues dans les rapports du Président du Conseil coopératif, n’embrassent à l’heure actuelle que les sociétés coopératives envisagées dans les rapports des unions de révision. Pour avoir une idée de la grandeur des nombres notons qu’appartenaient aux unions de révision?.
en 1924 ..-.::09. $ dela totalité des-sociétés coop: — 1925 D DATES — — 1926 FSTOAS SNS rc.
— 1927 RFO 206 — — 1928 RPG — — 1929 lee CAS —
1, Rapports annuels du Président du Conseil coopératif.
2. Rapports annuels du Président du Conseil coopératif. Les évaluations du nombre total des coopératives faites par ce dernier sont de toute évidence exagérées, comme s'appuyant sur les Registres Ce commerce. Un certain nombre des coopératives y figurant, en effet, n'existent plus depuis longtemps. L'Office central de statistique établit ses propres évaluations du nombre effectif de l’ensemble des coopératives dans le pays en se basant sur une enquête de 1926. Au chiffre de cette dernière est ajouté chaque année le nombre des coopératives nouvellement créées et déduit celui des coopératives liquicées pendant la même période, d’après les Registres de commerce.
D’après ces évaluations, il y a eu :
En 1926 un total de coopératives de.10.148 dont 7.404 appartenaient à des unions, soit 73,8 %: Pense
En 1927 un total de coopératives de 11.893 dont 8.793 appartenaient à des unions, soit 74,0 %; :
En 1928 un total de coopératives de 13.981 dont 10.056 appartenaient à des unions, soit 72,7 %; :
En 1929 un total de coopératives de 15.533 dont 11.193 appartenaient à des unions, soit 72.1 %. Û
PACS
On s'aperçoit en effet du pourcentage relativement élevé des coopératives qui n’appartiennent à aucune union de révision. Les raisons, pour lesquelles il reste encore une si forte minorité de sociétés coopératives étrangères aux unions de révision, sont assez difficiles à comprendre, surtout lorsqu’on envisage la situation privilégiée que les coopératives réunies ont par l'effet de la loi même et les différentes facilités de crédit qui leur sont accordées par les institutions financières de l'Etat et la Banque de Pologne.
On peut cependant, dans une certaine mesure, expliquer ce phénomène par les faits suivants : d’une part les unions augmentent successivement leurs exigences envers les sociétés coopératives qui veulent y entrer; d’autre part, étant donné le caractère spécifique de certaines sociétés coopératives, il n’y a souvent pas place pour elles dans les unions existantes.
Les raisons suivantes valent, en outre, pour les coopératives de crédit. Il existe un certain nombre de ces dernières se composant des petits capitalistes qui, en raison :des facilités légales existant pour leur création, n’ont que l'apparence de sociétés coopératives mais sont, en réalité, des sociétés de personnes qui ont pour but de réaliser sous cette forme Îles profits les plus élevés possibles. D'autre part, un très grand nombre de coopératives de crédit, surtout celles basées sur le système Schultze-Delitsch et qui doivent desservir la population urbaine, sont trop faibles et ne satisfont pas aux exigences des unions de révision. D’autres, très nombreuses, sont fondées par certaines organisations etc... qui, soit pour divergences d'idées, soit pour d’autres raisons, ne veulent pas ou ne peuvent pas faire partie des unions déjà existantes. Elles n’ont pas encore créé d’unions propres ou leurs unions existantes ne sont pas encore légalisées.
C'est ainsi que les statistiques du Président du Conseil coopératif n’embrassent pour 1925 que 2.923 coopératives de crédit, pour 1926 :.3.160 soit 60. 3%, pour 1927 :3 513 soit 69.5 %, pour 1928 : 4112, soit 62. 7% de toutes les coopératives de crédit qui figurent sur les Registres de commerce.
Les statistiques tant dé l'Office central de statistique que du Conseil coopératif n’envisageant jusqu’à l’heure actuelle que les coopératives faisant partie des unions de révision, nous conviendrons que, lorsque nous parlerons de coopéra- -tives dans la suite de notre exposé, il ne s’agira que de coopératives appartenant aux unions de révision.
B)Membres des coopératives de crédit. — Le nombre des membres des coopératives de crédit subit à partir de 1926, une progression continue. Le chiffre des membres par société augmente de même à partir de cette époque. (Voir le tableau suivant) :
Totalité des Stés coopératives Coopératives de crédit
Fin de
| l'année | Nombre Nombre Moyenne Sociétés Nombre Moyenne des des stés | total des | par sociétè total des | membres par
envisagées] membres |coopérative| (1'ISagets membres | coop. de crédit
1924 1 | 4.822 | 1.894.572 | | 711.155 | 301 1926 à | 5.699 | 1.808.226 | 317 | 2.735 | 686.262 | 251 1926 1 | 6.789 | 1.917.347 | 282 | 3.018 | 859.955 | 273 1927 1 | 7.961 | 2.169.235 | 272 | 3.485 | 1.051.680 | 302 1928 2 | 9.200 | 2.475.198 | 269 | 4.112 | 1.319.694 | Ep
Nous voyons que tandis que le chiffre des membres de toutes les sociétés coopératives de fonctions diverses n’augmente que lentement, — la moyenne par société étant même en diminution constante —, un phénomène inverse se produit en ce qui concerne les coopératives de crédit. Le nombre des membres de celles-ci, malgré l’augmentation simultanée du nombre de ces sociétés, augmente constamment. Le fort développement des coopératives de crédit s’explique par le fait que celles, qui existent depuis longtemps, embrassent un terrain toujours plus vaste. De même, le réseau des coopératives de crédit nouvellement créées s’étend toujours davantage. En effet, les conditions de crédit aux petits industriels, commerçants et agriculteurs sont très mauvaises. N'ayant pas accès dans les grandes institutions bancaires et obligés de profiter du crédit très cher du marché privé, ceux-ci furent poussés à se procurer des possibilités de crédit à l’aide de la mutualité, en créant de nouvelles institutions et en renforçant les institutions anciennes.
Nous voyons en réalité, que les pourcentages des coopéra-
1. J. Gatkiewicz, Les Sociétés coopératives en Pologne en 1926-28. 2. Rapport du Président du Conseil coopératif pour l’année 1929.
tives de crédit avec un nombre des membres au-dessus de 200 augmente considérablement à partir de 1925 {Voir tableau p. 366.) =
Il faut remarquer cependant que ce sont seulement les sociétés moyennes et grandes, c’est-à-dire celles qui comptent jusqu’à mille et même cinq mille membres, qui augmentent le plus. Par contre, le nombre des petites sociétés jusqu’à 200 membres n’augmente que faiblement. Leur pourcentage est même en régression. Le nombre des très grandes sociétés c’est-à-dire celles au-dessus de cinq mille membres est infime et ne subit aucun accroissement. D'une facon générale, ce qui reste caractéristique pour les sociétés coopératives polonaises, c’est la grande prépondérance de très petites sociétés comptant un nombre de membres inférieur à deux cents. |
Parmi les unions de révision importantes, qui possèdent relativement le plus grand nombre de coopératives avec un chiffre de membres au-dessus de 200, il faut citer, en premier lieu, l’Union des sociétés coopératives de Poznan, ensuite celle de Lwow et celle des sociétés coopératives polonaises de Varsovie, appartenant toutes à l’Union des unions coopératives de Varsovie, celle des sociétés coopératives juives de Pologne à Varsovie. Toutes ces unions réunissent en majeure partie des sociétés système Schultze-Delitsch dont les sièges se trouvent principalement dans les villes.
Parmi les unions qui possèdent le plus grand nombre de coopératives de crédit du type le plus petit, c’est-à-dire comptant moins de deux cents membres sont : l’Union de révision des sociétés coopératives agricoles polonaises à Varsovie, le Patronat régional des coopératives agricoles à Lwow, l’Union des sociétés coopératives allemandes en Pologne à Lodz et l’Union des sociétés coopératives agricoles de l’Ouest de Pologne à Poznan;-les deux premières font partie de la Confédération des unions des sociétés coopératives agricoles et comptent en majeure partie des coopératives de crédit, système Raiffeisen, qui desservent la population agricole.
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Nationalité polonaise
Nationalité ukrainienne
Nationalité juive
367 bis.
Nationalité allemande
Nombre total de sociétés coopératives ...,..... 4.370 | 5.003 | 6.113 1.543 2.073 2.564 650 675 776 769 778 806 | | | == HÉRCTÉQE TE EE Er 2.240 2520123222 121 133 175 565 473 680 504 488 509 Pourcentage des coopératives de crédit par rap- OLD AUSLO LA ARS A AE RE L ORE tar lee 50600/1 052 700%)107.8, AIG. 4007 100678 007 1186.900 70 100 NINS TOM 65 50 RG 7 IN OSER P / /0 / /0 (o) o Nombre total des sociétés coop. envisagées 4.165 | 4.831 5.564 1.411 1.900 2.244 502 490 651 Gall 740 741 | | Nombre de coopératives de crédit ............ 2145002279 | 2.913 90 102 139 444 437 592 466 467 | 469 Nombre des membres de toutes les sociétés coopé- | 1 HAAAOSNO D FO Sa BEL A TAN PHONE OS IPASORE |A 6020 nr 012 197 240 |1,276 185 178 226 55 58 | 62 Nombre des membres des coopératives de crédit | CRONUNNOLS PRET AA dE See ete certe 592 788 999 5 55 62 183 175 221 320 34 38 | | | | | Pourcentage des membres des coopératives de | | crédit par rapport à ceux de toutes les coo- | ; * | DÉPRIME NS RTE NE SE EMNU RE MELUN SEEN, 40.0 %| 47.0 %| 52.2 9] 26.4 9%] 22.8 9] 22.5 9%] 98.9 %| 98.3 %| 97.8 158.2 %| 58.6 %| 61.3 | | | | Moyenne des membres par une société coopéra- | | ; ce Eu D 3 eo 0 De NEO PAR AE DIRES S 05 NS © 0 PS PS 2 ER) UE Am) 369 864: V\MRSA7 77 78 83 | | | £: È Le Moyenne des membres par coopérative de crédit. . 276 318 | 343 576 | 536 | 447 412 | 400 373 70 72 S1
1. Le tableau se base pour les années 1926 et 1927 sur les données de J. données du Rapport du Président du Conseil coopératif pour l’année
Gatkiewicz, Les Coopératives en Pologne dans les années 1926-1928, pour l’année 1928 sur les
C) Répartition des coopératives d’après les différentes nationalités composant la population de la Pologne
D’après la nationalité qu’elles ont été appelées à servir, les sociétés coopératives de toute nature se répartissent de la facon suivante. (Voir le tableau ci-contre)
En étudiant les chiffres du présent tableau, nous en tirerons cette conséquence que la population polonaise a,entre les mains, la grande majorité des coopératives de crédit affiliées à des unions de révision.
Le tableau suivant donnant les pourcentages du nombre de coopératives de crédit et du nombre de leurs membres de différentes natiônalités nous confirme ce que nous venons de dire.
Nationalité Total polonaise ukrainienne | juive | allemande | Nombre de sociétés |:
en % | ANS | | | | ans 1026ErRRTE 100 65,3 3,0 16,5 14,7 ER 1927 100% "21698 0.|173,7 14/80 136 | RM LO2S PRES Pet O0 703 3,020 l 48 FU | | Nombre de membres | | | en % | | | CAE 1926 | 100 | 68,9 6,1 | 21,3 | 3,4 | TAB 1927 100 earT40 5,2 16,7 | 3,2 | | | cpl SR 1928 | 100%}: 776,7 TR ET 229
Nous voyons ainsi que plus des trois quarts des coopératives de crédit en Pologne se trouvent à l'heure actuelle entre les mains de la nationalité polonaise et que leur nombre avait même augmenté en 1927 et en 1928 au détriment des coopératives de crédit des autres nationalités. |
Les Ukrainiens possédent le plus faible nombre de coopératives de crédit. Lorsqu'on les compare au total de leurs coopératives, ce chiffre devient tout a fait insignifiant.
Le nombredes coopératives de crédit de la population de
nationalité polonaise constitue plus de la moitié du nombre total de leurs sociétés coopératives. En chiffres absolus viennent ensuite, d’après leur importance, les coopératives de crédit de la population juive et immédiatement après, celles de la population allemande. Par ailleurs, le plus fort pourcentage des coopératives de crédit par rapport à la totalité de leurs coopératives appartient aux Juifs.
Les données du tableau concernant les chiffres de membres, se présentent d’une manière un peu différente. Même ici on aperçoit une prépondérance de la population polonaise.
La presque totalité de la population juive associée dans les sociétés coopératives fait partie des coopératives de
-vcrédit:
La moyenne la plus forte du chiffre de merhbres par coopérative de crédit se rencontre chez les Ukrainiens: elle dépasse la moyenne générale. Arrivent ensuite les coopératives de crédit juives. La moyenne du chiffre des membres de coopératives de crédit allemandes est insignifiant.
D'après la profession de leurs membres, les coopératives de crédit se répartissent de la façon suivante (en pourcentages de la totalité des membres).
Industriels Employés et| Autres Années Total (Agriculteurs . LCommereants | Ouvriers |professions| professions, CRATAENS libérales | indéterminees Lu Dee | | | 19241 100 66.0 22 % [8842;0 4.0 6.0 | | | | 1925 1 100 | 64.0 14.7 6.6 27 529 6.3 | 1926 2 100 61.1 13.9 8.8 3,0 5.8 6.9 | 1927 2 100 63.2 14.4 8.0 2:3 6.6 5) | | 1928 3 100 63.2 21.4 % 2.8 6.2 6.4 | | | | 1. K. Sokolowski, Les Sociétés coopératives en Pologne. 2. J. Gatkiewiez, Les Sociélés coopératives en Pologne dans les années 1926-
3. Rapport du Président du Conseil coopératif pour l’année 1929.
L'activité des coopératives de crédit a marqué, pendant les quelques années de la période que nous étudions et, surtout à partir de 1927, un fort développement. Celui-ci s'exprime non seulement par l’augmentation du nombre de coopératives de crédit et celui de leurs membres, mais dans une mesure encore plus considérable, par l’expansion très forte de leurs opérations, aussi bien actives que passives, bien
que celles-ci ne constituent encore qu’une faible partie de celles d’avant-gœuerre.
D) Capitaux propres. — Les capitaux propres des coopératives de crédit se composent de parts des associés et de divers fonds de réserve. Avant la guerre celles-ci s’appuyaient dans leur activité de crédit, en premier lieu, sur les dépôts d'épargne. Les crédits de banque (même dans l’ancienne partie autrichienne) et, dans une mesure plus forte, les capitaux propres des coopératives ne jouaient, par rapport aux dépôts d'épargne, qu’un rôle secondaire. Il ne faut, cependant, pas négliger les capitaux propres des coopératives de crédit d’avant-guerre qui se sont progressivement accumulés. Leur accroissement paraît toutefois assez lent.
La guerre et ensuite l’inflation, après avoir anéanti Îles importants capitaux accumulés dans ces sociétés, ont en même temps modifié, dans une certaine mesure, les rapports réciproques de ces différentes sortes de ressources.
Lorsque les relations monétaires se sont stabilisées, les coopératives de crédit ont alors dirigé leurs efforts particulièrement vers l'accumulation de sommes aussi élevées que possible, sous forme de capital social et de réserves. Cet accroissement ressort du tableau suivant. (Voir tabl. p.370).
Comme on le voit dans ce même tableau, les capitaux propres des coopératives de crédit marquent un accroissement toujours plus fort, aussi bien en chiffres absolus qu’en chiffres relatifs. Il faut aussi noter que les parts sociales accusent une progression beaucoup plus marquée que les fonds de réserve. Tandis qu’à la fin de 1924, les premières ne représentaient que 50.9% des seconds, les pourcentages correspondants montent respectivement :
9, Guterman. 241
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en 1925 à 102. 4% 1920 à 12000 927 à 17542, CMO08 2219872035;
Ce phénomène s'explique par ce fait qu'après la stabilisation ces sociétés se sont trouvées, pour ainsi dire, à leur période héroïque. Tout le mouvement s'est récréé et réorganisé. D'autre part, la période actuelle n’est pas encore propice à l'accumulation de fonds de réserve importants.
L'augmentation du capital social des coopératives de crédit ne s’explique pas seulement par l'accroissement du nombre de sociétés. La moyenne des parts sociales par société et par associé évolue en même temps considérablement. Les coopératives de crédit ont porté une attention spéciale à l'accumulation d’un capital social important voulant trouver de cette manière, des ressources pour le soutien de leur activité de crédit pendant la période transitoire, Il arrivait même fréquemment que dans de nombreuses sociétés, les capitaux sociaux dépassaient les dépôts d'épargne.
Ce souci ressort également de l'étude des coopératives de crédit nouvellement créées d’après le montant de la part sociale statuaire (Voir tableau suivant). Les pourcentages
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Totalidés Montant de la part sociale en zlotys | | | | sociétés = SPA.
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AS GUESS ciété Jérati Pologne.
1. K. Sokolowski : Les Sociétés coopératives en à PRE 2. J. Gatkiewicz : Les Sociétés coopératives en Pologne pendant les années 1926-1928,
des sociétés qui sont basées sur des parts de faible montant (jusqu’à 20 z1.) diminuent dans une forte mesure au profit de celles basées sur des parts sociales moyennes de 20 à 50 z1. D'un autre côté, diminue aussi le pourcentage des sociétés s’appuyant sur des parts sociales d'un montant supérieur à-o0 24"
Il est intéressant aussi d'étudier le problème de la responsabilité des membres des sociétés nouvellement créées relativement aux engagements de celle-ci, problème qui a une grande importance pour le développement des coopératives de crédit (Voir le tableau suivant) :
Tandis qu’en 1926, le nombre des sociétés à responsabilité limitée avait diminué, ce nombre, à partir de 1927, est en augmentation continue. Pafmi les différents types de sociétés à responsabilité limitée, les plus fréquentes sont, en premier lieu, celles à responsabilité décuple, à responsabilité simple et à responsabilité quintuple.
E) Capitaux empruntés. — L'inflation avait, dans une mesure encore plus forte que pour les autres institutions de crédit, détruit les capitaux des coopératives de crédit, ce qui s'explique aussi bien par le rôle difficile de ces institutions pendant l'inflation, vu leur but social, que par leur genre d'activité qui ne répond pas aux nécessités que fait naître l'inflation.
Même encore actuellement, malgré l’accroissement considérable des dépôts d’épargne, ceux-ci ne représentent encore qu’une faible partie de ceux d’avant-guerre, aussi bien en chiffres absolus qu’en chiffres relatifs. Le montant des dépôts d’avant-guerre accumulés par les coopératives de crédit polonaises constitue environ 30% du total des dépôts de tous les établissements de crédit.
Il faut cependant remarquer que le total des capitaux empruntés des coopératives de crédit augmente trés considérablement d’année en année (voir le tableau p. 374)
Le mouvement d’accroissement des capitaux empruntés ressort clairement des pourcentages d'augmentation de leurs totaux par rapport à l’année précédente, qui sont respectivement :
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Pormi les différentes catégories de capitaux empruntés, dont disposent les coopératives de crédit, les plus considés rables sont les dépôts d’épargne et les comptes-courants créditeurs. Ces deux éléments présentent les pourcentages Suivants par rapport à la totalité des capitaux empruntés.
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La diminution du pourcentage en 1927 et 1928 par comparaison avec les années précédentes, malgré l’augmentation très notable en chiffres absolus, est due à l’accroissement encore plus important des autres postesde capitaux empruntés. Augmentent notamment le réescompte d'effets de commerce et les crédits de banque aussi bien en total qu’en moyenne par société. Tandis qu’en 1926 le poste de réescompte avait même subi une légère diminution, le pourcentage du réescompte augmente très considérablement en 1927 par rapport à l’année précédente : de 221 % pour le total et de 200 % pour les moyennes par société. Les pourcentages des crédits de banque sont respectivement de 272 % étude. 2429.
Le tableau suivant nous donne une idée du rapport qui existe centre les capitaux propres et empruntés des coopératives de crédit.
C'est ainsi que les ressources des coopératives de crédit marquent une augmentation continue aussi bien en totaux qu'en moyennes par société. Les capitaux propres subissent cependant une diminution par rapport aux capitaux empruntés et surtout en 1926. Il faut mentionner que dans les différentes sociétés ces rapports différent assez considérablement. |
L'’énorme demande de crédits de la part des petits commercants, artisans ou agriculteurs qui souffrent le plus de la cherté du crédit el qui sont très appauvris par l’action des
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différents facteurs d'ordre économique, ne pouvait être satisfaite uniquement avec les ressources des coopératives de crédit provenant des capitaux propres et des dépôts d'épargne. Ces dermiers d’ailleurs, parce qu'ils proviennent de ces classes moyennes elles-mêmes, étaient par trop insulffisants et les sociétés pour subvenir aux besoins de leurs membres se sont vues obligées, contrairement à ce qui avait lieu avant la guerre, de recourir, dans une large mesure, à leurs centrales financières, aux autres banques et surtout aux banques d'Etat et à la Banque de Pologne.
Les crédits que les banques d'Etat ont accordés de différentes manières aux coopératives de crédit étaient et sont encore à l'heure actuelle d'une importance primordiale pour assurer le bon fonctionnement et le développement de celles-ci.
Ces crédits, comme nous pouvons en juger par le, tableau suivant, présentant les chiffres de crédits accordés par les différentes institutions financières aux coopératives de crédit, augmentent continuellement.
Banque Caisse Banque de Banque agricole postale l'économie de Total DATE d'Etat d'épargne | nationale à | Pologne
en millions de zlotys
31 déc. 1925 16.9 6.6 | |
31 déc. 1926 | 16.0 7.8 | |
31 déc. 1927 | 49.8 234 | |
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31 déc. 1929 76.1 4.0 10.9 27.7 118.7 31 déc. 1930 97.2 | 2.3 11.3 30.0 140.8
a) Les chiffres des crédits octroyés aux coopératives de crédit, antérieurs À l’année 1929, ne figurent pas dans les rapports annuels.
b) Les chiffres des crédits aux coopératives de crédit, antérieurs à l’année 1928 ne figurent pas dans les rapports annuels.
Leur mode de financement par les banques d'Etat a subi pendant ces dernières années une certaine modification. La politique de crédit de ces institutions n'avait pas, avant 1926, de plan uniforme, ce qui provoquait très souvent le double emploi des crédits accordés et désorganisait par là le financement des sociétés coopératives.
La conférence qui a eu lieu au ministère des Finances le 8 avril 1926 avait délimité le domaine d’activité des banques d'Etat, en écartant la possibilité d’une concurrence réciproque.
C'est ainsi que la Caisse postale d'épargne, vu son caractère social, devait liquider les crédits individuels et se consacrer à l'attribution de crédits destinés uniquement aux caisses d'épargne et aux coopératives. Cette politique a, dans la suite, subi une nouvelle évolution dans ce sens que le financement des coopératives, d'accord avec le ministre des Finances, passa à la Banque de l’économie nationale et à la Banque agricole d'Etat. La Caisse postale d'épargne ne fait actuellement que liquider les crédits anciens pour passer à d’autres opérations lucratives qui répondent mieux aux buts de cet établissement. Nous voyons ainsi que fes crédits accordés par la caisse aux coopératives de crédit, qui ont très considérablement augmenté en 1927, diminuent fortement à partir de 1928, non seulement en chiffres absolus (ce qui apparaît encore plus nettement si l’on prend en considération le développement constant et très important des opérations effectuées par cette institution), mais aussi en chiffres relatifs par rapport aux autres catégories de prêteurs. C'est ainsi qu’en 1925 le pourcentage des crédits accordés par la Caisse postale d’epargne aux coopératives de crédit par rapport à la totalité des crédits de cette Institution était de :28.7%, il monte en 1926 à. 345%, en 1997Sàan 0489 pour descendre ensuiteen 1928 à 57.99%, en 1929 à 414% etien2195072319607
Les deux autres établissements financiers d'Etat ont délimité leur terrain d’action, en ce qui touche le financement des coopératives de crédit, de la facon suivante. La Banque agricole d'Etat a assumé le financement des coopératives agricoles et la Banque de l’économie nationale celui des coopératives urbaines ou du type mixte.
Les crédits sont accordés par les banques d'Etat soit directement, soit indirectement, par l'intermédiaire des centrales financières des coopératives. Ne profitent pas de ces crédits les coopératives qui ne font pas partie des unions de révision. Les banques sont en contact étroit aves ces dernières qui les renseignent sur la solvabilité des différentes sociétés
Ce sont les coopératives agricoles qui obtiennent la plus grande partie des crédits fournis par les institutions officielles
et c'est la Banque agricole d'Etat qui octroie les crédits les plus importants.
Il faut mentionner en outre que, d’une facon générale, la Banque agricole d'Etat, pour la distribution de ses crédits à court terme, s’est servie dans une forte mesure de coopératives et surtout de coopératives de crédit. La majorité des crédits a été accordée, d’une facon indirecte, surtout par l'intermédiaire de la Caisse centrale des sociétés agricoles .
Le montant des crédits octroyés parla Banque agricole d'Etat marque à partir de 1927 une forte augmentation. Le pourcentage des crédits à court terme distribués par la Banque, par l'intermédiaire des coopératives de crédit, est très considérable par rapport à la totalité des crédits à court terme distribués par elle. Ce pourcentage est de 38.3 % à là fin de 1927, de 33.39 à la-fin de 1928, de 31. F9 à la fin de 1929 et de 34. 5.9 à la fin de 1930. La majorité des crédits sont accordés pour des buts définis.
F) Opérations de crédit. —- Il nous reste à voir comment les ressources des sociétés coopératives furent remployées en des opérations de crédit.
Il existe une différence notable entre les méthodes d’avantguerre et les méthodes actuelles de distribution de crédit par les coopératives de crédit, en général, et surtout par celles quf financent la petite et moyenne agriculture.
L'économie rurale des petits agriculteurs, surtout dans les anciennes parties russe et autrichienne porte un caractère nettement extensif. Les besoins de capitaux de roulement ne sont pas considérables. Par contre, la demande de capitaux à long terme destinés à différents investissements, notamment aux améliorations eb à l’achat de terre, dont l'insuffisance se faisait cruellement sentir, restait très importante. C’est ainsi qu'en Galicie, les prêts aux fins d’investissements composaient en 1904 : 82 % du total des crédits accordés par les caisses de Raiffeisen!. Ce genre de crédits n’est pas cependant adapté à l’activité des coopératives de crédit dont les ressources sont nécessairement formées en majorité de dépôts d'épargne remboursables à vue ou à court terme. Une gestion prudente demanderait alors l'existence d’une
1. D' T. Klapkowski, La coopéralion dans l'agriculture polonaie, p. 151.
encaisse plus importante dent le but serait de parer à toutes les éventualités.
Les conditions actuelles du marché de l’argent en Pologne ont frappé d’une empreinte spéciale l’activité de crédit des coopératives de crédit.
Par le caractère même de leurs ressources, qui différent dans une forte mesuré de celles d'avant-guerre, les coopératives de crédit actuelles, que ce soit les sociétés destinées aux besoins de la population agricole ou les autres, furent obligées de faire une politique de crédit toute différente de celle d’avant-guerre.
Les réserves des coopératives et leurs capitaux sociaux furent presque anéantis pendant l'inflation. La chute du zloty dans la seconde moitié de 1925 et au début de 1926 avait, dans des cas assez fréquents, agi d’une façon néfaste sur les coopératives qui venaient de se rétablir après la période de l'inflation ainsi que sur celles qui venaient d'être créées.
Le développement de l’activité des coopératives de crédit n'a commencé à proprement parler. qu’à partir de la seconde moitié de 1926.
Bien que la reconstitution des ressources propres des sociétés se réalise toujours davantage, celles-ci restent toutefois encore insuffisantes. Les dépôts d'épargne présentent essentiellement le caractère de dépôts à vue, les dépôts à terme restent encore peu importants. Les uns et les autres sont, d’une façon générale, relativement encore d’une faible importance. Les coopératives de crédit s’appuient, d'autre part, dans une mesure considérable, sur les crédits de banque. Ceci est surtout vrai en ce qui concerne les sociétés desservant la population rurale. Les crédits de banque sont accordés, en majeure partie pour trois à six mois et, depuis peu de temps, seulement à terme plus long. Il s'ensuit que les coopératives de crédit sont obligées de faire une politique de crédit qui ne peut se hasarder dans des opérations de crédit à terme trop long. Cependant, des crédits à terme relativement court ne correspondent pas au cycle de production de l’agriculture qui est d'environ 9 mois. |
Il faut aussi souligner que, d’une façon générale, contrairement à ce qui s’est passé avant la guerre où la majorité des crédits des coopératives de crédit avait été distribuée sur la base de reconnaieances de dettes non négociables, ceux-ci sont aujourd’hui gagés essentiellement sur effets
de commerce, Ceci s'explique en grande partie par la politique des banques dont les crédits aux coopératives présentent généralement la forme de crédits de réescompte.
comme nous l'avons déjà mentionné, les caisses de petit crédit agricole, système Raiffeien, distribuaient, généralement, avant la guerre du crédit à une échéance beaucoup plus longue que les autres coopératives de crédit. La différence très significative entre les deux types de coopératives en ce qui concerne l'échéance des crédits fournis, bien qu’elle existe également encore à l’heure actuelle, se trouve toutefois atténuée. Etant donné la situation du marché du crédit, les caisses rurales, système Raiffeisen ont dû s'adapter aux conditions régnant sur ce marché.
L'évolution de l’activité de crédit de toutes les coopératives de crédit affiliées à des unions de révision ressort du tableau de la page 382.
De l'étude des chiffres de ce tableau il ressort un progrès continu et très marqué de l’activité de crédit des coopératives de crédit polonaises. Parmi les différentes catégories de crédits accordés, les plus importants sont les crédits sur effets de commerce qui constituent en 1925 : A5/;en 1926: 390, ; en 1927 : 55% et en 1928 : 69,7 °, de la totalité des crédits accordés à la fin de l’année correspondante.
Les crédits en compte-courant sont beaucoup moins 1mportants. Ils augmentent cependant. Gette augmentation, quoique plus faible que celle des crédits sur effets de commerce, dépasse pourtant, dans une mesure beaucoup plus forte, celle des autres genres de crédits qui subirent même une diminution en 1928.
11 est surtout intéressant d’étudier les totaux des crédits accordés pendant l’année; ceux-ci accusent un accroissement remarquable, à partir de 1927. Les moyennes par société et par membre des crédits fournis pendant toute l’année sont aussi significatives et démontrent un accroissement plus fort que celui des montants des crédits à la fin de l’année.
La durée du cycle de roulement des crédits! diminue toujours, ce qui est un élément positif pour le développement de l’activité de crédit des sociétés coopératives. Cette durée
1, Total des prêts à la fin de l'année X 12
Total des prêts au courant de l’année.
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ébait en 1925 et 1926 de six mois, elle descend en 1927 à 4.4 mois et en 1928 à quatre moist.
Le rapport entre le total des crédits accordés pendant l’année et celui des capitaux de roulement des coopératives de crédit, nous donnera une idée de la vitesse de circulation des ressources des sociétés et de leur fructification.
Les chiffres correspondants sont :
BOUT ANNÉeRIOPE NEO PS Rte 2.56 fois — LORO RE PEN EE NT 1.84 — — LOS TR NC LR 2.30 — — MODS SR bon de 2.60 —
Le ralentissement en 1926 fait ressortir la politique de trésorerie plus prudente, que les coopératives de crédit ont dû suivre à ce moment. L'augmentation de la vitesse de la circulation à partir de 1927 s'explique par le fait que la situation sur le marché du crédit est devenue plus normale et les besoins de crédit très pressants.
Le tableau ci-dessus nous donnant des chiffres des crédits fournis par toutes les coopératives de crédit polonaises (affiliées à des unions de révision) ne fait pas cependant ressortir toutes les diversités qui existent au sein de la coopération de crédit en Pologne.
Finalement, il est difficile de fixer exactement dans quelle proportion les différentes catégories de la population profitent des crédits des sociétés coopératives. En tout cas, on peut affirmer avec assurance qu'aujourd'hui, comme avant la guer re, les agriculteurs en recoivent la majeure partie.
1. En effet, les chiffres réels sont encore plus faibles, étant donné que le total - des prêts à la fin de l’année est considéré pour un nombre plus élevé de CO0 pératives. C’est ainsi par exemple que le montant des prêts pendant l'année 1928 est pris pour 4.003 sociétés coopératives, tandis que celui à la fin de l’année pour 4.109,
Section IT.