Remboursés entièrement en 1926 et au début de
3. Bulletin statistique du ministère des Finances, 1930, n° 12.
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société Ulen et Cie. La particularité de cet emprunt est qu'il fût contracté pour l'exécution de diver travaux dans différentes villes par la société en question. Bien que quelques grandes villes et la province de Silésie soient arrivées à obtenir différents emprunts à partir de 1927, leur montant au total est relativement faible. L'année 1928 fut la plus heureuse à ce point de vue. Le montant des emprunts nouvellement reçus fut en 1927! de 3,3 millions dez1.; en 19281de 167 millions de 1. et en 1929? de 7,1 millions de zl. L’endettement total des administrations autonomes territoriales envers l'étranger est de 315,9 millions de z1. à la fin de 19292.
Notons que ce sont les Etats-Unis qui ont fourni la majeure partie des crédits aux administrations autonomes (263,9 millions de zl. à la fin de 1929), viennent ensuite la Grande- Bretagne (31,2 millions de z1.) et l'Allemagne (9,1 millions de zlotys)?.
D) Crédits à long terme obtenus par émission de titres. — Les sources du crédit à long terme d’origine étrangère, en dehors des crédits qu'ont obtenu l'Etat et les corps autonomes, ne sont pas d’une grande importance pour la Pologne. Les ventes à l'étranger de titres à long terme émis par les institutions financières n'ont eu lieu, en général, que d’une façon sporadique, malgré tout l'intérêt que présentent ces titres, aussi bien au point de vue de leur rentabilité qu'au point de vue de leur sécurité. Ce sont surtout les marchés financiers américain, anglais et allemand, qui participent, d’une façon plus suivie, au financement du marché du crédit à long terme en Pologne. Les opérations de vente de titres polonais à long terme quise passent sous le contrôle du ministère des Finances, sont faits généralement pour le compte des emprunteurs par les institutions financières émettrices de ces titres. Ce sont surtout les sociétés de crédit foncier dont les titres jouissaient déjà avant la guerre d’une renommée bien méritée, qui déploient la plus grande activité à cet égard. Par contre, les ‘banques d'Etat ne font pas d'opérations importantes avec l'étranger pour le moment.
Etant donné ce caractère accidentel, que représentent les placements de Litres à l'étranger, les conditions auxquelles
1, R. Seydier, La balance des paiemietits de la Pologne en 1928, 2, M. Smerek, La balance des paiements de la Pologne en 1929.
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ceux-ci sont réalisés varient énormément, ce qui leur nuit beaucoup. C’est pour éviter les inconvénients d’unetelle façon de procéder et pour obtenir les conditions oplima pour leur vente à l'étranger qu’un projet de création, par les trois institutions de crédit foncier, par la Banque foncière de Wilno et par la Banque agricole d'Etat d’une Banque foncière centrale, fut lancé en 1928. Différents consortiums étrangers devaient également parbiciper à cette institution. Celle-ci devait centraliser toutes les émissions de titres à long terme destinés à être placés à l’étranger. C’est dans ce but et pour ne pas créer une situation désavantageuse pour les titres polonais, que tous placements à l'étranger pendant ce temps furent arrêtés, bien que les conditions de placement fussent à ce moment assez bonnes. Malheureusement, pour des causes diverses tenant principalement aux marchés étrangers et au ministère des Finances, ce projet a échoué.
Le montant total des valeurs mobilières à revenu fixe placées à l’étranger était de 326,4 millions de zl. à la fin de 19291. Dans ce chiffre il y avait :
titres émis par les :
Banques d'ÉFALEE RENE R 152,9 millions de z1. Sociétés de crédit foncier .,,...... LRO TT ARE RE Banques hypothécaires "En 12,0 — —— La Société de crédit de l’industrie
polonaise ...... HAE Shen pie 6,7 — —- Entreprises privées eee 96,9 — —
La part des divers pays dans le total fut la suivante! :
tal Unis ie TR PR R ANeE See 42,5 % Suède‘ SR APR ROOMS SCA 18-7492 Grande-Bretagne REA A mL NÉE 145 %
1. M. Smerek, La balance des paiements de la Pologné pour l'année 1929 (La Revue trimestrielle de statistique, 1931, fase. 1). Dans ce chiffre se trouvent environ 15 millions de z1. de titres des entreprises privées et environ 12 millions de z1. de titres des banques hypothécaires et des sociétés de crédit foncier, qui datent encore d’avant-guerre.
2. Les titres des banques d'Etat placés à l'étranger proviennent essentiellement des émissions de la Banque de l’économie nationale faites à la suite des transactions avec la maison Ulen et Cie.
3. Surtout des obligations 6 % de la « Polska Akcyjna Spolka Telefoniezna » S. À, et des obligations 8 % de la « Polskie Radio » S. A,
4. La part de la Suède qui est de 60,9 millions de z1. consiste exclusivement, dans les obligations des entreprises existant sous forme de sociétés par actions, dans lesquelles les Suédois ont des intérêts très importants.
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E) Crédits étrangers obtenus directement par l'économie privée. — En dehors des crédits étrangers qui viennent en Pologne par l'intermédiaire soit des banques et autres institutions financières, soit par l'intermédiaire de l'Etat et des communes, 1l faut encore remarquer l'importance des capitaux étrangers qui sont prêtés directement aux différentes entreprises polonaises. Cette façon de procéder s'explique avant tout par le grand nombre d’entreprises qui sont soit entièrement entre les mains d’étrangers, soit dominées en grande partie par des capitaux étrangers. Il existe d’autre part un certain nombre d'entreprises de grande envergure qui, étant donné leur importance et leurs relations avec l'étranger, arrivent à obtenir des capitaux considérables destinés aussi bien à compléter leurs fonds de roulement qu’à leurs divers inves- : tissements.
Le montant des crédits étrangers en espèces obtenus directement par les entreprises privées était de 1.071, 4 millions de z1. à la fin de 1928 et de 1.384, 9 à la fin de 19292.
Les sommes les plus élevées ont été obtenues par les branches économiques suivantes :
(en millions de z1) 31-12-1928 31-12-1929
Endustrie Au ipétrole PORC EME TER lo) 4 185,3 — extractive (sauf l’ind. du pétrole) 113,2 133,9 On PAL URO OI AN Es, 183,5 298,6 He chimique etre SE AT 52,4 67,7 — mécanique et électro-technique . 39,5 61,3 = textile MS; SE PR RAT MOOD 1297 PEU DO SR RER ee Tenue ol 07,9 EL SUIS l'O RE Le ei: LO4,) 210,5 Cricaunelec io ARR nn eue AOL. 91 Communications et téléphones ......... 45,9 70,2
1. Le premier placement considérable en France eut lieu en 1929.
2, M. Smerek, La balance des paiements de la Pologne, en 1929 (Revte irimestrielle de statistique, 1931, fasc. 1).
3. Le montant des crédits de l’industrie sucrière contient également les crédits obtenus par l'intermédiaire de la Banque de l'Industrie sucrière el de la- Banque anglo-polonaise (220 millions de crédits nouvellement reçus et 140 mil lions de z1, de crédits remboursés au courant de 1929). .
Ce sont donc les industries, dans lesquelles l'étranger possède de forts intérêts ou qui maintiennent un vif courant d’affaires avec l'étranger qui reçoivent les crédits les plus importants. D’après leur origine, les crédits considérés se répartissent de la façon suivante :
(En mil. de sl.)
Grande-Bretagne ete Re RARE PA A 299,1 Etats Unis ESP PT OPEN ER 1790 203,4 BUISSON IMPR END rat MP OR nie CPU OMR | pe 76,4 180,7 PEVS- BASS RES ARRET PRET RES ERE 153,4 171,6 ATÉMALNE ES RSR ES EME ER ER 132,4 166,7 RTANCE RE He TL EN RU DRE Re Te 112,3 148,8 A'GÉTIC her RE LES ENTER AR RE 26,9 83,4 SUCUE STE HARAS FAN ST PPS EE 38,0 61,9 Béloiqueés MR Rs IR RNA 41,4 59,9 FehécosOvaqUIe VERS RP nee 37,8 48,0 Dantzig Les ARRETE MR AE 1972 D AUCLES DAV SAME IR Se RENTE ARe 2 8,0
Ce sont les cinq puissances financières principales (Etats- Unis, Grande-Bretagne, France, Suisse et Pays-Bas) qui octroient plus des 2/3 de l’ensemble des crédits obtenus de l’étranger par les entreprises polonaises. Ons’aperçoit ensuite que des crédis assez considérables sont accordés également par l'Allemagne, l'Autriche et la Tchécoslovaquie, ce qui s’explique par leur bonne connaissance du marché polonaist.
Remarquons que les crédits ainsi obtenus par les entreprises polonaises sont meilleur marché que les crédits que celles-ci peuvent se procurer dans le pays. Leur taux d'intérêt dépasse cependant considérablement ceux qui sont appliqués sur les principaux marchés financiers.
F) Crédits en marchandises. — Parmi les crédits étrangers d'ordre commercial, les plus importants sont ceux en marchandises, L’utilité de ces crédits dépend de l'emploi des marchandises et de leur nature et est en fonction directe avec leur utilisation dans un but productif ou dans un but de consommation. Elle dépend également du fait de savoir si les marchandises importées concurrencent directement ou indirectement l’industrie nationale, ou encore si celles-ci doivent
1. M. Smerek, La balance des paiements de la Pologne eh 1929,
s'incorporer un supplément de travail pour être exportées ensuite.
Leur importance pour la reconstitution d’un pays démuni des capitaux peut être grande, comme nous le montre l’exemple de la Russie. IIS ne peuvent pas cependant remplacer les crédits à long terme, étant donné que leur durée ne dépasse pas plusieurs années, ce qui est insuffisant pour la plus grande partie des investissements. :
Ge qui constitue une particularité d'une fraction IMmportante des crédits en marchandises, c'est que l'importation de celles-ci s'accompagne d’un « dumping du crédit » . En effet, les conditions du marché du crédit à court terme, où existe une pénurie de fonds de roulement et une cherté excessive du crédit, rendent souvent plus avantageux pour le commerce polonais de faire venir les marchandises de l'étranger, plutôt que de s'adresser à la production nationale. Les producteurs nationaux, en effet, ne sont pas en étalde fournir des conditions de paiement aussi avantageuses que les producteurs étrangers. Ce genre de crédits fut employé, d’une facon courante, pendant les années de 1924 et 1925.
Le montant des crédits en marchandises évalué, d’après la méthode établie par l'Office central de statistique, était au 31 décembre 1928 de 1.075, 4 millions de zl. et au 31 décembre 1929 de 1.116,4 millions de z1. (35,3 % du total des marchandises importées). L’excédent des crédits obtenus sur Îles crédits accordés fut en 1928 de 889,8 millions de zl. et en 1929 de 777,1 millions de zl. Le montant le plus élevé des crédits en marchandises est reçu de l’Allemagne (28,2 % de l’ensemble des crédits obtenus à la fin de 1929)!.
Les crédits obtenus dépassent largement les crédits octroy dans les relations commerciales avec presque tous les pays, de faibles exceptions près (Russie, Roumanie, Danemark, Hongrie, Lettonie, Finlande, Lithuanie et Palestine).
La grande majorité des crédits en marchandises venant de. l'étranger sont à court terme et ne dépassent pas 9 mois. Ce n’est que dans l'importation de certains produits, qu'on aperçoit des échéances au-dessus de 12 mois (machines et moyens de communications. Le montant des crédits à terme au-dessus de 12 mois était à la fin de 1929 d'environ 132,6 mil-
lions de z1.)!.
1. M. Smerek, La balance des paiements de la Pologne en 1929 {Revue {ri mestrielle de statistique, 1931, fase. 1).
DU
G) Vue d'ensemble sur le caractère des crédits étrangers. __ [L'introduction des capitaux étrangers en Pologne est d’ailleurs trop lente. Ce qu’il faudrait notamment, c’est une poussée vigoureuse eb ininterrompue de cette allure pendant un certain temps, dé façon à faire sortir l’économie nationale desa «disette» catastrophique decapitaux aussi bien à court qu'à long terme. On ferait cesser ainsi l'énorme chertédu taux d’intérêt qui paralyse toute la vie économique du pays et arrête son essor. En effet, l'importation des crédits étrangers dans un pays ne donne des résultats précieux que dans le cas où elle est suffisamment forte pour coopérer utilement à la mobilisation de toutes les forces productives. L’accroissement de l'épargne nationale acquierra alors une intensité suffisante pour permettre le développement progressif du pays, et la nécessité d’un recours important aux capitaux étrangers disparaîtrat. Si même une crise se produit ensuite, elle ne présentera qu’un caractère conjoncturel et passager.
C’est ainsi que l’emprunt Dillon de 1925 (35.000.000 de s), trop faible pour satisfaire les besoins de crédit en Pologne, n’était pas susceptible de faire sortir le pays de la crise économique.
De même , l’emprunt de stabilisation de 1927, qui fût plus important, n’était pas non plus suffisant à lui seul. On considérait notamment que cet emprunt-clé provoquerait un afflux de crédit, ainsi que cela eut lieu en Allemagne. Malheureusement,les crédits étrangers qui l’ontsuivi,bien qu'ayant augmenté, furent encore trop faibles. Leur caractère presqu'exclusif de crédits à court terme n'était pas non plus adapté à tous les besoins. Une amélioration s’ensuivit cependant et elle s’exprima par un certain abaissement du taux d'intérêt, amélioration qui s’est révélée permanente.
Un autremotif qui réduisit également l'utilité de l'emprunt de stabilisation et des emprunts de divers corps publics, c'est que leur produit ne parvenait directement à l’économie privée qu'en une faible mesure. Ils furent employés en grande partie dans des buts d’investissements qui, souvent d’une grande utilité, n'avaient pas cependant un caractère directement productif, ce qui serait de première urgence dans un