‹ L'organisation du suffrage universel en BelgiqueChapitre 10 sur 35 · au · texte numérisé non relu

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Ainsi depuissept ans le aombre des voix supplémentaires oscille autour de Si 0/0 du chiffre des élecleurs inscrits. Cette propoi-tioD a une tendance légère, mais très nette às'élever. En 1896-97 nous comptons une chute assez profonde de 1,47 0/0. Cela tient, semble-t-il, à deux Tails : en 1894-93 le travail de confection et de contrôle des listes cleclorales avait dû être fait très rapidement par un personnel qui n'avait pas encore en le temps d'apprendre à connaître dans tous ses détails l'orgapig"! sation nonvelle ; et le travail sérieux et soigné t revision des listesne fut entamé que pour 1896-91J année oii devaient se faire pour ta première f de nouvelles élections. Aussi celte même annlfl par une exception unique, voyons-nous diminuer^ nombre des électeurs, D'autre part, une loi da { avril 1895 avait élevé le chiffre du revenu cadm tral en dessous duquel les maisons sont esemptéd de la contribution personnelle, quelle que aoitff profession de l'occupant : ainsi fa voix supplémq^

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taire du |>ére de famille allait être perdue par ceux qui dorénavant hahileraient ces maisons soustrailes à l'impol. C'est vraisemblablenieol aussi à lu préparation plus soignée et au cootrâle plus sévère des listes en vue de la grande lutte- qui se préparait, que nous voyons une très légère décroissance dans la proportion des voix pour l'année 19(10- (901.

Si nous prenons la dernière année dont les chiffres nous sont entièrement connus, 1899-1900, nous observons que ;

Les électeurs kl voix disposaient de 901.944 suffrages, soit 40 0/0.

Les électeurs à 2 i

ffpages. soit 28 0/0.

Les électeurs à 3 voix disposaient de 711.303 suffrages, soit 32 0/0.

Si nous cherchons à déterminer parmi les voix supplémeulaires la part qui revient h chacune des bases de pluralité : qualité de père de famille, propriélc, eapacit»^, nous ne pouvons que comparer les listes de deux années, celles de 1894-95 et celles de 1897-98. Ce sont les seules sur lesquelles ce travail de stalislîque ait été achevé jusqu'ici.

)ix disposaient de 626.374

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Ainsi en 1897-98 sur un total de 757.477 voles supplémentaires, 355.!69 étaient accordés à rai§oa de la qualité de père de famille, 320.2S6 étaient attachés à lapropriété et parmi ceux-ci la part de la propriété mobilière était vraiment insîgniliaiite : 684; 82.0S2 étaient attribués à la capacité.

La qualité de père de famille et la propriété immobilière sont donc les deux grandes sources des suffrages supplémentaires; elles ont pourla totalité du royaume une influence sensiblement éqiiivalenle. Mais leur influence respective varie suivant les régions diverses de la Belgique. A l'Est la jiart de la propriété est la plus forte et excède parfois les 3/5 : ainsi dans les provinces de Luxembourg, de Lîmboiirg, de Namur, de Liège et l'arrondissement de Nivelles. Au centre dans le liaioaut, le Brabanl flamand, à Termonde, Alost, Audenarde, les cbi 0"res s'équilibrent à peu près, sauf que dans les grandes agglomérations urbaines on industrielles la part de la propriété fléchit. A l'Ouest enfin, dans les Flandres, à Anvers, à Malincs, la propriéténe procure souvent pas plus des 2/3 des voix supplémentaires, quelquefois moins encore (1/3 seulement à Ypres et à Eecloo).

Lorsqu'on étudie la répartition des votes pluraux sur les diverses parties du territoire, la première observation qui se présente à l'esprit, c'est quei proportion des voix supplémentaires est sensibtt ment plus forte dans les provinces wallonneB dans les provinces flamandes. Le tableau ci-dessoi dans lequel nous rangeons les arrondissements d'

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