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Enfin l'ensemble des arrDiidissuineDts flamai comple 822.321 électeurs disposant de 1.234.3 voi\, soit ISO, 10 pour cent, tandis que la total! téi arrondissements wallons possède 630.982 électeb disposant de 1,036.169 voix, soit 159,17 pour cei El la différence serait bien plus sensible encore, la province ât; Liège ne venait pas abaisser co sidérablemont la proportion des voix dans les pr vinces wallonnes.
Les grandes agglomérations ue sembleot pas i vorables au développement de la pluralité desvoi C'est ainsi que nous trouvons pour chacune d quatre grandes vilks du pa^s une proportion férîeure à celle que donne l'arrondissemenl do elles font partie.
Anvers (ville) 152,3 — Arrondissement 154,8
Bruxrlle8(villeH45,4 — 150,9
Gand (ville) 138,1 — 142,0
Liège (ïille) 143,9 — 147,0
Ces chiffres sont d'ailleurs inférieurs à
noyeoae du pays, et cela rlune maniërt; assez ^nsiblu, sauf pour Ih ville d'Anvers.
Dans ragglomcralioD bruxelloise, les faubourgs le la rive gauche de ]a Seone où se conceoti-enl les établissements industriels et les masses ouvriè- 'es OQt une proportion assez faible : Molcmbeck ,35,3; Aaderlecht 139.3; Laeken 143.3. Les faumurgs de la rive droite sout au contraire plus faroriség que la ville : kcllcs 137,3; Schaerbeek 5S,6; Saint Jo3se 135,3; Saint Gilles 130,9.
Pour les villes de second ordre, on ne peut plus lire qu'elles trouvent un diïsavantage daosia plu- ■alité des voix. Quelques unes, il est vrai, ont ine proportion inférieure à celle de l'arrondissement dans lequel elles se trouvent : telles Vervicrs 43,8. arr. 153,9; Tournai 154,2, arr. 139,9; Saint-Nicolas 140,8, arr. 144,3; Ostende 148,6, arr. 151,3; Namur 163,7, arr. 165,2. Mais d'auont une proportion supérieure et quelquesanes surpassent même tous les autres cantons de leur arrondissement, ainsi Louvain 163,1, arr. J58,9; Mons 164, arr. 160,7; Malines, 155,9, ,rr. 155; Bruges 151,4. arr. 150; Courli-ai 143,9, irr- 144.
Le vole plural, affirment souvent ses adversaivs favorise les parties rurales du pays au préjudice des populations industrielles. Mais l'étude des données statistiques est loin d'autoriser une conilasion aussi catégorique : des cantons industriels le trouvent parmi les plus avantagés, aussi bien jue parmi ceusqui n'ont qu'une faible proportion
LK VOTE PLURAL
de vois supplémetilaires, et les caotons rura sont égalemeat dispersés à tous les degrés de I chelle. C'est qu'tiii réalité des causes différen ont agi en sens contraire. L'industrie, d'une pa assure ea général à l'ouvrier dtsplus Torts salair ainsi elle le pousse à consacrer à soa habilali un pris plus élevé, lui facilitu l'épargne el 1' quisiiioii de la propriété. Mais, d'autre part, t amène la concentration esagérée des popuiali ouvrières sur une portion très restreinte du ter toire : les habitations sp. resserrent à mesure ( le prix des loyers augmente, la faculté des ga développe trop souvent des passions qui Tont c paraître l'esprit d'épargne ; l'ouvrier qui par gi ou par nécessité ne veut pas s'établir détinitii mr!nt dans un endroit Qse, ne songe nullemeat acquérir une propriété immobilière. Le pavsal il est vrai, n'a point l'occasion de gagner d'au forts salaires, mais il a, lui, l'esprit d'épargnfl ei passion de la terre. Aussi là où le travail agrid est snffisamment rémunéré et où la propriété n' pas concentrée entre quelrjues mains qui la ^ dent jalousement, le nombre des votes plura augmente dans de fortes proportions.
Les diverses parties industrielles de la Belgiq nous offrent des contrastes assez frappants. Ait les trois arrondissements qui comprennent les tr< bassins industriels du Hainaut occupent au pol de vue de la proportion des suffrages une pat tion des plus avantageuse : Charleroi 163,9; So gnies t6l ; Mons 160,7. L'arrondissement
iiège, au contraire, n'a que i47 voiii pour 100 lecteurs et les gramis centres industriels du pays lainacd, comme Gand, sont aussi parmi les moins favorises. Commenl expliquer cette anomalie 7 Ce l'esl certes pas par une différence dans le tau\ des alaires, car l'ouvrierliégeoisest mieux, payé génélelement que l'ouvrier du bassin de Mons. Lacause )pincipale en est, sembie-l-il, dans la facilité d'accès à la proprititc.
Les communes industricllesdu Hainaul forment rarement des aggloméra lions très denses; les populations s'éparpillent plutôt, surtout à Cliarleroi, 1 une multitude de hameaux. Elles sont situées dans un paysde plaines ou de collines onduleuses, dsD^ lequel la grande propriété ne se rencontre pourainsi dire plus. L'industrie liégeoise a dû s'ins- Uller au contraire dans les vallées assez étroites, Itorûées par des collines abruptes et boisées; cet ibstacle naturel, Joint à une concentration plus p^nde de la propriété, a forcé les masses ouvrières à 96 serrer étroitement autour des usines. Ainsi le goût de la propriété et du travail des champs ne se Vcirouve pas chez l'ouvrier liégeois, tandis que Fourrier du flainaut tient à avoir sa maison et aime à ;ultiver son jardinet.
Nous arrivons à des conclusions analogues, lorsque nous considérons les diverses parties rurales pays. Là aussi nous trouvons des différences Énormes: 135 à 140 0/0 dans certains cantons de 1 Flandre occidentale, 145 à 150 dans les campagnes de la province de Liège, 170 à 175 dans
Ti LE VOll', PI.URAt..
l'Entre-Sambre el Meuse, 180 à 190 dans le esl du Luxembourg. Les varialions dans le des salaires ne suffisent pas à les explifiner. Si l( salaires des campagnes flamandes sont les plus I abaissés, au contraire, ceux des campagnes liégeoises sont parmi les plus élevés des salaires agricoles de Belgique. Dans le Nord du Luxembourg la moyenne des voix oscille entre 145 et 153; dans le Sud entre i6S et 180 ; et il n'y a certes pas nne différence corrélative dans le taux des salaires.
Il est aussi impossible de rattacher la proportion des voix supplémentaires au régime de la culture ; la culture très morcelée n'assure aucun avantage, bien Ioindelà,auxcampagoes flamandes ; lagrande culture ne donne pas aux cantons de la llesbaye une place favorisée.
Mais partout le régime de la propriété foncier» exerce une influence marquée : là où nous t vous la grande propriété, nous voyons s'abais9 considérablement la proportion du nombre i voix. Ainsi dans les plaines de la Flandre occideu taie, dans les vallées de l'Ardenne, sur le pla^jti de la Hesbaye. Dès que la propriété se morceQj au contraire, le nombre des suffrages supplémd^ tairesse relève: la proportion atteintainsisonma nium dans l'Entre-Sambre et Meuse, dans le f du Luxembourg et le Brabaut wallon.