‹ L'Organisation du Travail à Roubaix avant la RévolutionChapitre 6 sur 26 · SAT · texte numérisé non relu

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Mais le principe n'est pas moins posé. Ainsi, pour revenir à Bousbecque, ce sont des lettres patentes de l'empereur Charles Quint, qui, en 1531, étendent les privilèges de sa draperie (1).

Lille est traitée comme les villages. Elle ne peut éviter l'intervention du pouvoir central. La bonne ville nest pas plus favorisée que le plat-pays. En 1534, elle désire obtenir l'exclusivité du privilège de la sayetterie; elle doit s'adresser à Charles-Quint, qui, du reste, la lui accorde.

Pourtant, on ne peut pas dire qu'entre le XV* ou le XVI siècle et le XVIII, il n'y avait aucune différence dans la procédure de l'autorisation.

Dès le XV° siècle, c’est bien, comme nous l’avons dit, au pouvoir central qu'on s'adresse. Mais on voit, à ce moment, le seigneur jouer, entre les intéressés et lui, un rôle important ct dans le début, même, son intervention s'impose. Elle est comme un échelon nécessaire pour atteindre l'autorisation. C'est si vrai qu'à Roubaix, par exemple, en 1953, le seigneur, la concession accordée, perçut une redevance sur les pièces fabriquées. Jusqu'en 1670, les comptes des égards révèlent, en effet, que le droit de 16 deniers exigé sur chaque pièce de velours et bourgeterie, est attribué par moitié au souverain et au seigneur (2).

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(1) Daize, Histoire de Bousbecque.

(2) Archives de Roubaix, H, H , 46 et comptes des années qui précèdent,

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N'est-ce pas bien là la consécration d’un droit effectif ? Dès 1671, le roi seul touchera des droits (1).

Quand leur intervention ne fut plus indispensable, les seigneurs ne ménagèrent pas davantage leur bienveillance et leur appui. Mais, lors de la conquête fran- ‘ çaise, leur influence avait beaucoup diminué.

C’est à la requête de Pierre, seigneur de Roubaix, en 1469 (2), puis sur les sollicitations de Yolente de Luxembourg, petite-fille du précédent, en 1513 (3), que les manufacturiers de Roubaix obtiennent le privilège de fabriquer des draps et, sans doute, la confirmation par lettres patentes de ce privilège.

Le seigneur de Roubaix coopère aussi à l'obtention de la sentence de 1553, qui autorise les habitants de Roubaix à fabriquer des tripes de velours et bourgeteries, et les invite à se constituer en corporation.

Enfin, le procès qui devait aboutir à l'ordonnance de 1609 dont nous parlerons se soutint avec le concours des quatre baillis hauts justiciers de la châtellenie.

Mais si les concessions ne s’obtiennent guère sans l'intervention des seigneurs. elles ne découlent pas de leur autorité. Nous le savons pour le premier privilège de 1469. Les statuts de 1554 sont homologués par Charles-Quint, comte de Flandre et roi d'Espagne.

Q) H. H., 48 et suiv.

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