CHAPITRE IV
Les ordonnateurs. — Les comptables : trésorier général et trésoriers particuliers. — Les auditeurs des comptes. — Le budget. — Les impôts. — Les privilèges et immunités du Clergé et de l’Université en matière fiscale. — Le privilège de régnicoles des avignonais.
En soulignant dans le chapitre premier (1) la distinction nettement établie, dès le xur° siècle, à Avignon, entre le rôle de l’ordonnateur et celui du comptable, distinction qui se trouve à la base de nos institutions financières actuelles, nous avons marqué une particularité fort importante du système et qui mérite de retenir l'attention.
Elle n'avait rien perdu avec le temps et n’avait fait, dans la pratique, que s’affermir. s
Les Ordonnateurs
Les ordonnateurs sont les consuls. Ils ont à ce titre le maniement des deniers publics, ils sont chargés de l'emploi des revenus de la ville, ils gardent la haute main sur les comptes des recettes et des dépenses.
Cependant, à la suite des tractations de la ville avec les membres du clergé et de l’université relativement à leur participation aux dépenses publiques d’intérêt général, un contrôle de la part de ces corps s'était conventionnellement établi et le pouvoir des consuls dans ce domaine se trouvait mitigé. Dans les bureaux
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