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LES COMPTABLES

d'administration de l'Hôtel de ville (1) ils se rencontraient avec les représentants du clergé et de l’université, dont la place y était marquée, et en particulier au bureau des finances pour la signature des mandats.

Les dépenses étaient en effet régulièrement ordonnées par mandats adressés au trésorier général. Ces mandats, signés par les consuls et les délégués des corps privilégiés, tels qu’on les trouve encore aux archives municipales (2), sont manuscrits et rédigés sous la forme suivante : « Trésorier payez » ou « remboursez-vous des deniers de votre recette de la somme de... que vous avez ci-devant payée. »

Délivrés accompagnés des pièces justificatives à l'appui, ils portaient un numéro d'ordre enregisté par le trésorier sur un registre spécial et étaient transcrits sur le livre de contrôle des mandats.

Les Comptables

Les comptables étaient en nombre variable, mais de tout temps le principal fut le trésorier général de la ville.

En remontant même avant la domination papale, on trouve un fonctionnaire appelé le clavaire, agent du comte de Provence, qui remplissait les fonctions de trésorier-payeur et « encaissait comme tel les revenus du comte dans Avignon, payait le personnel administratif et soldait les autres dépenses qui lui étaient commandées par le sénéchal » (3).

Postérieurement à 1348, devenu officier de la cour temporelle, le clavaire continua de percevoir pour la ville les rentes et autres revenus, les statuts de 1441 en témoignent. Un serment de bien et fidèlement remplir ses fonctions lui était imposé. Il devait chaque année rendre ses comptes aux syndics ou à ceux qu'ils auront députés à cet effet.

(1) V. pages 68-70.

(2) Archives municipales d'Avignon, Série CC. (3) Girard et Pansier, La cour temporelle d'Avignon, Dire

Concurremment avec lui furent établis par la suite des trésoriers particuliers et apparut aussi le trésorier général (r). Les statuts de 1441 les mentionnent tous (2). Il s’agit donc apparemment, pour les premiers, d’agents secondaires de perception. Le clavaire ne tarde pas à disparaître à ce titre et perd tout caractère municipal pour se spécialiser comme officier de la cour temporelle.

Le trésorier général au contraire gagne en importance jusqu’au moment où il reste seul ; le plus considérable des trésoriers particuliers, celui de la régie de la ferme générale, ayant été supprimé en 1741 (3) par le conseil. Ceci, explique l’assesseur, afin qu'on puisse voir dans une seule redditien de comptes toute l'administration d’un consulat. Le vice-légat ne fit aucune diffculté pour approuver par ordonnance la suppression, « en sorte qu'il n’y ait plus à l'avenir que le seul trésorier général par les mains duquel passeront tous les deniers de la ville pour la plus grande facilité des comptes. »

# Néanmoins la faculté de nommer des trésoriers particuliers (4) demeure, eu égard aux circonstances, et il se trouve notamment dans les années suivantes, un « trésorier des blés », sans parler des trésoriers des hôpitaux, de l’aumône générale, des orphelines, etc., qui sont des établissements administrés par des recteurs nommés par le conseil et placés sous la tutelle municipale.

(1) Le premier en date, Hugues de Sade, dans l’état nominatif des différents trésoriers de la ville dressé d’après les documents officiels existants dans les archives par P. Achard, ancien archiviste du département, est de 13721383. (Bulletin archéologique de Vaucluse, année 1882, p. 258).

(2) Arch. municipales AA. 4, Statuts de 1441, fos 10 et 11: Clavaire, art. XIV ; Trésorier, art. XV. — Girard et Pansier, Les statuts d Avignon de 1441.

(3) Archives municipales. Reg. des délibérations du conseil, séance du 250074 MIE A1 100225:

(4) I y avait eu, selon les cas, des trésoriers de la guerre, de la construction des murailles, des pallières du Rhône et de la Durance, des blés, de la contagion, des émpositions et même des menues dépenses ; celui-ci n’était autre que le concierge de l'Hôtel de ville. (P. Achard, Les anciens trésoriers de la ville d'Avignon, loc. Cie, (D255):

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