I52 LES DOLÉANCES DES CORPORATIONS
« Depuis longtemps, cet usage a cessé,et par le fait,cette classe considérable de citoyens se trouve exclue de l'Hôtel de ville.
« Les maîtres traiteurs aubergistes demandent d’être réintégrés dans ce droit et qu’à l’avenir la troisième main consulaire soit formée uniquement de ménagers et artisans en nombre égal et que le troisième consul soit choisi parmi ces classes, à leur tour, de manière que chaque corps d’arts et métiers et des ménagers parvienne au consulat. »
« Il existe une imposition qui n’est supportée que par le corps des aubergistes. C’est celle qui est connue sous la dénomination de droit de Souquet.
« Comme elle est infiniment onéreuse aux maîtres traiteurs, aubergistes, et au public, et sujette à mille abus, ils en demandent purement et simplement l'abolition. »
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« Ils prient Messieurs les Consuls de prendre en considération l'augmentation progressive qu'ont éprouvée les droits d’entrée depuis quarante ans; et pour le soulagement du pauvre peuple, ils demandent que les droits d’entrée soient remis sur le même pied qu’ils étaient en 1740, sans qu'on puisse jamais les augmenter, en tout ou en partie, excepté d’après la délibération d’un conseil général et sur des besoins connus. »
« Puisque Monsieur le Vice-Légat a bien voulu renoncer, tant pour lui que pour ses successeurs, au droit qu'il avait sur le poisson et le charbon, les maîtres traiteurs demandent que tous les officiers et gardes suisses et les autres corps de milice, qui jouissent de quelque exception et notamment de droits d'entrée, y soient soumis comme les autres citoyens, ainsi que
tous les corps ecclésiastiques, séculiers et réguliers de la ville sans distinction. »
« Que toutes les années les comptes de l'Administration des revenus de la ville soient rendus publiquement et qu'il soit permis à chaque citoyen d’y assister si bon lui semble, que ces comptes contiennent le tableau exact des dettes de la ville, de ses revenus et de leur emploi et les pièces justificatives; et qu’ils soient imprimés après la reddition. »