‹ L'orge [microforme]Chapitre 10 sur 19 · ET TERRE ES · texte numérisé non relu

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la nation, Mention en est faite iei surtout dans le but de faire comprendre aux agriculteurs canadiens que, sans parler de l'usage des succédanés de l’orge,—ce qui est sans doute la première cause de l’état actuel de dépression de l'orge sur le marché,—il n'y a pas lieu de penser que les États-Unis continueront longtemps à dépendre tellement du Canada pour l'orge de qualité supérieure. Il importe donc que nos cultivateurs prennent la chose à cœur, Qu'ils travaillent avec plus de soin et d'intelligence, qu’ils cultivent les récoltes qui conviennent le mieux à leur terrain et qui doivent être le plus avantageuses; qu'ils s’attachent à bien choisir leur semence; ils tireront ainsi le meilleur parti possible du fertile sol et du bon climat qu'ils ont le bonheur de posséder. On ne peut s'attendre à ce que l’orge à malter de qualité supérieure puisse se cultiver dans toutes les parties du Canada; on trouvera sans doute de nombreux districts où elle atteindra un plus haut degré de perfection que dans d'autres. C’est ce qu’on a reconnu en Grande-Bretagne, où l’on considère les comtés de Suffolk et de Norfolk, et portions de ceux d’Essex et de Herts comme convenant surtout à l'orge ; et il en a été de même sur le continent européen, Le seul moyen de savoir où il existe des conditions particulièrement favorables, est d'essayer ce grain dans chacune des localités qui paraissent devoir convenir, puis de prendre note des résultats en répétant les essais jusqu'à ce qu'on ait assez de données pour en tirer des conclusions.

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