‹ L'orgue de Jean-Sébastien BachChapitre 11 sur 61 · XVI PREFACE · texte numérisé non relu

XVI PREFACE

égalité , un toucher ni empâté , ni sec. » C'est Philippe- Emmanuel qui nous l'apprend.

Bach avait la main relativement fort petite; le mouvement de ses doigts était à peine perceptible, les premières phalanges remuant seules. Sa main conservait la forme arrondie, même dans les passages les plus difficiles, dit Forkel ; les doigts s'élevaient fort peu au-dessus du clavier, à peine un peu plus que dans le trille ; dès qu'un doigt cessait d'être employé , il avait soin de le replacer dans la position réglementaire.

«Les autres parties de son corps ne prenaient aucune part à son exécution, contrairement à ce qui arrive à beaucoup de gens dont la main n'a point une agilité suffisante. »

Aujourd'hui nous ne jouons plus le clavecin, et le piano, qui l'a avantageusement remplacé, exige des moyens insoupçonnés jadis.

Quant à l'orgue, rien n'a changé dans

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