P. I, 1. - B.-G. XV
2 La première partie de la sonate en ré mineur est sans doute de 1722 : l'adagio et le vivace de la sonate en mi mineur sont transcrites de la cantate: «Die Himmelerzâhlen» (1723); la dernière partie de cette sonate devait, tout d'abord, servir d'intermédiaire entre le prélude et la fugue en sol majeur (P. II, 1. — B.-G. XV, p. 169. Le thème de la fugue est, en majeur, celui du chœur de la cantate « Ich hatte viel Bekûmmerniss» exécutée en 1714) composés, d'après le filigrane de l'autographe, en 1724 ou 1725.
3 Cfr. S. Bagge. Die geschichtliche Entwickelung der Sonate.
Si Bach a écrit ces trios pour rompre son fils aux difficultés du mécanisme, n'y voyant peutêtre qu'une suite d'études et pour lui-même un exercice intéressant, dont il pourra profiter, l'intention qu'il eut, en composant la Fantaisie et la Fugue en sol mineur l, nous semble tout autre, et peut se déterminer, si l'on rapporte cette œuvre au voyage qu'il fit à Hambourg en 1720. C'est une hypothèse que vient soutenir tout un concours de circonstances. Matheson tout d'abord, dans son traité de la basse fondamentale 2, nous fournit des éléments d'induction : il cite en effet, pour l'avoir imposé à un candidat qui passait un examen pour obtenir une place d'organiste, le thème de fugue qui suit :