DEUXIÈME PARTIE
La primauté de la nature est proclamée par la science.
Descartes et Molière.
I. — Renseignement de Descartes. — Le rythme de Vinci : contre Thumanisme, pour la nature et la science.
— Le flottement de la pensée de Descartes : la morale provisoire. — Les survivances de Tesprit traditionnel. — La morale définitive : Descartes fonde scientifiquement le culte de la nature. — La pensée et la nature dans Tœuvre de Descartes. — Discussion d*une formule d€ M. Boutroux. — Les aveux des Principes : la morale doit prolonger, dans la vie des hommes, les vérités de la science.
Comment peut-on accorder la morale provisoire et la morale définitive. — La métaphysique de Descartes doit rentrer dans la partie provisoire de son œuvre. — Descartes et Tobservation. — La préface et la conclusion des Principes. — En somme, Descartes renverse la conception humaniste et classique de la prédominance de Thomme dans Tunivers. — Il révèle Terreur grecque.
Explication des hésitations de Descartes : le caractère exclusivement intellectuel de sa conception de la nature; le goût du repos. — Descartes a réservé le développement de sa pensée la plus haute.
II. — Molière disciple de Descartes. — Le rythme de Vinci et de Descartes : contre Thumanisme, pour la nature.
— La leçon de la Vie. — Plasticité de la dramaturgie de Molière. — L*observatoire de Molière.
L'enseignement qui se dégage de la comédie de Molière.
— Les travers individuels et sociaux sont des déformations de la nature. — Molière et J.-J. Rousseau.
La satire des médecins dans Tœuvre de Molière. — 8a portée. — La pensée de Descartes dirige cette partie essentielle de la comédie de Molière. — La médecine au XVII* siècle. — La correspondance de Gui Patin. — La ténacité des préjugés. — La leçon du Malade imaginaire.
— Une appréciation de M. Debove. — Béralde et les confidences de Molière.
Conclusion : Molière et le respect de la nature. — J.-J. Rousseau développera ce que l'œuvre de Molière apportait de plus neuf et de plus fécond 227