DEUXIEME PARTIE
Les premières déformations de ce premier culte. Le Brahmanisme et le Bouddhisme.
I. Les travaux de M. Oldenberg. — Les parties récentes des hymnes du Rig-Véda, et les premières manifestations de la pensée brahmanique. — Atman ou le Souffle. — Brahma ou la Parole. — Fusion de TAtman et de Brahma : TAbsolu. — La religion védique se plie de plus en plus à une explication métaphysique de l'Univers. — Conception nouvelle et subjective de la natures -— La pensée de la Mort. — La préoccupation de la Délivrance. — Le naturalisme primitif se désagrège dans cette métaphysique pessimiste. -— Conséquences : les rapports de rhpmme et de la nature sont modiûés. — La fraternité primitive et le régime des castes. — Le rite et les formules.
IL — Le Bouddhisme. — Réaction contre le Brahmanisme.
— Bouddha et Jésus. — Le sermon de Bénarès et le sermon sur la Montagne. — Le Nirvana et l'interprétation de Max Mûller.
— La désagrégation de la pensée de Bouddha. — La dissolution du sentiment de la nature. — Le goût du néant et le Nirvana. — L'interprétation de Mûller n'est plus valable pour les parties récentes des livres bouddhiques. — La conception de la nature dans le Rig-Véda et les écrits proprement bouddhiques.
Conclusion : Le naturalisme primitif se fige dans le Brahmanisme et se dissout dans le Bouddhisme.
Au naturalisme primitif, exposé dans le Rig- Véda se superpose, peu à peu, une mythologie
systématique, artificielle et morose. Dès les origines de la philosophie brahmanique, nous constatons la mainmise funeste de l'humanité sur la nature, et Tair dévasté que prend Tunivers, quand l'homme substitue sa pensée à renseignement des choses.
Dans son livre sur Le Bouddha, M. Oldenberg nous montre comment la religion védique se déforme et se désagrège (19). L'examen des parties récentes des hymnes permet de suivre ces premières altérations. D'abord l'aspect des dieux primitifs semble pâlir. L'esprit spéculatif, qui dissout les énergies de l'imagination, affaiblit les . rapports des dieux et des phénomènes naturels. Les formules abstraites l'emportent sur les peintures pittoresques et la pensée indienne multiplie les forces occultes. Une métaphysique, extravagante et fumeuse, obscurcit la religion primitive. Mais, du fouillis des formules, se dégagent quelques conceptions primordiales, qui groupent et synthétisent les explications individuelles. D'abord la notion du nioi se précise : l'Atman ou le Souffle est considéré comme la source de toutes les fonctions vitales de l'homme. Puis l'Atman est projeté sur le monde et devient la source de toute vie. La religion védique se plie, de plus
en plus, à une explication métaphysique de l'univers.
Une seconde idée se juxtapose à l'idée de TAtman et ne tarde pas à s'y absorber. La Parole sacrée ou Brahma révèle la puissance dans le sacrifice : c'est le chant du Véda, dont la vertu magique détermine, ordonne et sanctifie l'existence. Peu à peu, Brahma est adoré comme la divinité qui maintient le ciel et la terre. Il est appelé, comme Agni, le plus noble d'entre les dieux : il devient enfin « l'aïeul des mondes ». Dans les parties les plus récentes du Rig-Véda, ce nouveau dieu se prépare à recueillir l'héritage des anciens mythes.
Enfin Atman et Brahma se confondent, et l'œuvre de la pensée s'achève dans cette divinisation de l'Absolu. « Par le commandement de cet être immuable se tiennent le ciel et la terre fortement étayés; par le commandement de cet être immuable se tiennent étayés le soleil ot la lune, se tiennent les jours et les nuits, les quinzaines, les mois, les saisons et les années; par le commandement de cet être immuable coulent les rivières des montagnes neigeuses, les unes vers l'orient, les autres vers l'occident et les autres régions du ciel ; par le commandement de
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cet être immuable les hommes louent celui qui donne, les dieux celui qui sacrifie, et l'offrande faite avec la cuiller est la part réservée aux mânes.... C'est par crainte de lui que le soleil se lève, par crainte de lui que souffle le vent, — par crainte de lui qu'Agni, Indra et la Mort parcourent le monde » (20).
La croyance en ce nouveau dieu établit la distinction entre l'absolu et le monde. L'Atman est le souffle qui pénètre l'univers, ou la sève profonde des choses. Mais, en dehors de lui, le monde développe ses formes multiples, imparfaites et agitées. L'Atman est la vie; les formes du monde sont le domaine de la mort.
« L'Atman est le meneur intérieur, impérissable : en dehors de lui, il n'y a qu'affliction. »
« De même que le soleil, l'œil de l'univers demeure à l'abri de toute maladie qui attaque l'œil humain. Ainsi l'Unique, l'Atman, qui habite dans tous les êtres, demeure à l'abri de la douleur du monde. »
De cette métaphysique découle une conception pessimiste de l'univers. La pensée de la mort n'est pas étrangère aux parties anciennes du Hig- Véda, mais elle n'étreint pas les hommes sous la perpétuelle menace de la souffrance. D'ailleurs
elle n'est lugubre qu'à ceux qui font le mal et se dérobent au sacrifice : après la mort, celui qui respecte le dharman goûte une allégresse inviolée. Au contraire, avec l'apparition des idées nouvelles, la mort se montre à tous avec le cortège de ses tourments. Son souvenir pèse sur la vie entière, et corrompt toutes ses manifestations. Même après la mort, la mort poursuit son œuvre d'épouvante. « Sur tous les mondes en vérité dominent des puissances de mort.... Celui qui s'en va dans l'autre monde sans s'être affranchi de la mort, de même qu'ici-bas la mort n'a égard à rien, et, quand elle veut, le tue, dans l'autre monde aussi celui-là sera la proie perpétuelle de la mort » (21).
C'est pourquoi la préoccupation de la Délivrance hante les hommes courbés dans l'angoisse. Il ne suffit plus d'accomplir le sacrifice antique. Il faut savoir surtout la science du brahmane, de celui qui connaît l'Atman. a Ceux qui ont cette connaissance et célèbrent ce sacrifice, ceux-là renaîtront après la mort : ils renaîtront pour ne plus mourir. Mais ceux qui n'ont pas cette connaissance et ne célèbrent pas ce sacrifice, ceux-là renaîtront après la mort et seront de nouveau et à jamais et sans trêve une pâture
pour la mort. » Ainsi, peu à peu, renseignement des brahmanes se superpose au premier culte et le naturalisme primitif se désagrège dans cette métaphysique pessimiste, qui imposera Toubli de vivre, la dissolution de tous les désirs, Fanéantissement de la pensée et de la volonté dans la répétition mécanique des rites.
Cette religion nouvelle est l'œuvre concertée de la pensée humaine qui oublie les leçons directes de la nature pour suivre les suggestions de sa logique et de son orgueil. Dès lors, les rapports entre l'univers et Thumanité se relâchent. Dans le Rig-Véda, le lien de chaque homme avec la nature est si fort qu'aucune puissance humaine ne peut s'interposer entre les choses et les hommes. On a montré sans peine que les castes ne sont pas encore formées dans le Véda. Les classes qui distinguent les hommes sans les séparer correspondent aux premières formes de la division du travail, mais la régularité même du culte qui s'impose à tous les hommes les rend égaux devant la nature.
La religion brahmanique est fondée au contraire sur le régime de la caste (22). Le brahmane qui chante les hymnes se distingue du kchatrya qui se consacre à la guerre. L'existence du kcha-
trya est séparée de celle du vaicya qui élève le bétail et laboure la terre. Enfin les soudras comprennent la foule méprisée, les serviteurs. Dans chaque caste elle-même, les hiérarchies disséniinent en parties hostiles le grand corps primitif et des prescriptions minutieuses parquent chaque* partie de caste dans un domaine étroit, jalousement surveillé, infranchissable.
Cette division nouvelle, en violant la primitive loi de fraternité, altère les croyances. Dans le Rig-Véda, chaque homme est à soi-même son prêtre. La religion est Teffusion spontanée de ses sentiments, et les cérémonies du sacrifice manifestent cette unique croyance, que l'homme doit vivre dans une permanente union avec la nature. Au contraire, la pensée orgueilleuse, qui a brisé runité primitive dans le morcellement des castes, introduit dans la religion la tyrannie des formules. Le brahmane devient le prêtre. Il fixe et règle le culte. Il manifeste sa puissance par la multiplicité des cérémonies qu'il impose. Un formalisme subtil et féroce enchaîne les pensées et les actes. La prière n'est plus le rythme de la vie, mais un geste soumis aux obligations les plus rigoureuses, et les servitudes innombrables du rite donnent à la nature un air morne et accablé. La
confiance des anciens semblait confondre, par le sacrifice, la terre et le ciel. Maintenant, l'esprit des hommes se trouble sous la conviction déprimante que la terre est dégradée, et que les êtres sont des amoindrissements progressifs de Brahma. (j'est pourquoi l'épouvante est répandue dans cette race qui s'est, d'abord, déployée dans la lumière. Il est rarement exact de transporter dans l'appréciation du passé le souvenir des événements modernes. Nous savons que ces assimilations sont un jeu élégant, mais dangereux. Elles peuvent offrir un coinmode procédé d'exposition, une manière prompte et vive de grouper les contrastes et les ressemblances, mais, presque toujours, une pensée avertie les juge superficielles. Ici pourtant nous conviendrons que l'étude du passé est éclairée par les conclusions de notre histoire, et nous dirons avec Thistorien allemand Zimmer que les brahmanes ont altéré le génie hindou en réalisant l'idée théocratique du moyen âge (23). Les Brahmanes furent coupables, puisqu'ils ne mirent pas leur science au service de la vérité offusquée par l'usure des âges et la passion des hommes. Ils ne comprirent pas le rôle qui incombe toujours aux sages. Il ne faut pas que les sages affirment leur supériorité par la prédo-
minance de leur rôle politique, l'étalage de leurs rites particuliers ou la bigarrure de leur costume. Le devoir des sages est d'empêcher la folie des faibles de troubler la régularité des lois universelles et d'ignorer l'enseignement donné par la nature, car toute la science, tout l'art et toute la morale est dans la nature. Au lieu de respecter le naturalisme des anciens jours et de le fortifier en l'épurant par les conquêtes de la science, ils ont peu à peu éteint, sous l'amas des formules, la flamme de sympathie qui unissait le foyer de la vie humaine au foyer universel, et ils ont substitué à la spontanéité primitive, qui est une lumière, le respect morne du rite qui est une entrave. Surtout ils ont méconnu la leçon de fraternité qui sort du Rig-Véda. L'orgueil de leur raison a proclamé la nécessité des castes. Tandis que devant la nature, formidable et maternelle, l'homme des anciens âges sentait la fraternité de la terre et du ciel, et projetait dans les formes de l'univers le rythme ingénu de sa joie et de son désir, le brahmane plie l'univers à sa pensée défiante et enseigne l'inégale portée des actes humains. La religion des ancêtres, spontanée, ouverte et confiante a été absorbée par le formalisme (24). La folie du scrupule et la répétition
mécanique des mots solennels ont énervé cette race robuste qui offre au monde le spectacle d'un peuple inaccessible au progrès et prolongeant, avec les apparences de la vie, le passé immobilisé dans l'inertie de la mort.
Le brahmanisme a tari l'énergie du naturalisme primitif, parce qu'il a figé et pétrifié dans le rite les premières croyances, souples et fraîches comme les manifestations de la nature.
Vers le v* siècle avant J.-C, un cri d'angoisse sortit de ce peuple comprimé (25). Au nom de l'égalité des hommes et de la bonté de la nature, Gotama le Bouddha proteste contre le régime des castes et le goût des cérémonies et des formules (26). Le nouveau révélateur s'est penché vers l'univers, et a contemplé les arbres, les animaux et les plantes avec un sourire de bonté. Le bouddhisme est la religion de la pitié. C'est le rêve de douceur, qui jaillit inévitablement d'une race accablée, et avide de secouer un cauchemar effroyable. Il semble donc que le bouddhisme soit venu prêcher le retour au naturalisme primitif, épuré par la sagesse.
De fait, la première forme de la doctrine est optimiste. Le type idéal réalisé par Gotama est d'une incomparable noblesse. Sa parole, gardée dans les premiers textes sacrés des Bouddhistes, a l'allégresse et la mansuétude de la prédication de Jésus à travers la Galilée. Le sermon de Bénarès, par lequel il inaugure sa mission, révèle une doctrine à la fois simple et compréhensîve, qui supprimait le formulaire chaotique et accablant des Brahmanes. « Il y a deux extrêmes dont celui qui mène une vie spirituelle doit rester éloigné. L'un est une vie de plaisir, adonnée aux plaisirs et à la jouissance : cela est bas, ignoble, contraire à l'esprit, indigne, vain. L'autre est une vie de macérations : cela est triste, indigne, vain. De ces deux extrêmes, le Parfait s'est gardé, et il a découvert le chemin qui passe au milieu, le chemin qui dessille les yeux et l'esprit, qui mène au repos, à la science, à l'illumination, au Nirvana. C'est ce chemin sacré, à huit branches, qui s'appelle : foi pure, volonté pure, langage pur, action pure, moyens d'existence purs, application pure, mémoire pure, méditation pure. C'est là le chemin du milieu, que le Parfait a découvert, qui dessille les yeux et l'esprit, qui mène au repos, à la science, à l'illumination, au Nirvana.
a Voici la vérité sainte sur la douleur : la naissance est douleur, la vieillesse est douleur, la maladie est douleur, la mort est douleur, l'union avec ce qu'on n'aime pas est douleur, la séparation d'avec ce que Ton aime est douleur, ne pas obtenir son désir est douleur, en résumé, les cinq sortes d'objets de l'attachement sont douleur.
« Voici la vérité sainte sur l'origine de la douleur : c'est la soif de l'existence, qui conduit de renaissance en renaissance, accompagnée du plaisir et de la convoitise, qui trouve çàet là son plaisir : la soif de plaisir, la soif d'existence, la soif d'impermanence.
« Voici la vérité sainte sur la suppression de la douleur : l'extinction de cette soif par l'anéantissement complet du désir, en bannissant le désir, en y renonçant, en s'en délivrant, en ne lui laissant pas de place.
ce Voici la vérité sainte sur le chemin qui mène à la suppression de la douleur : c'est ce chemin sacré, à huit branches, qui s'appelle ; foi pure, volonté pure, langage pur, action pure, moyens d'existence purs, application pure, mémoire pure, méditation pure.
« C'est là la vérité sainte sur la douleur. Ainsi sur ces idées dont personne auparavant n'avait
entendu parler, mes yeux s'ouvrirent : ainsi s'en ouvrit pour moi la science, la connaissance, le savoir, l'intuition...
« Depuis que de ces quatre vérités saintes je possède avec une pleine clarté cette connaissance et cette intuition véridiques, je sais que dans ce monde avec les mondes des dieux, avec le monde de Mâra et de Brahmâ, au sein de tous les êtres avec les ascètes et les Brahmanes, avec les dieux et les hommes, j'ai obtenu le rang suprême de Bouddha. Et je l'ai reconnu et vu : mon âme est à tout jamais délivrée; ceci est ma dernière naissance : il n'y a plus désormais de nouvelles naissances pour moi » (27).
Ce sermon de Bénarès, qui a déjà l'accent du 'sermon sur la Montagne, justifie la conclusion de Max MûUer (28) sur le sens du Nirvana. Il ne faut pas y voir, du moins dans la doctrine primitive, le goût du néant qui entraîne l'extinction de la vie, mais la forme la plus noble de l'existence : la glorification de la pureté intellectuelle et morale, la passion de la vérité, la condamnation de l'ascétisme pessimiste, le sens de la joie qui accompagne la vie simple, confiante dans la bonté des choses, ignorante de tout ce qui divise l'humanité. Bref, c'est l'état d'allégresse qui suit l'élan direct ve^rs
la nature et la sincérité avec soi-même, et qui précède les déformations amenées par les contacts de l'humanité.
Mais cette conception s'altère par l'action de la spéculation théologique. A travers les textes successifs où la pensée bouddhiste s'exprime, on assiste aux effets inévitables de cette désagrégation. D'abord le Bouddha est façonné comme une matière indéfiniment malléable, et, dans l'avenir et même dans le passé, il se multiplie en un nombre illimité de Bouddhas. Puis la sève morale qui soutenait la première communauté des bouddhistes se dessèche. La métaphysique postérieure accomplit son œuvre de dissolution. En détachant l'homme de l'univers, elle supprime le premier fondement de la pensée bouddliiste, la confiance dans la nature, et elle enseigne que le goût du néant est l'aspiration la plus haute des sages.
Le bouddhisme réagit d'abord contre la religion des Brahmanes. Peu à peu il développa le principe interne du Brahmanisme. Entre le Rig-Vcda et les parties récentes des textes bouddhiques, quel contraste! D'un côté, c'est l'admiration pour la vie ; de l'autre, la passion du néant. Dans le Rig-Véda, on entend l'incessant appel à se répandre
à travers les manifestations de la vie, et à saisir les effets du mariage de la terre et du ciel, ennobli par le sacrifice et le sentiment de la loi. Pour un bouddhiste, l'ascétisme monacal est la garantie nécessaire contre le malheur, la plainte et l'étonnemenl. L'homme du Rig-Véda voit partout des dieux, et sa vie personnelle est sans cesse mêlée à la vie divine. Le bouddhiste mène une vie éteinte et ïnorne, et, sur l'univers jadis glorieux et tout bruissant de vie, il étend le dédain de son détachement absolu. Ainsi la conception du monde n'est pas seulement altérée, mais renversée. Dans le Rig-Véda, la nature est toute-puissante, et se subordonne tous les mouvemenis de la vie de l'homme. Ici elle apparaît comme une fantasmagorie fugitive et méprisable. Vidée de toutes ses énergies, elle prend un air incertain, des formes mouvantes et crépusculaires. L'esprit du bouddhiste n'arrive à dominer le monde qu'après avoir fait le vide à travers les choses.
Il importe de dissiper l'illusion qui égare encore quelques commentateurs et adeptes du bouddhisme. En apparence, cette religion est fondée sur le culte de la nature; en fait elle aboutit à la dérision de la nature.
Le brahmanisme et le bouddhisme sont les
deux premières tentatives de Tesprit humain pour édifier une philosophie explicative de l'univers et imposer à l'œuvre de la nature la prédominance de la pensée (29).
Le brahmanisme a figé le culte des anciens âges. Le bouddhisme est venu le dissoudre. Sur la terre même où se chantaient les hymnes du Rig-Véda, les brahmanes ont répandu l'effroi de la vie et les bouddhistes ont enseigné le culte de la mort.