CHAPITRE XXV
Coomierce et entrei^rlses laëiiistrlelles éem Oeclëiente
ea Orient.
. En 1821, au moment de l'explosion de la révolution grecque, le commerce de gros et de détail de l'Orient se trouvait en général entre les mains des chrétiens de l'empire de Ryzance.
DE L'EMPJRB BYZANTIN. 187
Les négociants en gros qui, par leur nombre, leurs capitaux et leur crédit inspiraient le plus de confiance, étaient de Constantinople, de Scio, de Janina^ de Salonique, de Smyme et de quelques autres yilles de Tempire byzantin.
Ces négociants recommandables, issus pour la plupart des ancietines familles patriciennes, étaient liés par une commune solidarité et jouissaient d*une réputation de savoir et de probité 4pn a suivi tous ceux d*entre eux que le désastre de leur pays natal ou les persécutions des Turcs ont forcés de chercher un refuge en Europe. Ils avaient ordinairement leur établissement principal à Constantinople, à Smyme. ou à Alexandrie, et des maisons d*association ou de correspondance dans toutes les échelles du Levant, en Asie, aux Indes, en Afrique et dans les grandes places commerciales de FËurope, teUes que Lon*dres, Marseille, Amsterdam, Vienne, Trieste, Venise, Gènes, etc.
Le commerce en détail se faisait exclusivement par les chrétiens indigènes et par les mahométans du même pays , mais ceux-ci n*y avaient qu'une très-faible part.
La banque et les autres opérations financières étaient aussi entre les mams des chrétiens d*Orieni.
Les fabriques de toile ou de cotonnades, de soieries, de tissus d*or ou d^argent et des autres industries orientales se trouvaient également entre les mains des indigènes, chrétiens ou mahométans ; mais ici encore les chrétiens avaient partout la supériorité • ^
Un relevé aussi exact que possible des maisons de commerce en gros dirigées par des chrétien§ orientaux, avant 1821, nous a donné le chiffre d'environ deux mille trois cents établissements.
Dès la première année de la révolution grecque, le système d'extermination adopté par Halet-Effendi, ce favori