‹ L'orient vierge, roman épique de l'an 2000Chapitre 14 sur 27 · I/ORIENT VIERGE · texte numérisé non relu

I/ORIENT VIERGE

tasse contre l'Atlantique et s'arc-boute sur les reins, le visage tourné vers l'Orient prêt à bondir. L'un des deux mourra.

» Vous avez su que déjà les premiers symptômes ont eu lieu. Les câbles nous ont appris que des consuls ont été saisis et tués en Indo- Chine et à Bénarès, simultanément. Toute demande d'explication, de réparation, a été repoussée avec insolence, tout à l'heure les dernières dépèches ont confirmé ces troubles et en ont fait soupçonner d'autres. Il ne saurait être question de remédier une fois de plus au mal dans les limites exactes de son atteinte, de se borner à un envoi de troupes, à quelque guerre coloniale partielle, qui se rallumerait sur cent points successifs. Ce qu'il faut, c'est une action simultanée, c'est la prise d'armes avant que cet énorme amoncellement d'hommes ait pris conscience complète de ce qu'il peut oser. Ce qu'il faut, Messieurs, disons-le : c'est une levée unanime de l'Europe confédérée au devant du péril jaune !

» Nous pouvons cela, j'y ai pensé, tout est prévu, et il faut que cela ait lieu sans aucun retard, que nous prévenions le cyclone en le coupant à la base même de son tourbillonnement, avec une soudaineté foudroyante. Chaque heure perdue aggrave la concentration de ces hordes.

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