‹ L'orient vierge, roman épique de l'an 2000Chapitre 8 sur 27 · PRÉFACE XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE XV

comme les peint Flaubert. Aucune monographie du compilateur le plus renseigm'' ne dérangerait là-dessus mon sentiment inspiré par ce grand homme, et je pense que le sentiment a droit de cité dans l'histoire aussi valablement que le document le plus sur, qu'il contient une authenticité morale, que l'interprétation a des prérogatives inaliénables, et qu'il existe une infinité de façons d"ètre certain.

Je ne puis enfin que réserver le même scrupule pour l'esquisse rapide de civilisation morale de (( l'Orient vierge » qui est la chose dont je conviendrai être le moins satisfait, si l'on me passe le secret contentement de n'avoir point voulu en esquiver l'échec. Je sens qu'on y demandera davantage et que cela eût valu un autre livre. Mais je m'y suis tenu, non à tout ce que j'en pouvais dire, mais à ce que mon héros devait en apercevoir utilement pour que le doute de son œuvre lui vînt : et les paroles d'Erodia sont celles d'un être passager, qui sert tout juste à hâter le drame de cet homme en lutte avec des fantùmes nouveaux, et le pays singulier que régente cette visiteuse des âmes ne doit point, dans ma pensée, être plus réel qu'il ne semblera dans le récit.

Page 1