‹ L'orientalisme rendu classique dans la mesure de l'utile et du possible, suivi d'une Lettre à m. J. Mohl sur la langue perse by A.P.F. Guerrier de DumastChapitre 15 sur 16 · SO · texte numérisé non relu

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de Metz et de Nancy : celui de proclamer comme elles la nécessité classique du sanscrit (1).

(1) Entre les opinions individuelles émises au sujet de l'apparition de l 'Orientalitme classique, il y en a eu d’excentriques, mais fort peu. Deux ou trois personnes, par exemple, auraient préféré que pour représenter le groupe sémitique, on fil choix de l'hébreu, plutôt que de l'arabe.

D’abord (et ceci suffirait), c'est dans la sphère philologique qu’il s’agissait d’opérer; or, soit au point de vue des formes grammaticales, soit sous le rapport de l’abondance des ouvrages qui forment sa littérature, l’arabe classique est incomparablement la principale, la plus riche, de tout le groupe du sémitisme.

Mais ensuite, des considérations d’un autre ordre mettaient l'hébreu hors de concours, et les conseilleurs eux-mémes le sentiraient en y réfléchissant. Quel homme d’expérience, quel homme prudent, songera jamais à créer, dans seize parties de la France, seize chaires d’enseignement officiel laïque de la langue sacrée! Pourquoi risquer, sans nécessité, de rencontrer des questions délicates? Quand on se propose de fonder quelque chose de durable et de bon, on tache de le fonder en paix ; on ne s’en va pas volontairement le bâtir sur un terrein qui puisse donner lieu à des conflits.

— Si

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