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intrinsèques des deux degrés de quelque autre manière. On ne peut pas lui faire grâce de ce reproche, même en se plaçant à son point de vue.
Précisément par cette négligence de la personnification, M. Vierkandt s'est privé d'une arme particulièrement efficace contre la priorité de l'animisme'. En conséquence, sa polémique contre ce système lui a inspiré si peu de confiance qu'à la fin il compte, tout résigné, avec la possibilité que «les arguments qu'on vient de lire ne laissent pas paraître comme suffisamment probable l'existence d'une époque préanimiste» (I. c, p. 64). Il se contente finalement de l'animisme h la Wundt. Quoi qu'il dise sur celui-ci et sur l'âme corporelle qui y fait pendant, il reste établi que l'animisme de Wundt ne diffère de celui de Tylor que graduellement, et non essentiellement. On aurait donc à constater que la théorie magique de Vierkandt désespère de supplanter la théorie de l'animisme dans ses points essentiels. Rien de plus juste; car elle n'en a pas la force. Ce n'est que dans le pouvoir d'une théorie qui laisse de côté pour le commencement toute distinction entre l'âme et le corps et place l'idée de la personnalité une au début de toute évolution; une hypothèse qui considère comme première chose la matière, la substance, donc un corps par opposition à un esprit, ne le pourra jamais.
11 est très curieux que M. Vierkandt, qui veut écrire sur les commencements de la religion et de la magie et qui sait relater tant de choses sur les pratiques magiques des Australiens, ne mentionne pas un seul mot sur les «Etres Suprêmes» des tribus du Sud-Est de l'Australie et les vives controverses auxquelles ils ont donné lieu, surtout parmi les ethnologues anglais. La nécessité d'une bibliographie internationale universelle pour l'ethnologie tout entière s'impose de nouveau en face de semblables expériences.