‹ L'origine du quatrième EvangileChapitre 22 sur 29 · SIX · texte numérisé non relu

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l'égard du Christ. Il lui emprunte la figure du serpent d'airain 1 et la comparaison de la manne 2; elle est citée pour justifier de la part de Jésus l'appellation de Fils de Dieu^, pour appuyer l'idée de sa naissance à Bethléhem*, comme pour expliquer l'adhésion des croyants au divin Maître^ et l'incrédulité des Juifs obstinés^. Enfin, c'est à des textes prophétiques que sont rapportés la trahison de Judas', le partage des habits du Sauveur 8, sa soif sur la croix ^, la transfixion de son côté^°, sa résurrection^^ et l'effusion du Saint-Esprit ^2.

On ne peut évidemment douter qu'un écrivain d'Asie-Mineure, ainsi familiarisé avec la langue, les usages et les idées des Juifs, si intimement pénétré des traditions religieuses d'Israël et de sa foi aux Écritures, ne soit lui-même un Juif d'éducation et d'origine. C'est un point sur lequel s'accordent les critiques, et M. Loisy ne fait que rapporter le sentiment commun lorsque, parlant de notre auteur, il écrit : « C'est un chrétien, qui n'est pas venu du paganisme au christianisme. » « L'auteur du quatrième Évangile était un converti du judaïsme ^^ »

Tout au plus M. Jùlicher, invoquant « l'attitude

1 Jean, m, 14.

* VI, 31 sq.

* vn, 42.

* xn. 38, 41.

' xin, 18.

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