‹ L'Orléanais; histoire des ducs et du duché d'Orleans, comprenant l'histoire et la description de la beauce, du pays chartrain, du biésois, du vendomois, du gatinais, du perche, et de ce qui constituait l'ancienne généralité d'OrléansChapitre 21 sur 38 · MONSTRELET · texte numérisé non relu

MONSTRELET

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Après huit jours de pourparlers la paix fut conclue; les truupes re^'Urent leur solde et se dispersèrent. La reine fit alors son entrée au milieu d'un cortège de princes et de seigneurs. Les ducs de Bourgogne et d'Orléans voulurent passer la nuit dans le même lit.

Mais ce bon accord n'était pas sincère. Le duc d'Orléans , par son éloquence et la grâce de ses manières , trouvait moyen de se rendre toujours le conseil favorable. Il s'efforçait , et son rival en faisait de même, de se créer des partisans. Ils agissaient sourdement l'un contre l'autre, et tout à coup parut une ordonnance du roi qui attribuait au duc de Bourgogne les charges et emplois de confiance que son père avait eus. La garde et tutelle de l'héritier du trône, s'il était mineur, lui furent attribuées.

Tandis que le comte d'Armagnac guerroyait avec les Anglais , les Lorrains, ennemis du duc de Bar, s'emparèrent d'une forteresse appartenant à la France, et tuèrent le gouverneur. Les princes, indignés de cette offense , promirent des renforts au marquis de Pont , fils du duc de Bar. Le duc d'Orléans , qui avait des griefs contre les Lorrains, envoya une nombreuse armée sous la conduite de Pierre Cliquet de Brabant , dont l'élévation au grade d'amiral de France excitait des murmures. La naissance de ce favori était obscure, et , bien que brave , il était incapable de diriger l'expédition contre les Anglais. Il prit le commandement des troupes, après avoir célébré son mariage avec la comtesse de Blois, et marcha à la rencontre de l'ennemi avant d'avoir pris les précautions nécessaires. Son armée était réduite à se disperser faute de vivres, lorsque le duc de Lorraine fit sa soumission.

Dans la Guyenne et le Limousin , l'armée royale obtenait sur les Anglais des avantages. Il n'était bruit que de leur découragement. De toutes parts on suppliait le duc d'Orléans de venir leur porter les derniers coups. 11 n'arrivait pas. Des fêtes, des noces pompeuses k; retenaient à Paris. La jeune Isabelle, veuve du roi d'Angleterre, épousait son cousin, fils aîné du duc d'Orléans. Isabelle de Bourgogne,

fille de Jean -sans -Peur, s'unissait au comte de Penthièvie, de la maison de Blois , et petit-fils du bi'ave Clisson. Les présents des villes de Flandre luttèrent de magnificence avec ceux des villes du duché d'Orléans.

Enfin Louis , écoutant les plaintes de la nation , partit pour la Guyenne , avec le produit d'une nouvelle taille qui excita de vives clameurs. 11 avait fort dévotement imploré la bénédiction divine et baisé la tête de saint Denis , que conservaient les religieux de ce monastère. Mais la saison était fort avancée; les sièges de Blaye et de Bourg furent entrepris et levés honteusement. Le convoi que l'amiral Cliquet était allé chercher à la Rochelle ne put débarquer. Les hommes d'armes, n'étant pas payés, abandonnaient le camp. Le duc dissipa follement le trésor, et revint avec la honte d'avoir tenté une expédition inutile. Le duc de Bourgogne, malheureux en Flandre, attribua ses revers à son cousin, qui avait pris pour ses troupes de Guyenne la solde destinée aux deux armées. Cette excuse, accueillie par le conseil , ne trouva pas grâce devant le peuple, qui l'enveloppa dans ses malédictions contr-e tous les princes. Il ressentit une amère douleur de voir ternir ainsi sa gloire , et la haine que lui inspirait le duc d'Orléans s'en accrut. Au même instant celui-ci faisait publier une ordonnance qui interdisait de rien acheter sans payer comptant . 11 était expliqué dans le préambule que cette ordonnance était rendue à la sollicitation du frère du roi et de la reine , qui avaient eux-mêmes d'innombrables créanciers.

Les querelles entre les princes allaient se rallumer, par suite de l'appui que le frère du roi accorda au sire de Perweis , qui disputait le siège épiscopal de Liège à Jean de Bavière, beau-frère du duc de Bourgogne. Les propos des courtisans les irritaient l'un contre l'autre. La reine , les ducs de Berry et de Bourbon , le roi de Sicile étaient sans cesse occupés à calmer leurs ressentiments. Pendant une maladie qui retint Louis à son château de Beauté , son cousin lui donna tous les signes d'une amitié fraternelle. Après son rétablisse-

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ment, il vint entendre la messe aux Aug-uslins , et partii<:;ea l'hostie avec son cousin; puis ils dînèrent ensemble chez le duc de Berry, se jurèrent amitié , <'t convim'ent de se réunir le dimanche suivant dans un festin chez le duc d'Orléans.

La reine, qui venait d'accoucher d'un fils, occupait alors le petit hôtel des sires de Montaigu , dans la Vieille i"ue du Temple , près la porte Barbette. Le duc d'Orléans la visitait souvent , et s'efforçait de la consoler de la perte qu'elle aA ait faite de son enfant nouveau-né. Le mercredi soir il y soupait , lorsqu'un valet du roi vint lui dire (]u'on le mandait au palais pour une affaire pressée " et touchant grandement à Charles et à lui. •

Il partit aussitôt , sans autre escorte que deux écuyers montés sur le même cheval ; quatre valets de pied portaient des flambeaux. La nuit était sombre, on ne voyait personne dans les rues. Le duc, vêtu d'une robe de damas noir, sui^ ait la Vieille rue du Temple en fredonnant une chanson. Il avait à peine fait cent pas, lorsqu'une vingtaine d'hommes armés qui se tenaient cachés dans l'ombre d'une maison, nommée l'Image Notre-Dame, l'assaillirent tout à coup. Le cheval des deux écuyers s'emporta , et le prince entendit plusieurs voix s'écrier : " A la mort ! à la mort ! •• — ■• Qu'est ceci? D'où vient ceci? reprit-il; je suis le duc d'Orléans! '• — •• C'est ce que nous demandons, " répliquèrent- ils. Il fut jeté en bas de sa mule, et assommé à coups de hache, d'épée et de massue. Un page, qui voulut le défendre , fut massacré ; un autre , blessé grièvement , se réfugia dans une boutique de la rue des Rosiers. Pendant ce temps , les assassins tiraient des flèches aux fenêtres des curieux, et une pauvre femme ayant crié au meurtre , ils la menacèrent et lui enjoignirent de se taire. Alors un grand homme, portant un chapeau rouge qui lui couvrait le visage , dit d'une voix haute : " Eteignez tout , et allonsnous-en; il est mort. •• Tous s'élancèrent sur des chevaux préparés à la porte de la maison Notre-Dame, et l'un d'eux donna un coup de massue au cadavre du prince. Après quoi ils s'enfuirent à toute bride

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en criaiil : •• Au l'eu! au feu! - Des tourltilluiis clt- l'uméc s'échap- ))ai('iit (le la maison , et les assassins jetaient derrière eux des chausse-t râpes aiin de retarder ceux qui eussent tenté de les ])oursuivre.

Cette scène de carnage se passait près de l'hôtel du maréchal de Rieux, dont les gens n'avaient point osé sortir. Mais quand le tumulte cessa, un écuyer du duc d'Orléans, neveu du maréchal, s'approcha de son maître. Le crâne était ouvert en deux endroits ; la main gauche avait été coupée; le bras droit ne tenait que, par des lambeaux de chair. Le page fidèle expirait en munriurant . " Ah! mon maître! " On transporta le corps dans l'hôtel de Rieux. La reine,

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iiistruitc df cet (.'vénement , se lil transporter à 1 instant niênie près du roi. Tout Paris fut en émoi. Les seigneurs coururent à l'hôtel Saint-Paul, tandis que les princes allaient chez le roi de Sicile ])oui' tenir conseil. Le prévôt de Paris se rendit sur les lieux, coniiiien(;a l'enquête, et reçut l'ordre de faire fermer les portes de la ville.

(1407.) Quand le jour vint, on trouva dans la boue la njain mutilée et les débris de la cervelle du malheureux Louis. La famille royale se rendit à l'église voisine des Blancs-Manteaux pour y contempler les dépouilles d'un prince si jeune et naguère si plein de vie. Le duc de Bourgogne affecta de partager la douleur générale, et de répéter que •• jamais meurtre plus méchant et plus déloyal n'avait été commis dans le royaume. "

Les funérailles eurent lieu le vendredi suivant. On déposa le corps dans la superbe chapelle que Louis avait fait construire pour renfermer son tombeau, dans l'église des Célestins. Le peuple suivit le cercueil , qu'accompagnaient tous les chevaliers résidant à Paris. Le roi de Sicile, les ducs de Berr}', de Bourbon et de Bourgogne tenaient les coins du poêle et versaient d'abondantes larmes.

D'activés recherches commencèrent. Les premiers soupçons se fixèrent sur Aubert de Flamenc , sire de Canny, ancien chambellan du duc, qui, gravement outragé, lui avait voué une haine mortelle. On racontait que l'épouse de ce seigneur, se prêtant aux inipudi(|ues caprices du prince, dont elle avait accueilli les vœux, avait' paru toute nue, mais le visage voilé, devant son mari. Celui-ci interrogé par Louis sur la beauté de cette femme , qu'il ne reconnut pas , devint la fable d'une cour dissolue; il quitta son indigne épouse, qui continua le même genre de vie, et eut un fils * du prince, son amant.

Mais le sire de Canny se justifia en prouvant qu'il était loin de Paris au moment du crime, et les investigations du grand -prévôt prirent une autre direction. Un porteur d'eau attaché à l'hôtel d'Ar-

' Le fiinKiix bâtard de Dunoi^.

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tois lui iL'vôla U's allées et venues des assassins , qui avaient attendu dans la maison Notre-Dame le jour de mettre à exécution leur projet. De nombreux témoins indiquèrent la route suivie par ces misérables, fuyant en tumulte. On perdait leurs traces dans la rue Mauconseil , où était l'hôtel du duc de Bourgogne. La vérité commençait à poindre. Le jjrévôt se rendit au conseil, et répondit au duc de Berry ; " J'ai fait toute diligence, et je crois que si j'avais permission d'entrer en tous les hôtels des serviteurs du roi, et même des princes, je ])ourrais connaître les auteurs ou les complices. " Les princes lui donnèrent sur-le-champ pouvoir de faire perquisition partout où bon lui semblerait , et il sortit. Le duc de Bourgogne changea de visage. " Mon cousin , lui dit le roi de Sicile , si vous savez quel- (|ue chose, veuillez nous en instruire. " Jean, plein de trouble, le tira à l'écart avec le duc de Berry, et leur avoua que, surpris et

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tenté par le diable, il avait ordoiiiK' cet assassinat. Saisis d'uiu' sorte d'épouvante, ils restèrent silencieux et interdits. Entin le duc de Berry, fondant en larmes, murmura ces mots : •■ Je pertls mes deux neveux. - Le conseil se sépara; Jean sortit dans le plus g^rand désordre. On ne tarda pas à coimaître tous les détails de ce comjilot si traîtreusement exécuté. Le chef des assassins était un gentilhomme normand nommé Raoul d'Anquetouville, chassé sous le gouvernement du duc d'Orléans, pour malversation de son emploi de général des finances. Furieux de sa disgrâce, qu'il attribua au prince, il servit volontiers les projets de Jean-sans-Peur, et s'associa des gens de sa trempe, parmi lesquels on cite les deux frères de Courteheuse, du comté de Guines. L'un d'eux, qui était valet de chambre du roi , chercha une maison dans le quartier Saint-Paul , et loua celle de l'Image Notre-DaTue pour six mois, moyennant seize écus. 11 annonça qu'elle devait lui senir à garder des vins. Les assassins y passèrent six jours à guetter l'occasion, et ces six jours furent précisément ceux où le duc de Bourgogne donna les plus grandes marques d'amitié à sa victime. Ces faits , et les sacrilèges dont Jean s'était rendu coupable en profanant le nom de Dieu et l'hostie consacrée, furent cause d'une rumeur populaire. On prétendit que les plaies de Louis avaient saigné à l'approche du duc , qui vint voir le cadavre en l'église des Blancs-Manteaux.

Le duc de Bourgogne ne tarda pas à reprendre son audace. Dès le lendemain il se présenta au conseil dos princes, réunis à l'hôtel de Nesle L'entrée de la salle lui fut interdite II en témoigna sa surprise au comte de Saint-Pol , dont il était accompagné, et insista pour être admis. Mais le duc de Ben-y parut ei lui donna l'avis de se dérober aux sentiments d'horreur qu'il inspirait. •• J'y consens volontiers, répliqua Jean , mais de crainte que l'accusation ne s'égare, je déclare ici hautement que c'est moi, moi seul, (jui ai fait mettre à maie mort le duc d'Orléans! " Puis, tournant bride, il s'éloigna rapidement. Le duc de Berrv demeura tout ('bahi de cet aveu, et le duc de Bourbon,

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(lUi arii\a sur 1 enlrt'raile , lui rc'jjiucliii de niiNoir pas arrêté l'absassin.

Jean lit tlioix de six honiuies tléterniinés et gagna sans s'arrêter lu i'rontièrc de Flandre. Vainement l'amiral de Brabant, favori de Louis, partit de son j^ropre gré avec cent vingt chevaliers, il le poursuivit sans réussir à le joindre. Les autres assassins échappèrent à toutes les recherches.

•' Paris ' demeura long-temps à se remettre de cet événement. • Chacun, touché d'une si affreuse mort, ne se rappelait plus que les •• aimables qualités du duc d'Orléans : cette jeunesse que l'on avait •■ vue brillante de tant de beautés et de grâces ; ces manières si nobles " et si douces, cette bienveillance d'âme et cet accueil encourageant. " Nulle cruauté , nul emportement dans le caractère ; un penchant •' naturel pour toute chevalerie, qui avait fait de lui le patron, l'ami " de tous les jeunes gentilshommes , et les rassemblait autour de lui •' comme un cortège élégant ; un savoir si rare dans les seigneurs et •• les princes , qui lui avait dorme le goiit des lettres et des hommes " doctes et éloquents , conversant mieux que personne avec eux , et " répondant facilement à leurs plus longs discours avec autant de •• science et plus de courtoisie et d'agrément . On remarquait aussi •• combien, malgré les désordres de sa vie, sa dévotion était sincère " et vive, combien il aimait tout ce qui se rapportait à la religion. " Son testament , qui fut trouvé écrit tout entier de sa main , quatre •• ans avant sa mort, était plein des sentiments les plus chrétiens; on " y voyait le goût et la connaissance des divines Écritures et des " choses saintes. Durant sa vie, il avait été le plus magnifique •■ des princes dans ses dons aux églises ; ses dernières volontés •• étaient plus libérales encore. Après le paiement de ses dettes, " qu'il recommandait d'une façon expresse , commençait un mer- •• veilleux détail de toutes les fondations qu'il ordonnait , des prières " et services funèbres qu'il prescrivait pour sa mémoire, et dont les

' M. DE Rarante, Histoire c/es (/iia; rie Hniufjoiiar.

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■ (•('■ivinonips étaient soij>nPiisement diHerminées. Il ussigiiait des •• fonds ])our cDiistiaiire une rliapcllc dans chacune dos cf^lises d<'

• Sainte-Croix d'Orléans , Notre-Dame de Chartres , Saint-Eustache " et Saint-Paul de Paris. En outre, comme il avait une dévotion •• particulirre jxmr l'ordre des relio^ieux Célestins, il fondait une cha-

• pelle dans chacune des églises qu'ils avaient en France, au nombre •• de treize, sans parler des richesses qu'il laissait à leur maison de •• Paris. Il avait voulu être iiihunn' en habit de l'ordre, porté hum- " blement au tombeau sur une claie couverte de cendres , et que sa •• statue de marbre le représentât couvert de la robe monacale. Les

• pauvres et les hôpitaux n'étaient point oubliés dans ces bienfaits ,

• et son amour pour les lettres paraissait dans la fondation de six

• bourses au collège de l'Ave-Maria. Enfin, la bonté de son âme, " confiant»- et sans fiel, se manifestait dans la reconunandation ([u'il

• faisait de ses enfants aux soins de son oncle, le duc Philippe. tandis qu'ils étaient déjà au plus fort de leurs querelles. • Jean-sans-Peur avait gagné la ville de Bapaume. De là il se rendit

à Lille, où il con\oqua ses barons et son clergé. Rassuré par leurs réponses, il alla tenir à Gand les États de Flandre, et chargea Jean de la Sancson d'y expliquer publiquement les motifs (]ui l'avaient poussé au meurtre de son cousin. Ses raisons étaient le salut du royaume et le bien de son seigneur. Les Etats déclarèrent qu'ils l'aideraient contre qui que ce fût , excepté contre le roi de France et ses enfants.

Cependant mille bruits populaires donnaient à ce meurtre des causes différentes. Les uns jDrétendaient que le duc de Bourgogne avait voulu se venger du mauvais succès de son attaque sur Calais, échec qu'il pouvait attribuer au dénûment où les dilapidations du duc d'Orléans avaient laissé son armée. D'autres crurent que depuis longtemps celui-ci armait des assassins contre Jean, cpii, plus prompt et plus heureux, échappait à la mort en détruisant son ennemi. Eiitin un racontait que le duc d'Orléans, s'étant un jour vanté d'avoir un

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caliiiict oini' (les pditiaits de ses aneicimcs maîtresses, avait piqué la curiosité de Jean-sans-Pcur, qui y pénc'tra, et reconnut Marguerite de Hainault, sa femme. Comme elle passait pour être vertueuse autant que belle, cette infâme plaisanterie irrita le mari, qui se promit de châtier son impudent cousin. Ceux qui adoptaient cette dernière vei'sioii ^• trouvaient l'excuse d'im crime aussi lâche.

La poj)ulace prit parti pour Jean-sans-Peur, et répéta que le bâton noueux avait été l'aclé par le rabot.

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