DE LA GÉNÉRALITÉ D OULÉANS
\ A fîénérniité d'Orléans « ('t entre la Bourgogne , le Nivernais , le Berrv. la Touraine. le Maine, le Haut-Perche et rile-de-France; sa longueur de l'orient à l'occident était de cinquante lieues, depuis Cliàtillonsur-Loing jus<ju'au dernier village de Clainecy ; ^ , sa largeur du midi au nord , depuis Vatan , si l'ex- :^ ii^^^^^^Ai, trémité de Romorantin, jusf|u'à Ramlx)uillet, était ^ '
de quarante lieues. Dans cette étendue , se trou- '^'^ j vent : au centre, l'Orléanais proprement dit, la Sologne, le Blaisois, le Vendomois, le Bas -Perche, le Gâtinais, le comté de Danois, la Beauce et le pays Chartrain. On l'avait divisée en douze élections, gouvernées ou desservies par sept mille sept cent quarante-sept officiers , tant royaux que seigneuriaux , en y comprenant les procureurs, notaires, huissiers et praticiens. Elle renfer-
• Voir !«■ M»'nioire dressé par l'orrlrr du duc d» BmirKogn* en I70fl.
IV I)KS(:HII*TI0N i>k lori.kanais
lllilit trois f\i< lu's , r»'U\ d'Urléaiis, th- Cluulirs et (h' Bl(»is , avec partie dt's diocèses de Sens, d'Auxerre, de Bourges, de Tours et du Mans. L'évêché d'Orléans se composait de deux cent sobuuite-douze paroisses, subdivisées en archidiaconatsi trente curés avuent le titre de prieurs; il renfermait huit abbayes, trente et un prieurés, onze églises canonianes. et plusieurs chapdies et bénéfices; on comptait en outre six couvents de franciscains , un de jacobins , deux de rarmes, un do chartreux, un do bc^nédiclius , trois d'ui^ulines, un tic carmélites, un de la Visitation, un du Calvaire et un de Fontevrault. Le diocèse de Ciiartres s'étendait dans les généralités circonvoisines , mais il occupait un grand territoire dans «elle d'Orléans. Avant l'érection du siège épiscopal de Blob par le pape Innocent XII, en 1697, Tévêque de Chartres avait dans sa dépendance mille sept cents paroisses, vingt-huit abbayes, deux cents prieurés et quatorze chapitres ; on distinguait les abbayes de Saint- Père, de l'ordre de Saint-Benoît ; de Tiron , de la congrégation de Saint-Maur; de (\>lonihs, près Xot^ont-UvRotrou ; do Josaphat, dont le site rappela aux croisés le célèbre vallon de la Palestnie ; de la Madeleine, de Châteaudun , de la congrégation de Sainte-Geneviève. On citait les chapitres de Saint-André , de Saint-Maurice, de Saint- Nicolas, de Maintenon et de Montmirail ; il y avait en outre un grand nombre de monastères et de communautés de femmes. L'évêché de Bloôs se famuL des portions de celui de Chartres comprises dans les élections de Vendôme , de Blois et de Châtejiudun ; il contenait deux cents paroisses, cinq abbayes et quarante pri»nnvs; le plus renommé' de ses chapitres était celui de Vendôme, fondé par les anciens comtes. La partie de l'évêché du Mans qui entrait dans la '(énéralité consistait en trente-neuf paroisses, trois abbayes , dont l'une, l'Étoile de Prémontré; neuf prieurés, parmi lesquels se trouvait celui de Lavardin; des oonvents et des monastères de divers ordres, et la commanderie de Villefirancbe, aux religieux de Saint- Jean-de- Jérusalem.
ET DR LA UÊNfinALITfe D'ORLl^ANS. v
çouvcnit'ur iiulitaiiv, (jui résidait à Orléans , avait >es ortlres deux lieutenants-généraux et tnùs lir utctiants du roi ; les villes avaient chacune leur commandant particulier. La gént^ralité fournissait dans les cas de guerre deux régiments de milice ; la police y était faite par des officiers de maréchaussée et des lieutenants de robe courte, établis aux chefs-lieux d'élection; la ville d'Orléans avait en outre une compagnie du guet. La justice était divisée en quatre bailliafr<>s ou st-m'i liaussécs , dont les ])r('>i(liTits n'sidaimt dans les villes il< Bois, de Chartres, d'Orhans et de .Moiitargis. Dans chacun des sièges ou subdivisions des bailliages, se trouvaient les lieutenants du bailli, et dans les petites localités existaient les officiera de justice inférieure, tels que les prévôts, qui connaissaient en première instance des causes populaires et de la police des lieux soumis à leur juridiction. Les justices seigneuriales, plus ou moins étendues, s«'lon la nature et rinijwrtance des fiefs, étaient fiussi des tribunaux inférieur^ dont les sentences i>()uvau nl être n'forniées par le bailli; plusieurs de ces justices s étendaient sur un vaste t« rnt()ire, mais la plus considérable était la châtellenie d'Orléans. Les baillis avaient le droit de tenir des assises dans les sièges de leur dépendance inunédiate, qui tous ressortiasaient au parlement de Fàris, hors les cas présidiaux. On comptait six maîtrises, étaUies pour veiller à la conser\ation des forêts; chaque maîtrise avait cinq officiers, sans les gardes; la foivl d'Oiléans était di\isrr en mx juridictions, ressortissant à la niaitrise principale, fixée à Orléans. 11 y avait, en outre des capitaineries à Beaugoiqr, Montargis, Blois et Chambord, la juridiction des consuls, établie par un édit de 1663, qu'^Eepçaient les marchands ohmsis parmi les notables, devant les lieutenants-généraux de Chartres et d'Orléans. L'état des finances se composait de tailles , (|ui s'élevèrent en l'année 1695 à 10.{S()8,087 li\ies. L'ustensile, !»• supplément de tnurratre . l'hahillement et la solde de l'état-major des milices, la capitation , la remise accordée aux receveurs et collecteurs étaient autant d'impôts.