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détail, ont complètement disparu de l'architecture, où le style ogival règne sans partage ayec d’ingénieuses mo-
difications, qu’il serait hors de notre cadre de décrire. Nous ne dénombrerons donc pas les arcatures aiguës, ! j / , Q ? Q 1 A .
lées, surhaussées, prolongées, trilobées, ni celles à contre-courbure, à talon, en doucine, en anse de panier,
été si clairement analysées dans les Cahiers d'instructions publiés par le Comité historique des
lancéoqui ont
arts et monuments, en
Détails de la cathédrale de Cologne. (D’après les Monuments anciens et modernes, de Gailhabaud.)
1846, et qui depuis figurent dans tous les traités d’architecture. Nous les rappelons en y leur tracé est le véritable générateur des ornements qui $ y rattachent. L’étude des verrières de notre planche XLV le démontre amplement. Les formes curvilignes disposées par l’inflexible équerre sont la base de ces torzième siècle, n° 4, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 12, 14, 15. Dans ces motifs, les roses naissent de ces tracés, charpentés comme l'architecture elle-même; le tude où ces constructions impriment leur silhouette colorée,
envoyant, parce que
dessins du qua- Œuatre feuilles, les trèfles et les second plan, formant un fond de pléni-
est emprunté aux combinaisons
géométriques , AUX entrelacs celtiques, à la flore indigène encore timide, à l'exclusion de toute réminiscence de l’a
ntiquité.
S ses principes, Nulle , ; .
de larchitecture. La Construction de l
Ce mode d’ornementation est tout à fait original, non seulement dans ses formes, mais dan
part les décorations de détail n’ont si directement découlé des lignes ture
Portes sculptées de l’abbaye de Saint-Alban. (D'après Gailhabaud.)
ment n’est plus entre les mains occidentales une simple fiction, comme entre les mains arabes par exemple; elle prévoit la construction réelle, elle en trace tous les linéaments; tous les détails y découlent dir
des grandes lignes, en sorte que le trilobé d’une simple balustrade, du moindr genre d’un édifice tout entier.
ectement des principes Panneau, peut donner l’âge et le
Les détails d'ornement, qui varient depuis les modes
les plus rudi res | 4 i i P À mentaires JUSqU'aux plus luxuriants caprices du
sty' ) ou fl :
y'e fleuri ou flamboyant, viennent prendre place
Bordure d’un É éliai i un Évangéliaire latin du treizième siècle
(Extrait des Arts au Moyen âge.)
-servation et le sentiment
VE | dans cette construction sans la dénaturer et suivent la ligne ar-
chitecturale.
A côté de cet art ornemental, à la £ si capricieux dans
fois si sévère dans Sa logique e dont la peinture Sur vitraux, les parements, émaux et carrelages, et e, sur bois ou en fer ont été pendant le moyen âge les festations, un genre charmant, puisé dans l’obitation naïve de la nature, s’épanouissait oderne attache tant de prix et
ses menus détails, e en relief sur pierr ue exclusives mani de la réalité, dans lim auxquels la curiosité M Vhistoire des arts nationaux.
nt les spécimens les pl plus étendu et plus varié dans le
la sculptur principales et presd
mbreux manuscrits
portant dans a France, fournisse
Ja peinture uu champ grandes éclosions du
dans ces n0 dont le rôle est si im
L'Italie, les Pays-Bas, ] qui, en ouvrant à nt, préludait aux aux Sur parchem s manuscrites éeri ales. L'indépendance Au quinzième siècl pèces indigènes prenne
us curieux de cet
seizième siècle.
expression de Didron, des à côté du
art nouveau, domaine de l’orneme
Après avoir été des vitr ux, les miniature vent les cathédr ation pittoresque dans laquelle les €s
faite jusque-là.
ntefeuille, le nénuphar, le bouton d’or, le
chou, le chardon, le houx, la chicoent les marges des manuscrits,
in ou, selon L vent un poème nouveau e et la naïveté font le charme e les principaux élént une place
cartons à vitra poème de pierre qu’élè de ces débuts de l’ornement nt de la flore, à Jeur avait été e, la vigne» le qui auve frisée, le t, la pensée, émail
ments provienne plus large que celle qu
Le lierre, la vigne vierg r, le roseau, la M
chône, le fraisie la rose, l'œille
rée, la marguerite , (voir les planches XLVIII et LI).
« À côté des feuilles digitées, palmées où ternées , les formes nuées, pinnafides » (voir les fnstructions du Comité des arts
à de simples pranchages où à des fruits tantôt fa
r. L'aile du papillon et des insectes vient parfoi
rés, et d pinaisons de rubans (souvenirs du ?
vent leurs la nt s’écrire des inscriptions.
nime ce mon semi-réel, qui S'a-
dont aux dernières t est la seule
n voyant n0$ pl
incisées, lobées, si-
et monuments) s’enroulent
(voi ciles à reconnaitre, tantôt
et se mêlent difficiles à nomme s animer ce monËe floral de ses reflets diap )Y déroulent sou tet inventif à e ce décor dre compte €
ingénieuses com rges plis où vienne de semi-fantastique; époques le goù
genre celtique
Un esprit charman les rinceaux d peut s’en ren ju moyen àge-
gite dans règle, comme on terminent cetté série
anches XLIX, Let LI, qui
IT CS Aa à
RENAISSANCE
PL Lil L'Italie, même pendant le moyen âge, n’avait jamais complètement perdu les traces de la tradition antique dont à LXXUL. rapprochaient son origine même et son génie, bien qu’à certaines époques elle ne eût plus guère vue qu'à travers la traduction byzantine. Elle n’avait qu’à fouiller ses ruines pour remettre en lumière les chefs-d’œuvre de ses ancêtres. Aussi, lorsque enthousiasme littéraire porta avec tant d’élan tous les esprits vers l'étude de l'anti-
quité, devint-elle le foyer et le centre actif de ce grand mouvement artistique que l’on a appelé la Renaissance et
qui devait, étendant son influence sur les autres nations, y changer la face de Part.
Ce mouvement si complexe et si fécond, nous n’entreprendrons pas de le décrire : il appartient à l’histoire géné-
‘ale des beaux-art il a été bien is raconté. Nous nous con ’ : : rale des beaux-arts, et il a ien des fois raconté. N ontenterons donc d’en observer l'influence à notre
point de vue spécial et dans les limites de notre cadre.
Pendeloque d’après Benvenuto Cellini. (Cabinet des Antiques, Bibl. nation. de Paris.) (Extrait des Arts au Moyen âge.)
Nous y trouverons, en ce qui touche l’ornement, avec certaines inventions de types nouveaux, l’e te 1 RE : e More | , l'empreinte d’un génie supérieur dans l’emploi et la coordination de ceux empruntés à l’antique, à l’Or
ient, aux arts nationaux de l'Occident européen.
L'immortelle phalange des grands artistes italiens du seizième siècle, en déterminant la direction définitive de ; ; ss . à ; j delinilive notre goût occidental vers un idéal rajeuni, plus varié encore et plus vivant que celui de antique dont il émane RES Ont 11 em , éleva les arts décoratifs à leur apogée, en y portant cette largeur d'idées et cette étendue de savoir en toutes choses n toutes
que ces grands maitres devaient à leur forte éducation artistique. Chacun d’eux, à la fois
ù CERTA RE ia peintre, architecte, sculpeur, souvent ingénieur, MméCanicien, graveur où musicien, et toujours
“ms lettré, trouvait en Ini-même toutes les ressources et tous les moyens d’exécution.
nm —
Entre de telles mai mains, l’ornem I » ent devait prendre un caractère nouveatt et élargir son domaine. Il devait t 1 : evait tendre à
sortir de plus en plus des types et des formules plus où moins uniformes impo pratique traditionnelle des métiers, et conduire Part décoratif dans | ans les
à fantaisie qui aval
sé inati s par la domination presque exclu-
sive d , :
= . architecture, ou transmis par la ies d’une li iberté relati 1) ative, déjà pré É i
a her , déjà préparée par Ï t caractérisé la fin de l’époque ogival
ornementation des manuscrits ue perfectionnée a isait, dans les com présence, les prop élé et en mème tem s lui communiquère rt du décorateur u
u contact des plus beaux modèles et dégagée des naïvepositions de cette époque, une plus large introducortions de rapport de son entourage:
ps subordonné aux productions des arts nt quelque chose de leurs progrès.
n art supérieur el encyclopé-
En mèê me temps, | s, la scie LCR É nce du dessin, ue xpériences du moyen âge, favor e lan : i c FA : . humaine, qui y détermine, par Sa en :
me se trouva dès lors plus fréquemment m oussé à lonr ne poussés à leur plus haute perfection, et qui tou e si, pendant leur siècle d’or I ds or, les Italiens ont fait de l'a un certain nombre d’orne-
Avant l’éclosi éclos à x ion complète et le développement définit
du style de la Renaissance,
EE f
II fl Ur
Rinceau du quinzième siècle.
ar des compositions qui peuvent être considéractérise le seizième siècle. | na. 500 ornement; fortement conçll, et un
flore grasse;
e évolution P âge el celle qui Ca amo da Cremo
éludèrent à cett
du moyen au maitre Girol
manistes itali se s italiens du quinzième siècle pr comm P e une transition entre [a manière
Dans ce e genre, la planche Lil est empruntée une coloration
est évid emment inspiré ; inspiré par les formes opulentes de la sculpture romaine . Une en sont la marque particulière: Les combinaisons Y dépassent Je domaine roviennent sont, à Ja vérité,
dessi :
n empreints de quelque sauvagerie; i ècle. Les Jivres dont elles P
ts du quinzième si
ordinair E de l'or .
nementation des manusCTI Graduels qui contiennent,
du [Es Re les rapproche de la décoration à eo cells rs les autres les messes notées, 5 t à la cathédrale de orence, à la chartreuse de Pavie, qui » oins de 1” 25, célèbres Florentins; qu'ont ét
C’est également dans des manuscrits dus à
princi au 4 paux éléments de Ja planche LVIL (n° 1 à 11). Le Siy esse et d’une élég . elle consiste en rinceaux , 6
planche LIT. 1? :
. L'ornementation y est partout d'une ricl
Ur
si
finement déliés, contournés avec goût, empruntant en général les formes de l’acanthe ef le plus souvent terminés par
une éclosion en rosace rapprochée de la botanique familière. Des figures d'enfants et des perles ou camées rehaus-
sent souvent ces décorations, dont les motifs 3, 4, 5 de la planche LV, attribués à Giulio Clovio, rappellent la
manière.
Cest Raphaël qui nous fournit la plus haute expression de lornementation de la Renaissance. Bien d’autres l’avaient précédé; mais, selon l’expression de M. Dumesnil (/’Art italien), « il ordonne, harmonise, transfigure tout ce qu’on a su jusqu’à lui ». | |
Cest avec l’aide de Polydore de Caravage, très habile ornemaniste et faisant d’admirables grisailles, et de Jean
dUdine, qui excellait à peindre les fruits, les fleurs et les animaux, que Raphaël a couvert les murs du Vatican de
la décoration dont les motifs de nos planches LIT et LIV, et les n° 12 et 13 de la planche LVII ont été tirés, ainsi que les ivoires gravés (n° 1, 2, 3, 4, 5 de la planche LVI) traités d’après les mêmes déssins. Cette ornementation était imitée de celle des anciens, dont le modèle venait d’être donné par la découverte des Thermes de Titus, que de-
vait confirmer plus tard Pexhumation de Pompéi et d’Herculanum, pressentie en quelque sorte par le génie de Ra-
phaël. La main du maître se fait largement sentir dans les panneaux des quatre Saisons et des trois Parques; le goût
sobre et sûr du divin jeune homme se retrouve partout.
Une telle décoration donne une haute idée du domaine ornemental, et fait comprendre de quelles vastes études doit être pourvu celui qui ambitionne d’y atteindre un idéal aussi élevé.
A côté de cette belle restauration des modes antiques, pratiquée par Raphaël et son école, il s’est produit un fait distinct et fécond qu’il importe de signaler. Les artistes du seizième siècle, après avoir reconstitué l’ornement des anciens, éprouvèrent le besoin d’y joindre les ressources d’une plus grande variété dans les détails et de le pourvoir d'éléments nouveaux propres à de plus larges effets décoratifs. Le véritable couronnement de la renaissance italienne
est, peut-être, dans l'invention de ce riche complément. Le rinceau en volute, substitué au rinceau de feuillage ou com-
Rinceau en volute. (Époque de François LOEN)
biné avec lui, fut la nouveauté de l’époque; les cartouches, dont on commençait à tirer des effets de centr
alisation beaucoup plus importants qu’on ne l'avait fait jusqu’alors, s’approprièrent vite la rencontr |
e de la double volule em-
fl f2
Rinceau en volute. (Époque de Henri Il.)
pâtée; et ce genre, enrichi ainsi d’un élément charmant, prit un développement tout à fait or leurs, qu’adopté par les plus grands maitres de Parchitecture, et passant depuis par il n’a cessé de Jouer son rôle dans la plupart des décorations d'ensemble moder
” CYee , Q ” .
S en répandait jusque dans les parures de détail les plus exiguës,
iginal, si logique d’ailtoutes les modifications du goût,
nes, en même temps que la mode
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n © 4 1 c £ te En groupant dans des planches spéciales ceux que nous avons pu recueillir
essives qui se Sont produites, les motifs d'ensemble, nous avons
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L'histoire du cartouche est à faire.
selon les époq les époques et selon les modifications SuCC
HN sans compter le nombre considérable ; ù émentaires qui É | qui se trouvent dans pensé rendre un service réel
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