LA PRESQUE DNANIIIITÉ UE LA PRESSE
0 odmhn 1800.
Pas de lumière sans ombre ! Pas de pouvoir sans abus I Pas de liberté sans écarts I Pas d'actes sans fautes! Toute chose en ce monde est mêlée de bien et de mal. La presse serait une exception si jamais elle ne commettait ni excès ni erreur, si toujours elle était irréprochable et infaillible.
La presse parisienne offire en ce moment le spectacle de deux ou trois journaux qui semblent s'être donné pour tâche de pousser l'hostilité et l'injure contre l'Empire jusqu'à leurs plus extrêmes limites, au risque de mettre en péril le régime comparativement libéral de 1868, qui a succédé au régime de 1852; mais à côté de ce. fait très-regrettable, il en est un autre très-louable qu'il ne serait pas juste de passer sous silence , c'est l'exemple à la fois de prudence et de courage que donne la presque unanimité de cette même presse parisienne, en protestant, comme elle le fait, contre les dangers et le ridicule d'une journée du 26 octobre 1869, imitée de la journée du 15 mai 1848 et de la journée du 13 juin 1849, lesquelles ont été si fatales à la liberté et à la République.
Instruite par l'expérience, la presse parisienne, en pre-