LETTRE A H. GLAIS-BIZOIN
1867, malgré les cinq cents francs d'amende attachés à chaque contravention? Jamais cependant article de loi fut-il plus précis? (1)
« Avec Texpérienee que j*ai puisée dans Tobservation et la réflexion, si j'étais encore député et si je siégeais encore à côté de vous, comme en 1847, sur les bancs de Topposi^ tion, au lieu de combattre les lois restrictives et répressives en matière de liberté de la pensée que présenterait le gou-* vernement, je les voterais à deux mains, certain qu'elles ne seraient nuisibles qu'à lui. Sons la Restauration de 1815, à qui les condamnations subies par Comte et Dunoyer ont* elles fait tort? N'est-ce pas à ce gouvernement, qu'elles ont rendn odieux? Sous la Monarchie de 1830, à qui les condamnations encourues par Carrel et Lamennais ont-elles fait tort? N'est-ce pas à ce gouvernement, qu'elles ont frappé d'inconséquence? Sous la République de 1848, à qui les suppressions de journaux décrétées sans jugement par le général Cavaignac ont-elles fait tort? N'est-ce pas à lui, qu'elles ont justement dépopularisé? Sous l'Empire de 1852, à qui les condamnations à l'amende et à la prison pronon* cèes contre MM. Prévost-Paradol, Vacfaerot et Eugène Pelletan ont-elles fait tort? Ont-elles empêché MM. Prévost* Paradol et Vacherot d'être nommés membres de l'Institut, et H. Eugène Pelletan d'être élu membre du Corps législatif? N'ont-elles pas rapetissé l'Empire, qui, au contraire, se fût grandi par la comparaison, s'il se fût montré systématiquement supérieur aux attaques iniméritées au-dessus desquelles n'avaient su s'élever ni Louis XVIII, ni Charles X, ni Louis* Philippe, ni le général Cavaignac? Si votre désir est que l'Empire ne réussisse pas à se fonder, de quoi, mon cher