‹ L'ornière; questions de l'année 1869Chapitre 46 sur 149 · LE TIERS PARTI · texte numérisé non relu

LE TIERS PARTI

30 mai 1869.

Lorsqu'elle nous fait dire qae « le senl moyen d'obtenir promptement la liberté , c'est de confier nos destinées aux mains du tiers parti n^ Is, Gazette de France se sert d'une expression dont nous évitons toujours avec le plus grand soin de nous servir, et nous attribue une opposition qui n'est pas la nôtre.

. A nos yeux, surtout après les deux discours qu'il a prononcés, l'un, le 1*' avril 1869 à la tribune du Corps législatif, l'autre, le 12 mai à la salle du Ghâtelet, M. Emile OUivier personnifie la liberté telle que nous la comprenons ; or, la liberti-frincipe telle que nous la concevons n'est pas la liberté-concession telle que la conçoivent les membres da tiers parti.

Aussi n'avonsrnous jamais confondu les hommes du tiers parti avec les hommes de liberté, sans l'avènement au pouvoir desquels nous ne comprenons pas la liberté stable et féconde.

On n'est homme de liberté dans toute l'acception du mot qu'à l'ane de ces deux conditions :

Ou ane forte conviction mûrie par des études profondes ;

Ou une vaste intelligence.

C'est pourquoi nous n'avons jamais désespéré que M. Rouher ne devint l'homme de la liberté après l'avoir combattue, comme Robert Peel est devenu le défenseur le plus fervent du libre échange, après en avoir été l'adversaire le plus déclaré. Pour que cette conversion se fit avec éclat, avec sincérité, peut-être eât*il suffi que les élections du

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