‹ L'ornière; questions de l'année 1869Chapitre 47 sur 149 · LES ACCUSÉS DE MODÉRANTISME · texte numérisé non relu

LES ACCUSÉS DE MODÉRANTISME

24 mai lai en donnassent Toccasion! Cette conversion si désirable, peut-être même les votes de Paris ne Fempêcheront-ils pas I

LES ACCUSÉS nS MOniRAHTISMB.

1« juin 1869.

Si Ton voulait sincèrement le triomphe de la liberté par la victoire de l'opposition constitutionnelle, il n*y avait qn'une conduite à tenir c'était celle que nous avons indiquée en temps opportun; c'était la réélection des Neuf à Paris (If. Jules Favre comblant la vacance de la 7* circonscription) érigée en principe et en point d'honneur, et Fadoption d'une liste des Notables de la parole , recommandée par toute la presse opposante au choix des électeurs de départements qui n'avaient pas de candidats notables à opposer aux candidats officiels. An lien de resserrer le faisceau, qu'ont fait Y Avenu national, le Siècle, le Temps? Ils Vont brisé.

Qu'y ont gagné V Avenir national, le Siècle et le Temps ? fis y ont gagné d'être impitoyablement bafoués par H. Rochefort, qui se moque ainsi d'eux dans son journal, le Rappel :

L^heure est évidemment venue de déchirer tous les voiles. Ma position comme candidat révolutionnaire est extrêmement simple : en dehors du Réveil et du Rappel, les deux seuls organes de la démocratie radicale A Paris , j*ai tons les journaux contre moi , depuis la Patrie, qui s*avoue officielle, jusqu^à V Avenir national, qui se croit de l'opposition , en passant par le ConstUutUmnel, qui se prétend du tiers parti.

Quelques-uns de ces organes de je ne sais trop quelle opinion , puisque Paris 8*est hâté de voler notre liste, à l'exclusion des leurs y poussent même le modébamtisme jusqu'à m'accnser de me

présenler contre M. Jules Pavre, tandis que Thonorable citoyen Cantagrel et moi nous étions installés depuis trois semaines dans la 7" circonscription, quand M. Jules Favre a jeté sa candidature au travers des nôtres.

Ce fait, d'ailleurs secondaire, une fois établi, je ne puis répondre que par un refus motivé, mais catégorique, au Temps et au Sièck, qui m'offrent la prime réservée aux abonnés d'un an (les Musées d'Europe, par Armengaud) si je consens à me retirer.

J'ai beau y, mettre le. désintéressement le plus complet et la bonne volonté la plus réelle , il m'est impossible de considérer M. Jules Favre autrement que comme un adversaire politique, et un adversaire d'autant plus dangereux qu'il a plus de talent que les autres. — Henri Rochefort.

V Avenir national, le Siècle et le Temps accusés de modèrantisme! C'était bien la peiAe de prendre parti pour M. Désiré Bancel contre H. Emile Ollivier! C'était bien la peine que Y Avenir national compromit la candidature de son ami M. Gamier-Pagës I C'était bien la peine que le Siècle laissât sur le champ de bataille, parmi les tués par le scrutin, le plus considérable et le plus considéré des membres de son conseil de surveillance; M. Carnot! C'était bien la peine enfin que le Temps exposât M. Thîers à un échange de démentis avec M. d'Alton-Shée!

* Accusés de modérantisme, qu'en pensez-vous? Est-ce vous qui avez eu raison?

LA MtNOBITÉ.

0 join 1860.

Si le silence est la leçon des rois, on peut dire non moins justement que la Minorité du suffrage universel est la leçon de la Majorité législative.

A Paris, dans la deuxième circonscription, H. Thiers,

Page 1