AUTRES GOUVERNEMENTS, MÊMES ABUS
4 jnUlet 1800.
Trois jours avant que la révolution du 24 février 1848 éclatât et triomphât, nous protestions en ces termes contre les atteintes portées à la liberté des élections par l'immixtion du gouvernement, à la fois juge et partie :
Dès qu'un gouvernement cesse d'être le juge souverain et impartial de tous les partis; dès qu'il ne les écoute plus tous avec la môme intention bienveillante, qu'il recule devant les idées , si hardies qu'elles soient; dès que le gouvernement, enfin, n'est pins qu'un parti, ce parti représentât-il la majorité la plus compacte, il ressemble à un avare qui croit qu'il possède sa fortune , tandis que c'est sa fortune, au contraire, qui le possède; il n*en est que l'impuissant esclave.
Un gouvernement départi, fût-il animé des meilleures intentions, loin d'être maître de sa volonté , est toujours entraîné malgré lui jusqu'aux dernières conséquences du principe en vertu duquel son parti existe.