SCENE y T
Mad. TJ É R I C O U R T , seule.
Ils semblent tons ligués contre moi. Ce domestique vent prouver son atlachement^ et il dérjiire ma blessure. Quelle îîî^upportable existen;:e ! Ceil, Blinville !
Mad, DERI COURT, BLINVILLE. "
BLINVILLE.
Tk quitte Adèie et Julieii. Ils sou'Frent , ils frémissent , et c'est vous qui falics leur malheur. J'aurois cru c[ue la mère la plus aimante et la plus respectable motiveroit du moins nu reTus, qui , sans do'.ite, est établi sur les raisons les plus fortes , mais que personne ne jieut prévoir.
Mad. DÉRICOURT.
Voii<5 ne pouvez les prévoir ; mais elles existent- Vous voyez mon état , il est crual : plaignez-moi , et n'exigez ïien de plus.
Non , madame , je ne m'en tiendrai pas à une compassion s^ériIe : permettez-moi quek[ues réflexions ; vous les supportejT? 5 vaj "VOUS les trouverez raisonnables. Voire éjioux .a
COMEDIE. .;r
ronseiUi ou bonlierr de sa {i!]e et d'v.n ']l"'ii^ homme que \ 0115 aimez tendrement : per.t-être le désir de vous p^air? l'a-t-il déterin'né autarit que ines in.-tançes. Le mariage est arrêté ; \os enians se font lia pia si'- d? vons l'aimcincer eiix-inprrîcs • ils viennent vers vcus avec la ronnance qi'e leur inspire un amour innocent et l'habitude do vos bontés : ils en es] sroi'^nt une preuve nouvelle, et ils n'épro-iveut c[u*une sévérité sèclie , repoussante , et cjul ne persuade j?.mai3.
Matl. . DÉRICOUBT.
Je n'ai point do torts envers ces jeunes gens.