SCÈNE VIII
BLINVILLE seul.
•Tk suis anéanti, confondu. La femme la plus honnête en Bpparence , seroit-elle la plus coupable ? Ce Julien qu'elle ai:t«e si tendrement ; ce Julien, sans qui elle ne peut vivre,"
son époux qu'elle n'ose envisager nne passion désor-
cîoatiée et terrible s'est-elle emparée de ce cœur qui ne semb'oit fait que pour des sentimens doux ? est-ce à cette passion qu'elle immole son Aucle ? Julien est-il son complice ? «ne dis-je ? ses transports près de cette fille aimable ne soîiE pas étudiés ; c'est une ame brûlante c[ui s'exhale, et à qui le crime est encore étranger. C'est donc à sa jalousie que cette femme sacrifie ses eiifans ! et je le sou(Frirois ,moi, rvin^rai de l'oppression et cle riîijustice ? ]Nou : que le coupabie souffre , et que la vertu soit heureuse.