S C E N E VI
FRANCISQUE, la Citoyenne DERICOURT.
T T La Citoyenne D É R “l C O ü R T.
-ieXNHTF, Francisque , je compte sur toi ; tu ne l’abandonneras point.
L’abandonner ! nen , Citoyeime , non. Il y a là* un bofi cœur.
La Citoyenne DERICOURT.
Prends ce porte-feuille , ne le ménage pas ; qu’il ne manque de rien..,. Qu’ir m’écrive , souviens-t-en bien , Francisque , qu’il m’écrive ; et toi , sois toujours son guide et son ami. Allez , partez , et que le ciel veille stir vous et v«bs conserve.
A La Citoyenne DÉRICOUR.T, sfiîe.
! s’il existe un juste é'quilibre entre ie bien et le mal , quelles doivent être les jouissances de la vertu , puisqu’un moment sufrlt pour empoisonner la vie la plus licureuse.... Julien est perdu pour moi , mon supplice commence ; et chaque jour le rendra plus insupportable. Un époux menaçant d’iin côté , une fille scufxVante de l’autre tous deux m’accusant d’une rigueur , qui n’est pas dans mon ame et qui fait leur tourment , leur tendresse , leur estime perdue , l’abandon qui suit ie mépris , une fn douioureuse et prochaine , voilà mon sort, et je l’ai voulu.... Ne ce plains pas , malheureuse. 11 falloit penser tout cela avant de trahir ton devoir , ta vertu , ton époux. L’infàmie ne t’a poiirt effrayée , et tu crains de so.nffrir !