‹ L'orphelinChapitre 5 sur 24 · J UX I E N · texte numérisé non relu

J UX I E N

, je le ?uis. Ai-je dû t’aimer, i ADELE.

4 as dû m’aimer , parce que tu m’t , parce qu’un honnête homme dii

pense.

JULIEN

Et devois-tu m’écouter ?

ADELE avec sentiment.

Fsut-il écouter tous |.es hommes , et être sourde pc préféré ?

^ JULIEN

Adeîe , l’efîét le plus cruel des passions est de se ce qu’elles ont de répréhensible. A quel point nous brûlant , qui nous laisse' à peine des intervalles de ra inimcens , nous qui nous aimons en secret, qui blesso coupable tes parens et mes bienfaiteurs. Si nos loix encore les ingrats , l’opinion publique les fiétrît ; osero Adele , tu t'attendris !

ADELE.

Julien , tu vends mon existence pénible.

JULIEN

Pardon ; mais je te dois la vérisé.

11 fplioît pêusei- tout cela nlutôt.

Je le suis , Adele

^ C O M Ê D ÎÊ, ADELE.

t exagérés les obstacles qui semblent vi Ma mexe étoit n’avoit que des vertus , o

Mon ami , tu V

ton imagination se peint tout mon peie , qui , cdmme toi , ses P are ns.

n connomoit te siem , ils étoient considéte , et j'ignore gui je suis.

: t“’ charmerois leur vieillesse •

mais tu n as besoin de personne.

^ , JULIEN

IdueJ sera mon appui ?

rr , , . , ' ADELE.

Ta hrobite et mon cn^wr. .-.Julien , esdmes-tu mon pere et ma mere ?

JULIEN

Je fais plus , je les respecte.

^ , ADELE.,

iu^ les Gonnois donc bien ?

, ; JULIEN

Je le croîs.

^ -ADELE.

Et tu Je craint ? ^

, . - JULIEN

Je me rends justice. v

- . ADELE avec, un peu d'humeur.

Ndn , Monsieur, non , vous ne vous D re^ndez pas ; et si vous âi hangez. dViees et de langage, je me brouille avec vous '

^ . J U L I E xN. ^

En aurois-tu le courage ? i

, ADELE.

En , nas - tu pas celui de m’alîlic'ér ?

O , , J U L î EH.

Parle donc , mon Adele ; dis-moi , que* dois-je faire »

T, , . , . , A'.D E,EtE.

Iînv;iîp''p‘^-r mes parens | mais

in/ille e.t leur meilleur ami, il a leur confiance et la inienne ; c’est

mA dé 'feindre , je lui ouvrirai mon cœur.

en noir

ADELE.

A.ors je prendrai ta main, je te conduirai vers eux , nous tofiibeN euis piv. us , et je leur dirai ; voilà l’homme crue j’ai choisi j il seul peut faire mou bonheur , et vous né m’en séparerez pas.

^ JULIEN

VJwe ce moment est à craindre !

.Non , Julien, non , il ne l’est pas. S’ils me fefusoient aujourd’hui. . .

T • 1. • , J U L I E ivN

Je serois banni , perdu , déshonoré.

Vn hoL« hotarae en d&honore-t-il .a ceo'tderni.l? rl-r * «faser.ient aujourd’hui, iis «e

VonpaELtN,

que ne te dois - je pas !

ADELE.

M’occuper de tes intérêts , n'est- ce pas ménager les miens t

JULIEN

Charmante fille !

L’heure t’appelle , ne te fais pas attendre. C’est en remplissant ses devoirs actuels qu’on se rend digne digne de s’en imposer d’autres , ( sdu-^ riant avec tendresse. ) dont je partagerai le poids. ( Julien lui baise la main. ) Embrasse-moi , mon, ami. Le vice ménage les apparences , l’innocence se fie à la vertu. ( Julien l’embrasse et sort. )

Ah ! chere Adele

A ADELE, seule.

•^IMABLE jeune homme , la fortune a des torts avec toi, c’est à l’amour à les jtéparer. Qu’une femme est heureuse de pouvoir tout pour «on amant ! Jujden sera tendre , prévenant comme mon pere , je serai caressante , attentive , vertuéuse comme ma mere ; l’harinonie de notre petit ménage leur rajipellera leur jeunesse , et fera le bonheur de leurs vieux jours.

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