III. Armoiries de Jean Riffault, sieur du Courry
A .Armoiries de Marie-Anne Contugi, femme de Rilfault.
viève Contugi, fille majeure, demeurant quai des Augustins, Rollin- Jacques GefTrotin, marchand épicier, demeurant rue des Canettes; maître Estienne Jardé, avocat en Parlement, demeurant rue des Deux-Portes, paroisse Saint-Benoît; Guillaume Soleil, barbier-perruquier, demeurant rue Dauphine, et Charles-Louis Le Normant, avocat en la Cour de parlement, demeurant même rue, tous amis des damoiselles Anne et Simonne-Judith, filles mineures.
Roberte Richard, leur mère, déclara que ses fdles désirant quitter le monde, avaient choisi le couvent des dames de la Congrégation établie à Nemours où elles avaient pris l’habit et terminaient leur année de probation, souhaitant ardemment faire leur profession; màis que, n’ayant aucuns deniers comptants, il lui fallait faire un emprunt pour payer les frais de la vêture, de la pension de l’année de probation, de la profession, des festin, présents d’église et autres accoutumés, voyages, meubles, hardes, etc. Elle demandait donc l’avis de l’assemblée sur ce qu’elle devait faire, et pour emprunter sur les parts de ses deux fdles dans les successions paternelle et collatérales recueillies depuis le décès de leur père. Le Conseil constitua leur procureur, maître Philippe Damonville, procureur au Châtelet, pour aller devant le lieutenant civil au Châtelet, et émit 1 avis que la mère et tutrice empruntât cinq mille livres pour chacune des mineures. Suivent les signatures. Accordé par le lieutenant civil l. Signé,
1 Pièces justificatives, n° XXL
Le Camus. Les jeunes filles se fixèrent sans doute au couvent, car il n’en est plus question dans la suite.
Le 24 octobre 1690, de grand matin, fut célébré le mariage de maître Alexandre Jannelle, greffier à la Cour du parlement de Paris, fils de feu Alexandre Jannelle, marchand, bourgeois de Paris, et de feue Claude Crestat, avec Marie-Geneviève de Contugi, fille de feu Christophe, médecin romain, et de Roberte Richard1. Ils eurent une fille, nommée aussi Marie-Geneviève.
Suivant ses goûts militaires, Charles-Thomas s’était engagé dans les gendarmes du Roi, compagnie de Fland res, brigade du chevalier de Poney.
Son frère Louis, revenu à Paris, était de son côté entré aux gendarmes de la Reine, dans la compagnie de M. de Montgaillard. Ils habitaient ensemble rue de Seine, maison de la Clef d’argent. Le 20 octobre 1691. par-devant maître Bonhomme et son collègue, en raison des dangers qu’ils couraient au service du Roi, ils se firent une donation entre vifs, au profit du survivant d’eux deux, de tous leurs biens meubles et immeubles, propres ou d’acquêts, dont ils se réservaient l’usufruit jusqu’au jour du décès du prémourant. Enregistré le T novembre 1691 2. C’étaient les représailles delà substitution faite par leur mère.
Celle-ci, se sentant atteinte par la maladie, fit, le 25 février 1692, à damoiselle Marie-Geneviève Jannelle, sa petite-fille, donation entre vifs de la somme de
1 Bibl. nat. Coll. Clairambault, t. CMLXXXIX, p. 1494.
2 Archives nationales. Y 260, f° 306, v°.
deux mille livres à prendre sur tous ses biens, s’en réservant, toutefois,* l’usufruit. Enregistré le 15 mars suivant b
Le même jour, elle fit semblable donation à sa petitetille, damoiselle Louise-Armande, 1 i lie de défunt Dominique Jourdain, contrôleur général de la maison de Monseigneur le prince de Conti, et de damoiselle Marie- Anne de Contugi, épouse en secondes noces de messire Jean Rilïault, chevalier, seigneur du Gourry, demeurant rue Guénégaud 1 2, et pareille libéralité à damoiselle Geneviève-Thérèse Riffault, sa petite-lille, sœur de la précédente 3.
Cette même année, Charles-Thomas, sieur de la Maison-Blanche, gendarme du Roi, épousa Jeanne de la Mothe, fille de Claude de la Mothe, écuyer, sieur du Verny, conseiller du Roi, garde général des magasins de la marine de France. Par son contrat de mariage, passé le 25 novembre 1692, par-devant Barbou et son collègue, notaires au Châtelet, la future lui apportait la somme de quarante mille livres, plus trois mille liv res, tant en meubles, bijoux, que autres choses4.
Roberte succomba peu de temps après. « Le 17 février 1693, fut apporté à Saint-André-des-Arcs le corps de damoiselle Roberte Richard, veuve de Christophe Contugi, officier du Roy, décédée le 16, et fut ensuite transporté en l’église des Grands-Augustins pour y
1 Archives nationales. Y 259, f° 192.
5 Archives nationales. Y 259, f» 192 v°.
3 Archives nationales. Y 259, r° 193.
4 Pièces justificatives, n° XXIV.
estre inhumé. Où assistèrent Louis-Anne Contugi, commissaire ordinaire de l’artillerie, et Charles Contugi, docteur en médecine de la Faculté de Paris, fils de la défunte 1 . »
1 Bibl. nat. Coll. ClairambanU , t. CMLXXXIX, p. 1528, et Cabinet des Titres , t. DCCLX1IL p. 699.