‹ L'os intermaxillaire de l'homme à l'état normal et pathologiqueChapitre 5 sur 26 · IB · texte numérisé non relu

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s’étendant le long de la branche montante sur un maxillaire d'adulte. C’était un nouveau pas qu’il faisait faire à la question en litige, et il a si nien compris l’importance de cette remaniue, ([u’il y est revenu jusqu’à quatre fois dans ses écrits. Chaussier considéra la pièce incisive comme une épiphyse de la mâchoire supérieure, dont l’articulation antérieure se symphyse de très-bonne heure, et lui donna le nom de petit maxillaire (1). Béclard a vu cet os à l’état de germe excessivement petit et se réunissant au reste de si bonne heure « qu’il est rare et difficile de le trouver isolé (^).

Il nous faudrait citer encore les Geoffroy Saint-Hilaire, les Serres, lesBreschet, etc. C’est ici seulement que, dans l’ordre chronologique, se place le mémoire de Gœthe, mémoire (jui contient, sur la question, des vues très-élevées et très-justes, mais que les Allemands, souvent égarés par un patriotisme étroit et jaloux, ont glorifié outre mesure au préjudice des maîtres de l’Ecole française, et de Vicq d’Azyr en particulier.

Nous devons, dans ce rapide exposé, une mention spéciale à Meckel qui a complété la découverte de Nesbitt(3), à Autenrieth et à Nicati qui en ont tiré un excellent parti dans l’étude du bec-de-lièvre (4), à M. J. Weber qui a séparé les incisifs des maxillaires par l’action des

(t) Cellier, Th. Paris, an XI, in-8, n» 108.

(2) Nouv. Jour, de méd. 1819, l. IV, p. 331 .

(3) J. F. Meckel, Sysl. der veigleich. anal. Halle, l82o, in-8, t. II, p. 529.

(.4) Autenrieth, Supplémenta ad historiam embryonis humani quibus accedunt observata quædam circa palatum fissum. Tubingue, 1797, in-4. — Nicati. Specimon analomico-palhologicura inaugurale de labii leporini congenili naturà et origine. Trêves, 1822, in-8, p. 25.

acides, sur des jeunes sujets (1), à R. Üwen, à Leuckart enfin, dont nous avons résumé le volume en tête de cette introduction. Le livre de ce dernier a eu pour principal résultat d’introduire dans l’ostéogénie de la face la notion de la duplicité des noyaux osseux de l’intermaxillaire, et par là même d’expliquer un certain nombre de liaisons dont on ignorait le point de départ (2/.

Depuis cette époque, les partisans de Camper ont encore fait quelques tentatives pour restaurer cette doctrine. Cuvier l’avait acceptée, parce que ses théories s’en accommodaient; M. Cruveilhier l’a soutenue contre Breschet à l’Académie de médecine; enfin Pigné, puis M. Emm. Kousseau ont opposé leurs dénégations aux démonstrations de leurs adversaires. Ce dernier, resté fidèle aux traditions de sa jeunesse et aux enseignements de son illustre maître, a saisi de la question l’.Académie des sciences en 1859; mais pas un des membres de cette illustre assemblée n’a jugé utile d’intervenir, tant les contestations soulevées par M. Rousseau sur l’existence de l’intermaxillaire paraissaient peu fondées. Un médecin distingué M. J. -F. Larcher a d'ailleurs victorieusement «réfuté la thèse de son contradicteur (3), Depuis cette époque, l’étude de l’ostéogénie, faite au microscope, a réduit au silence les disciples de Camper. Au

(1) Froriep, Notiïen, etc., 1828, t. XIX, p. 281.

(2) Op. ciU, p. 31 et suiv.

(3) Cf. Pigné, Rapport sur un mémoire do M. Gratiolet, (Bull. Soc. anat. de Paris, t. XIV, p. 143, 1839. — P. Gervais, Théorie du squelette humain, br. in-8, p. 80. Montpellier, 1836,

— Emm. Rousseau, De la non existence de l’os intermaxillaire chez l’homme à l’état normal, br. in-8. Paris, 1839. — Comptesrendus de l’Acadé niedes sciences, t. XL VII, p. 913, XL VIII. p. 46, 176 et 260. 1858-1859.

nombre des auteurs qui ont le plus fait avancer la solution du problème, nous devons citer en première ligne MM. Leidy, Robin et Magitot, Rambaud et Renault, Sappey, dont les travaux nous ont facilité la tâche. Notre dissertation serait restée bien insuffisante, si nous n’avions rencontré chez MM. les professeurs Broca et Rohin le plus bienveillant appui. Grâce aux précieux matériaux qu’ils ont mis entre nos mains, grâce aussi aux pièces qui nous ont été communiquées par nos excellents amis MM. Magitot, Damaschino, Hallez, Hénocque, Le Courtois, Bottentuit, Viollet et Leroy, nous avons pu suivre, ' pas à pas, le développement normal de la mâchoire, et décrire, dans tous leurs détails ostéologiques, les principales formes de ses monstruosités. Nous devons aussi des remercîments particuliers à MM. Guéniot, Lemattre et Deramond (de Toulouse), pour l’utile concours qu’ils ont bien voulu nous prêter.

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