II. — LES ANISOSPHYGMIES
En dehors des arythmies d’origine cardiaque (extrasystoles, arythmie complète) qui gênent assez considérablement la lecture de l’i. o., il est tout un groupe d'irrégularités, dans l'intensité des battements artériéls, dont la pratique journalière de l’oscillométrie apprend à connaître la fréquence. L'appareil Pachon, lorsqu'il est assez sensible, les extériorise au maximum, mais les enregistrements graphiques fixent encore mieux ces irrégularités pour 1 ensemble de la courbe.
L'étude de ces anisosphygmies est intéressante, à notre point de vue, dans un double sens :
a) Leur valeur séméiologique ;
b) Les erreurs qu'elles peuvent faire commettre pour l'interprétation de certaines données des tracés. On peut distinguer parmi les plus fréquentes, trois variétés de ces arythmies d'indice (1) :
Le pouls alternant ; Les anisosphygmies irrégulières ; Les anisosphygmies respiratoires.
Nous reporterons donc leur étude un peu plus-loin, à propos des causes d’erreut les plus fréquentes de
1 L'arythmie porte d’ailleurs non seulément sur l'indice luimêiné, mais sur la célérité (voir planché I, page suivante).
l'oscillométrie, n'ayant pas à revenir sur leur description, bien connue d’ailleurs, depuis les travaux de Loeper et Mougeot, Rimbaut, etc.
Signalons qu'il y a lieu de toujours rechercher l'existence, possible et très curieuse, d'une anisosphygmie localisée à certains territoires artériels, ou tout au moins non diffusée à toutes les grosses artères. L'exemple de la planche ci-contre est tout à fait suggestif à cet égard, en montrant la variété que l’on peut observer, suivant certains territoires vasculaires, dans le rythme de la pulsatilité elle-même. Ces faits ajoutent une contribution intéressante croyons-nous, à la notion d'indépendance (relative) et d’instabilité rythmique du système artériel.
B. - LES APPAREILS OSCILLOMÉTRIQUES
Deux méthodes s'offrent à nous : l’oscilloscopie et l'oscillographie.
1° L’OSCILLOSCOPIE.
L'appareil Pachon extériorise, à la simple vue, un nombre suffisant d'éléments.
La lecture de l'indice oscillométrique est facilitée surtout sur les appareils Boulitte (dernier modèle), dont la sensibilité réduite, permet de toujours suivre facilement les déplacements de l'aiguille, qui peu considérables et peu brusques, restent toujours visibles à l'œil nu. Par contre, ceux de modèle plus ancien ont le grand défaut, à cause de leur inertie plus accentuée, d’une lecture d'indice parfois très difficile, à cause