IV. — DE LA VÉRITABLE SIGNIFICATION DE LA PULSATILITÉ ARTÉRIELLE
C'est enfin le nœud vital des divers problèmes d'ordre circulatoire. On ne peut interpréter de façon satisfaisante pour l'esprit aucun des faits cliniques précités, sans que la question, toujours à l’étude, d'une vaso-dilatation active soit résolue. Si en dehors de certains faits expérimentaux classiques, d’autres données cliniques, prouvent dans certains cas, la réalité de cette dernière, encore faut-il que la physiologie, si elle nous permet d'employer le terme, nous en fasse connaître les limites, pour lesquelles elle est encore impuissante à
nous fixer.
Le moment n’est donc pas venu de chercher des conclusions fixes sur ces faits, tant que leur nature elle-même prête encore à discussion,
Conclusions
I — L'oscillométrie, méthode d'investigation, délicate entre toutes, exlériorise, soit sur l'appareil Pachon, soit sur les enregistrements graphiques, trois ordres de renseignements :
L’amplitude pulsatile des artères ;
Leur célérité expansive, fonction de l’éréthisme vasculaire, et les anisosphygmies.
L'étude détaillée de la célérité du pouls (tout à fait indépendante de sa fréquence) montre en particulier, que cet élément est indissolublement lié à l'amplitude proprement dite, et qu’il s’agit là de deux notions inséparables, se complétant mutuellement, et qu’il faut toujours avoir en vue, dans toute étude oscillométrique. Avec le simple appareil Pachon, les deux notions peuvent être envisagées l’une comme d'ordre plutôt quantitatif, l'autre comme d'ordre plutôt qualitatif ; la célérité néanmoins, trouve des moyens comparables de mesure, dans certains caractères de la courbe graphique des oscillations artérielles. Ainsi comprise, l’oscillométrie se rapprochera dorénavant de la précision indispensable, beaucoup plus qu'en considérant le seul indice oscillométrique ; il existe en outre de multiples causes d'erreur qu'il faut toujours avoir