‹ L'ossuaire (volume 2)Chapitre 45 sur 105 · PREMIERE PARTIE, CHAP. VIII. ^ I · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE, CHAP. VIII. ^ I

gnons, et Ton vint en prévenir la famille de Salmar.

Aurore frémit au récit du danger qu'elle avait couru.

Celte scène vibra sur ses nerfs ; une fièvre violente la saisit, et elle fut quelque temps dans un état convulsif qui fit craindre pour ses jours.

Rappelée à la vie , elle chercha à cacher à Saint- Albin la cause de ses alarmes ; mais il rapprit , et le serment de venger cette audacieuse entreprise put seul lui en faire attendre l'instant.

M. de Salmar soupira ; il vit dans cette tentative f éclair d'un orage.

Aurore jetait des regards craintifs sur le front soucieux de sou protecteur ; elle ignoraif ce qu'elle devait redouter, mais le sentiment vague du danger la poursuivait.

Peu à peu les nuages se dissipèrent;

on tâcha d'oublier l'effroi d'un momenl. Des projets remplacèrent une certitude; rimagination travaille quand le cœur désire.

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