CHAPITRE IX
Ce iltonstre îiu Sépulcre»
Aurore et Saint-Albin réunis jouissaient du présent , espéraient dans Tavenir ; s'aimer , se le dire , parler de sanctilier leurs liens, G était déjà le bonheur : ils attendirent
(lu vœu (1 une épouse mourante et des ardentes sollicitations d'un fils Je consentement de M. de Salmar.Tous deux résolurent de rendre leur engagement indissoluble par la solennité d'un serment. C'est sur la tombe de celle qui avait si tendrement souscrit à leurs souhaits, qu'ils voulurent le prononcer. Son dernier désir avait été pour eux un espoir ; sa cendre devait inspirer à leur constance, Ténergie. Ils convinrent de s'y rendre lanuit, atind'éviter la défense d'un père. Dans sa candeur, Aurore révérait ce rendez-vous comme une fiançaille solennelle ; elle voyait , en priant Dieu , le regard de sa mère adoptive lui sourire. La jeune fiancée revêtit une parure nuptiale , un tissu d'une éclatante blancheur se drapait autour de sa taille , une couronne virginale ceignait sa tète , un voile dérobait à l'amour Téraotion qui colorait son teint.