CHAPITRE X
Cfg IKiiines.
Lohie avait épié les pas d'Aurore et de St-Albin, il avait compté leurs cris. Il s'avança dans le séjour de la mort, croyant relever les cadavres de ses jeunes maîtres ;
il Jeur trouva encore une étincelle de vie. Il les traîna hors du caveau, et referma avec précaution ce lieu de ténèbres.
La correspondance qu'il avait violée sur la tombe de madame de Salmar lui avait fait connaître les doutes élevés sur la naissance d'Aurore. 11 voulut se ménager un otage de ses crimes.
Ce mulâtre avait besoin de mystère ; son culte, son exil, sa trahison, tout l'isolait j rintérêt personnel était le but de toutes ses actions ; il trompait tous ceux qui se confiaient à son zèle : il sut enlever une proie à Rondart lui-même. Tous les lieux abandonnés étaient explorés par Lohie ; longtemps les ruines de Rency avaient servi de repaire à son dieu i-aiïipant ; il en connaissait tous les détours : c'est là qu'il résolut de renfermer Aurore.
Il emmena l'infortunée, et la relégua dans