‹ L'ossuaire (volume 2)Chapitre 51 sur 105 · PREMIÈRE PARTIE, GHAP. XI · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE, GHAP. XI

Dans ce conseil , on n'avait ni le temps d hésiter, ni celui d'essayer son arme.

L'un était audacieux sans adresse, l'autre avait un aspect trop farouche pour employer la ruse avec succès.

— J'ai été contrebandier d'un corsaire , dit un nouvel initié ; je sais marcher sans embarras sous les lambris des palais , et je sais endormir les sentinelles.

— Ce sera toi , dit Rondart ; et le flibustier partit.

L'é^onnement que fit naître cette révélation, les sentimens qu'elle excita dans l'ame du comte de Montméliau, la tendresse d'une mère : tout faisait craindre de se livrer à une vaine espérance.

En même temps qu'il faisait parvenir ce message en Savoie, Rondart en adressait un à M. de Salmar pour réclamer Tenfant qu'il avait exposée sur ses pas. La lettre renfermée

dans les vètenicns de Mathilde, elles autres indications qii il lui donnait, ne devaient lui laisser aucun doute sur ses droits. Les plus terribles menaces accompagnaient sa demande : refuser de le satisfaire, c était appeler le trépas.

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