‹ L'ossuaire (volume 2)Chapitre 60 sur 105 · PREMIÈRE PARTIE, CHAP. XIV. II · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE, CHAP. XIV. II

» le cœur de rinfortimée. . )j s'écrie S t- Albin. Il découvre alors sa poitrine :un reliquaire en or y repose renfermant le lambeau de cbair arraché de la gueule du monstre; il croit receler près du sien le coeur d'Aurore. « Tu ne t'enorgueilliras pas long-temps » de cet horrible trophée , » répond le comte ; « champion d'un assassin , tu vas » payer la mon de la victime, n Reucy s'élance, un combat terrible s'engage; la mort seule doit y mettre fin. Tous deux se trompent , et croient avoir à délivrer la terre ! ils emploient tour à tour et la force et l'adresse; ils se joignent, se pressent; le sang jaillit de leurs nombreuses blessures ; elles redou blent leur rage sans ralentir leurs coups.

Mais Saint-Albin, animé par l'amour et la vengeance, triomphe enfui; le comte de Rency tombe mortellement frappé. Un antagoniste tressaille; ledésespoir l'a rendu fé-

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roce j il insulte à ce corps mutilé : celui qui se dévouait pour sauver cette Mathilde qu'il y^a/cri^ venger est traîné sur le bord du four à chaux, il y est précipité ! Le malheureux comte pousse un dernier cri en roulant dans le gouffre brûlant : ivre de rage, en proie au plus furieux délire, Saint-Albin poursuit sa victime d'un rire convulsif; il alimente le foyer qui la dévore, en y jetant de nouvelles pierres calcaires, et respire avec délices la fumée humide qui s'en exhale...

Du sang! c'est le souftle vital de la vengeance.

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