PREMIÈRE PARTIE, CHAP. XIX. l5l
avait reçue d'un pèlerin. Il s'offrit avec confiance , et prit rengagement de parcourir la nuit avec cette branche sacrée les lieux les plus redoutables des ruines de Rency.
En effet, il apparut bientôt tenant son rameau vert, etla lanterne dont la faible lueur devait le guider au milieu des débris. Il s'enfonça dans les caveaux les plus profonds , tandis que ses compagnons faisaient sentinelle; là, dans l'obscurité de la nuit, il frappa à une poterne d où il lui parut s'échapper quelques plaintes.
Loin de s'enfuir, il invoque son rameau conservateur ; sa foi s augmente en approchant. 11 prête une oreille attentive : des cris, des pas animés font retentir une trappe, fermée seulement par un lourd levier de bois. Gazot l'arrache avec force, et marche à la découverte avec intrépidité.
Une énorme porte roule sur ses gonds ;
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uneliijuiehiimaiiiereculecommcluicl c'|)(>iivaute;le rameau vénérées t misena^anlisoiis l'égide de ce talisman , il avance et s'enhardit jusqu'à prendre par la main Tesprit qui lui apparaît; c'est le fantôme de la jeune Aurore. Gazot reste terrifié de cette ap])arition , mais sortant bientôt d'erreur , il ressent le bonheur de l'avoir délivrée.
La jeune comtesse avait été jetée dans ce gouffre souterrain par Lohie.
Elle était muette; mais son coeur parlait. Gazot se prosterne à ses pieds , il lui exprime sa joie , il l'entraine avec précipitation; mais une terreur nouvelle vient encore ajouter à celle dont ses sens étaient encore émus.
La lumière qui le guidait touchait à sa lin ; le flambeau s'éteint au milieu de cette scène d'épouvante. Gazot jette un cri d'effroi, craignant presque d'avoir été le jouet d'une illusion; il parvient, malgré l'obscurité.