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PREMIÈRE PARTIE, CHAP

toute Tame du jeune homme était dans ce regard.

— Mon Dieu! ma tante... je... j'ai égaré la clé.

Son émotion était visible.

— C'est donc depuis ce matin , mademoiselle?

Des larmes roulèrent dans les yeux d'Emeline.

— Oui , balbutia-t-elle.

— Fais -la ouvrir, mon enfant, dit le général en tirant le cordon d'une sonnette.

— Oh ! non , mon père ; je crois savoir où je Tai laissée... Demain, dit-elle, en se tournant vers Edouard et souriant à travers des larmes, j'en pourrai faire les honneurs au colonel.

— Elle est timide, dit la tante a demi-

voix.

— Allons, mon cher, encore une veillée

d'armes avant J'étre reçu chevalier , reprit avec gaieté le général.

Emeline souffrait ; d'Elvane était sérieux et triste.

— Un secret et de Tohéissance, ce serait mon malheur et le sien. Celte pensée était fixe au coeur de d'Elvane, et pourtant elle semblait l'aimer. Le cœur d'une femme ne peut se donner sans trouble; les passions ne peuvent naître sans orage .

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