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PREMIERE PARTIE , CHAP. VI. 6l

— Je n'ai besoin de rien , que d'un peu d'encre et de lumière; je yeux écrire.

On lui jeta du papier sur une table près de la lampe qui éclairait la famille. Il oublia bientôt tout ce qui l'entourait et resta absorbé dans ses souvenirs et sa douleur. Emeline eut ses premières pensées. Il écrivit comme il sentait.

(( Mon amour vous offense , vous l'avez » dit... votre pitié seule m'avait donné un )) asile, cette pitié pouvait troubler votre » vie , retarder des liens que votre cœur » désire... me le dire, c'était me pousser » vers la tombe... eb bien ! j'y cours ! Obî » Dieu ! cette froide pitié pour tant d'a- )) mour ! . .

(( Pardon , mademoiselle , je sais bien que » mon ame seule a créé cette illusion fatale, » dans une beure, je ne serai plus !.. Je suis » venu loin de votre demeure m'arracher

)) un reste de vie... Cette ofFrande-là du )) moins , vous ne la repousserez pas avec » dédain ! . . Emeline ! adieu ! Oh ! que je » vous aimais ! . . Quel funeste délire ! . . Ma » pauvre mère,., pleurez sur elle...»

11 plia sa lettre. . . il en traça l'adresse, c'est tout ce cfu'il put faire. Son angoisse éclata en sanglots, il cacha sa tête dans ses mains. Dans ce mouvement convulsif, une hourse lourde d'or tomba à ses pieds : il releva son front avec égarement : (c Ah! du mépris!.. M c'est trop ! s'écria l'infortuné, d'un accent )) déchirant; » puis il tomba sans connaissance.

Au bruit de l'or , tous les regards avaient brillé. Dès ce moment Charles n'avait plus besoin de s ôter la vie : d'autres mains étaient là . . . Ses hôtes avaient laucé sur lui leur sourire avide.

Leblanc et son valet le portèrent sur un lit... ce fut son lit de mort...

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