CHAPITRE IX
Cf6 ^fcor^s.
Des apprêts de départ, des pleurs cachés, des regrets , succédaient au mouvement de fête qui naguère animait Antône.
La politesse avait remplacé la cordialité,
les regards se fuyaient, le froid des adieux glaçait déjà les visages ; on était réuni pour la dernière fois.
La porte s'ouvrit, tous les yeux s'y portèrent avec vivacité. On souhaitait un étranger : ce n'était que Joseph; mais il jeta au milieu du cercle un fantôme qui allait remuer tous les fibres.
— Eh bien , mes bois?
— Us arriveront demain, mon général; moi , j'aurais été ici hier, mais j'ai été arrêté par une triste rencontre , et qui pourra bien amener du noir au château : vous savez , mon colonel , ce déserteur qu'on cherchait tant? eh bien! je viens de voir son cadavre.
Emeline et sa tante ne purent retenir un cri, d'Elvane pâlit; il se rappela qu'aux aveux d Emeline dans la serre il avait répondu : « Un corps sans vie devraitétre ici. »