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PREMIÈRE PARTIE, CHAP. IX. g

— S'il s'est défendu , il fallait bien qu'on fît feu , dit le général.

— On dit qu'il s'est suicidé ; . . mais moi , j'ai de bonnes raisons de croire qu'il a été assassiné .

— Assassiné !

— Allons , il n'avait rien.

— Ob Dieu ! ma tante , la bourse !.. et la pauvre Emeline serrait la main de madame de Mirande avec un mouvement convulsif.

— Ob! s'il avait une bourse, je suis sûr de mon fait ; vous savez , mon colonel , la fameuse auberge? et Josepb raconta en détail ses aventures de Peirebeilbe.

Emeline se trouva mal ; encbaînée par le regard sévère de son père et la présence d'Edouard, elle avait supporté une horrible contrainte; ses forces cédèrent enfin.

On la transporta dans son appartement.

t)6 l'ossuaire.

— Pourquoi venir raconter cela devant ces clames, ne pouvais-tu pas m'appeler?

■^- C'est bien vrai , mon colonel , mais c'était pour prévenir le général qu'on doit venir chez lui , parce que dans les papiers du pauvre fantassin, on a trouvé. . . une lettre. . . à l'adresse de mademoiselle d'Orsac.

— Joseph, je pars demain au point du jour.

— Ils suffit, mon colonel.

Joseph sortit.

— Vous resterez , monsieur , ce n'est pas en secret qu'une telle lettre doit être ouverte; ce sera moi qui la lirai... tout haut , et j'exige que vous l'écoutiez ; ensuite vous pourrez partir.

— J'obéirai , général .

Cette noble assurance d'un père électrisa d'Elvane. Si elle avait dit vrai! Il éprouvait presque des remords.

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